H. D'ARGENSON, 16S
que cela seroîl promis daus le traité de paix. Savoie qui l'aCMpte el qif t'a va ratilié des parties principales, a Juge qu'il n'y avoil point de dift eulté à l'expédition de la bulle et A l'en recevoir à l'hoininage. et pou , l'offrir et la retirer, ayant député vers l'empereur le martes de ITIfin'. Après plusieurs remises, cuHd, il lui a été déclaré que Manloue y éloil L opposant, noQ plus comme du passé sur la difficulté qu'il anroit apportât il de consentir au démembrement du duché, et pur la complainte qui l'ivoit ^ tonnée, qa'ouavoitadjugë&sa partie, pins qu'elle n'avoit demandé, mai), pour n'avoir pas été salisraile de cette somme qui lui avoit nossi été adjagée, et, comme Savoie a notre obligation, el que c'est le prix de l'achat dt Pignerol, il nous a fait savoir ce qui se possûU de delà, et prié d'y intemail', à l'etTel, que cette difficulté étant aplanie, il put obtenir son ioTeNiture, sans laquelle il douteroit toujours d'Être inquiété en la jouiBUOCi de ce qui lui a été délaissé. Et, comme Sa Majestû convient de devoir i Savoie, et de s'être obligée de payer en son acquit, bien satisfaite tpf Mantouc oit accepté le traité de la p^ix et demandé son paiemeut, dit vous ordonne d'aller à Uantoue, et de dire au duc que Sa Majesté ayant été informée de ce qui avoit été reinonlré par ses ministres i, l'emperear, et de la disposition en laquelle il se trouve de vouloir être payé de fe pi lui peut être dû par M. de Savoie, avouant être le débiteur par l'obligatiMi . en laquelle il est entré de payer pour lui, elle auroit k désirer deux choses iie cette Altesse : l'une, que, prenant la parole de Sa Majesté qu'elle f^ I «equitler cette somme sans remise, il leur ordonne de lever l'opposilioa qu'ils peuvent avoir formée, soit par écrit ou de bouche ; el pour l'autn, d'envoyer une procuration spéciale à tel de ses ministres qu'il rondra pott fïiire compte avec Sa Majesté, et pouvoir aussi pour recevoir ce qui tu pourra être dû. Vous aurei k mesurer vos paroles, afin que H&ntoae w pénètre pas qu'on veut faire compensation avec lui de ce qui a éli aasommé pour son service, ni aussi que ce ne soit en sorte oublié, qu'on n'ait qu'il arrêter le compte des intérêts pour entrer eu paiement ; nuii, laissant en doute et sans décision ses prétentions, essayer qu'il forme a demande et qu'il la restreigne au paiement de ce qui lui est légitïineiMDL dû. Pour vous donner lieu de lui parler de celte affaire, je vous tBVit une lettre de créance pour ce Prince, auquel vous insinuerec tout anUDL que vous pourrez, que Sn Majesté u beaucoup d'affection pour lui, tl qu'elle n'a pus oublié les seiTices que ses pères ont rendus h celle couronne, ni do quelle conséquence est à la liberté de l'Italie la place d* Uasal, et que, ne l'ayant qu'en dépôt, elle cherche les moyens de IsJ en assurer la possession en la lui rendant, n'ayant rien tant à cœnr que de U voir considéré de tous les Princes d'Italie, et de lui donner des marqua de son estime et de son affection. Pendant le séjour que vous fero» eOH Cour, vous essai ère I de pénétrer si la proposition faite par Savoie d'OM trêve avec l'Espagne leur a été communiquée, el s'ils sont d'opinion qoc Casai y sera compris, si la difficulté qu'y pourroîenl apporter les Sspa^ûb pouvant être surmontée, Savoie disposée à continuer la guerre. St seroient pour désirer que lu France et la llépublique de Vcuise contribuent & l'entretien de la garoisou, y en laissent une partie de François et partie de Suisses, ou, si en toute extrémité ils la souffriroient deSuisMi; et ce que de leur part, ils voudroient contribuer.
t. Allicrt-Eugènc de Oenève, marquis do Lullin, générai de la civalaria et Savoie et gooremeur du duché de Chiblais , ambassadeur du duc d« Savoit t Vienne en tS:.! et ll»2.