‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 85 sur 224 · GARNISON DE CASAL · texte numérisé non relu

GARNISON DE CASAL

B résidence, voui

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lannié & votre résidence, vous essaierez aussi de pressenlir lUpabltqae voudrait Taire pour empScber que cette place ne pût tomber en la main des Espagnols; el, sans vous ouvrir en fai;on du inonde qu'on est sur les termes d'; prendre quelque résolution, leur en faisant peser la conséquence, pénétrer s'ils devroient contribuer à celle dépense el combien, el sans perte de temps, nous tenir avertis de ce que vous aurei avancé en ces affaires. Selon le peu de connoissance que j'en puis avoir, je ne mets point en doute que la République n'y entre pour un quart; maifl il seroll à désirer que ce fut pour un tiers, et Mantoue ne pouvant pu bil« de difficulté d'y entrer pour autant, nous ne serions tenus qu'au troisième tiers; que s'il ne se peut faire mieux que d'oblenir le quart, ce qoî nous charge de la moitié, nous ne nous en ferons pas prier, afin de mettre celle grande el considérable place en sûreté. Mais, comme la toi des llxliena nous doit être suspecte, parce que les sujets de Mantoue seront toujours disposés à suivre à l'aveugle tes volontés du duc, que ceux des Étals de la République de Venise ont beaucoup de déférence pour les Espagnols, avec lesquels ils exercent leur commerce, nous aurions à désirer ()Qe l'un el l'autre de ces Princes voulussent bien y mettre des Suisses, comme nous ferions volontiers de notre cûté, en les obligeant par serment de la garder pour te duc de Mantoue et ses successeurs, sans perlaettrc que, par vcnle ni échange, elle puisse être donnée au roi d'Espagne ni de pouvoir être retirée que du consentement des rois de France comme de la République et du duc; que, vacation advenant des capiijiin«s dont la garnison sera commandée, celui des princes au serment iluquel il étoit, en pourvoiera un autre et qu'il sera tenu de presser celui iloquel aura (:ié convenu entre les intéressés.

Comme je vous l'ai déjà dit, ceci sera ménagé avec adresse el secret, cl TOUS préférercï à ne point découvrir tes senliments des autres, à leur onvûr les nôtres. Vous ne ferez pas de difficulté de donner part au Sénat de ce qui vous mine à Mantoue, étant vrai de dire qu'il conseilleroît au doc, de recevoir ce qui lui peut ^tre dû, afin que la venle de Pignerol soil m sorte affermie, et le traité qui en a été fait, consommé, que personne K puisse jamais aller à l'encontre, ce sage Sénat ayant bonne connoistuue que la liberté d'IUlie dépend que tes François y aient une eutréf . ni <tli'il ne dépende point de ta fantaisie d'un duc de Savoie de la lui refuwr, qui pourroîl par des offres spécieux Être aveugle et se mettre & In tbalne qu'il n'auroit cm être préparée que pour les autres. Sans doute la longueur de celle première lettre vous fera appri'hender d'en recevoir Untei les semaines de semblables : mais qui esl dans lu service et dans l'emploi de ta qualité de celui où vous ôtes, ne doit pas espérer de se dltertir, et taire résolution Je donner son temps aux affaires

'. BRIENNE A DAHOINSON AIT. Elr.. Corr. Veniie, vol LXI, fol. 02.

n que par vos leltres du 1:7 de décembre de l'année dernière, vous ■ tiKUeiDent fait entendre à Sa Majesté que M. le duc de Mantoue

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M. D'ARGENSON, IttBl-lflHS.

