‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 86 sur 224 · M. DU PLESSIS-BESANÇON, 1693. ^^H · texte numérisé non relu

M. DU PLESSIS-BESANÇON, 1693. ^^H

loue pour ennemi, s'il ne lui donn? satisfaction au sujet de Casai, non-seulement en s'oblîgeant de ne le point céder aux Espagnols, mais de l'avoir mis en état qu'il ne puisse Ctre pris par eux, et apportant toutos les facilités qu'il doit à l'exécution desdits traités, Sa Majesté étant toujours proie, comme elle l'a souvent fait déclarer, de payer les sommes stipulées au profit de celte Altesse par le traité de Quérasque, l'ayant souvent fait sommer de les prendre, comme elle est prête de le faire à l'instant qu'elles lui seront demandées. Si ledit duc se plaint des traités et met on fait qu'il a toujours réclamé à rencontre et n'y a jamais donné son consentement, le faire souvenir que la France lui a fait diminuer les sommes auxquelles il avoil été condamné par celui de Batisbonne, qui portoît qu'en revenus anciens il seroit assise à Savoie dix-huit mille écus de rente, qu'on fit contenter de quinze. En outre, il est plus nécessaire de s'y affermir que c'a été le seul moyen de faire cesser les différends d'entre leurs maisons et assurer le repos de l'Italie souvent troublé par leurs divisions.

S'acheniinera ensuilc à Venise, et, ayant conféré avec le sieur d'Argcnson, ambassadeur pour Su Majesté vers cette république, en demandera l'audience, on laquelle il sera introduit par ledit ambassadeur, exposera au Sénat tout ce qu'il aura négocié à Manloue, et au cas qu'il n'en eût pas rapporté la satisfaction qu'on s'en doit promettre, demandera au Sénat ses offices pour disposer le duc à ce qu'il est à faire pour son propre bien et la tranquillité de l'Italie. Ne pas oublier de llatler le Sénat do la bonne conduite qu'il a tenue an passé, et leur insinuer que Sa Majesté s'étîmt expliquée qu'elle pourroit consentir h une neulralîlé négative, c'est-à-dire que les forces de France ni d'Espagne ne pourroicnt point passer sur les Étals de Savoie, d'oii il résulte quel est le dessein de Sa Majesté pour avancer le repos de l'Italie. Se conlentcr do leur avoir ainsi expliqué sans se presser de s'en entremettre, et seulement leur faire entendre ce qui avoit été consenti, dont leur ambassadeur les aura averlis, comme a fait depuis sans doute celui de Sa Majesté.

■ Ledit sieur du Plessis, s'étant expédié du Sénat, s'a

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& Florence, l'era entendre au grand-duc' que Sa Majesté pas voulu croire tout ce qui lui a été dit sur son sujet et .' <|u'elle a si bounc opinion de sa prudence qu'il aura les senfc^.lÛDents que ses prédécesseurs ont eus pour cette couronne et ^<ln repos di' rilalie; et il est remis h sa prudence de lui donner ■"Âilus ou moins de part de ce qu'il aura négocié es diverses I l'DOOrs H quelles il aura été.

A Florence et à Manlouc, remplira envers la grande-duchesse ' et les frères du prince ", comme à Mantoue, envers l'archiduchesse ' et la princesse ', les offices que la bienséance requiert, rendant aux uns et aux autres, s'il les voit, ce qui est remis à aa discrétion, les lettres dont Sa Majesté l'a chargé pour elles. Examinera soigneusement si le marquis délia Val' s'est entièrement donné aux Espagnols, comme il a souvent et par diverses personnes été mandé, s'il a la principale confiance de BOB maître et s'il ne pourroit pas être ménagé, y ayant lieu de s'en Ûalter, puisqu'on peut espérer toutes ciioses bonnes cl avantageuses d'un Montferrin qui a eu ses premiers engagements vers cette couronne ; quels autres du conseil du duc sont en considération et jusqu'où s'étend le pouvoir de sa femme et (le sa mère sur son esprit; flatter, si l'occasion se présente, sa femme de l'opinion qu'on a conservée d'elle, qu'elle a oublié les intérêts de la maison de laquelle elle est sortie pour embrasser

t. Ferdinuiid II de Médicia, graod-duc de Toscane (1610-1670), succida li ion pcre Cosme U, en ISSl.

2. Jolie- Victoire do la Rotère, flile du duc d'Urbino, mariée le 26 seiitembre iai3 à Kardinand 11 de MAdicis, grand-duc de Taacane, morte te S m»rs Itiili.

3. Jeui-CharJu de UiSdicïa, gcnéralisstmo des mers de Toscane pour te riii d'BBpHene, cardias] en 1014, mon en 1502; Ldopold (1617-1S75), cardinal en IHS7; MMbias, né en <Glii, mort sana alliance en ldU7,

i. iMbeUe-Claire d'Autriclw, nariûe en 1619 à Charles Ht, duc de Manlouu.

h. Uai'ie do Gontague, mbra du doc Charle» lU; elle mourut en 1660.

6. François-Roland, marquis dctia Valle, cliei&liei: de l'ordre du Rédempteur, premier mini^lre du duc de ïluntouc, fui écniU des affairée on iiSbb et Técul alors •n «mple particulier à Mantoue. Il rentra en possession de sa* emplois en 1662 et mourut l'iuinêo tniiuntc {fiolizie biograflche délia famiglie illutlri lUantovane compUale dal eontt Carlo d'Areo, manaacrit congervé aux arduies d'Etat i Mati- U>ne, t. VII, p. 255). Ce renseigna aient, ainsi que luus Us autres do même prOToniuice, nous a été donne obligeamment par M. Slofano Dararî, directeur des ArchÏTes historiques â Muiloue. On Iroure d'autre part de noiiibreui détails sur le marquis délia Valle dans les Méinoii-t» de du S'taaii^liemnson, pp. 3i7, 351, 365, 356, 358 et H&i.

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