n'-'-loit d'inleiition d'acquÎMcer au traité de Quârasquc.el que l'opposition Torinf-e par son agent à l'invesliture de partie du Montferrat adjuge et délaissée à Savoie par le premier desdils traités et coufîrmé par le second, uëtoit point pour D'r^voirpaa été payé de la somme qui lui fut réglée, mus pour ne pouvoir consentir & Texécution du traité contre lequel Son Altesse est délibérée de persister, néanmoins, pour complaire & Savoie, on désire que vous retourniei & Mantoue, et que vous fassîei de nouveau cette proposition au duu du donner charge & quelqu'un de recevoir la somme qui lui est due, que le Roi doit payer h l'acquit de Savoie, et sur le refus de tirer un acte positif des i-aisons qu'il met en avant et en toute extrémité une lettre lesponsive à celle de Sa Majesté, par laquelle on lui insinue que vous avei ordre de l'en aller presser, à l'elTet qu'étant remise A Savoie, il s'en puisse prévaloir à l'endroit de l'empereur, lequel, bien que lui et les enfants qu'il pourra avoir de l'impératrice pourront aisément être appelés à la succession du Hontferrat, aura peine de se défendre défaire expédier l'invesliture de sa portion de ce duclié adjugée, et délaissée à Savoie ; qu«, si contre toute sorte d'apparence il s'y porloil, les Princes et Ëtats de l'Empire seront obligés de se joindre 4 la France et à Savoie pour l'y conti-aindic rn le chargeant des événements que son refus pourraattirer ; et, l'acte dont Savoie prétend être nanti qui est un préjugé en sa faveur, étant représenté à l'empereur, il sera asseï diflicile qu'il se défende, et fera ce que l'on a si solennellement arrêté et promis en un traité confirmé par un autre le plus célèbre qui ait été vu de nos jours ,

Unce de uahcenson AUPRKâ nt; duc de Ktr., Corr. Vnnise, vol. LXIl, fol. 46i.

Mon cousin, bien que le sieur d'Ai-genson l'un des conseillers en mon conseil d'État el mon ambassadeur ii Venise voua ail déjà convié de ma pai-l de donner charge à quelqu'un de vos ministres de venir arrêter la somme que je puis vous devoir, m'élant obligé de vous payer à l'acquit de mon frère le duc de Savoie celle qui vous a été adjugée par le traité de Qnérasque qui se trouve confirmé par celui de MUnstcr, je ne laisse encore de vous en prier et de vous en faire presser, ayant impatience d'avoir satisfait à cotte partie. J'ai sujet de croire, ayant une parfaite connoissance comme les choses seront passées à Quérasqne et àMitnster, qu* vous n'y apporteret aucune lon^meur d'autant plus qu'il est de voire avantage d'être payé de ce qui vous est dû. Ainsi, je ne vous la ferai pitislonfnie que pour vous prier de donner créanoe audit sieur d'Argenson el de croire que j'ai pour votre personne la même afTection que le feu Roi mou Pbte de glorieuse mémoire a témoignée à votre aïeul et à votre Vitra, qu» Je passionne la grandeur de la maison de Hantoue comme la mienne el que c'est du meilleur de mon cœur que je supplie la divine Majesté tous avuii-, mon cousin, cnsasainte etdigne garde.

Ecr

i-i Mi^lun, le 3 soi:

Sifné :î

Loits e LuufaciE. ,

M. DU CLESSIS-BESANÇON

On a vu ri-dessus ■ quelle élaîL la !>ituation de l'IlJilie uu moment ifi du Plessift-Besaaçon fut envoyé, au commencement de ranni*e '853, vers k-s princes et potentats de la Péninsule. Le fait saillant * signaler est la récente expulsion des Français de Casai. L'envoyé de Haiapin devait visiter successivement Turin, Gènes, Parme et Modène, puis Mantoue, Venise et Florence. La première partie des 'nstrudions que du Plessts-Bcsançon reçut du cardinal pour cette •nissiop, a déjili paru dans la collection des Instructions concernant la Cour de Savoie. On trouvera ci-après la seconde partie de ce document.

Aprteavoirpassé quelques jours à Turin, l'agent français se rendil, 'ofijuin 1053, & Casai où était alors le duc de Mantoue*. Il lui remit '^^lix Mémoires dans lesquels il renouvelait les ofTres du Koi de PSyer h la maison de Mantoue l'indemnité prévue par le traité de 'icrasco pour les districts du Montrerrat cédés à la Savoie, cl su^- 'Wt»îl diverses combinaisons en vue de mettre Casai à l'iihri d'un ^Otip de ai&ia tlfs Espagnols. Il indiquait notamment couinic une ^lution acceptable pour tous, l'introduction dans la place d'une 8*rnison composée pour moitié de Manlouans et do Suisses catho- "lUes. et au paiement de laquelle la France contribuerait avec quel- "^ des princes d'Italie.

I Plessis-Besançon ne pat obtenir iiucune déclaration sal.isrjii-

[ïoli- la Reeueil ilei Insli-uiitionn au.<: umbassadciiri en Savo'ir-!<ui-du'gnt U I, fCr. Meivurio di i illono Siri. t. XV, pp. 740 et 9ui»,

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