M. PAUL MILLIET
PERSOI^NAGES
STÉPHAlf M. Datiisiit, dt UGOmédie-FrmD^aiae.
BETTINE H"« Makib Laure, de l'Odéon.
Solitade. — Une petite clairière où plasienn lentiers aboutiasent.
tTÉPHÀN.
printemps !... la forêt éclate en douce joie I Avril est revenu : partout il nous déploie Uécrin de son aurore et de ses floraisons, Et partout en sourdine on entend des chansons I... Tout aime, la forêt, les ruisseaux et les plaines, Et la terre et le ciel confondent leurs haleines!... A quoi peut-on rêver lorsque le temps est clair. Quand des bruits de baisers se répandent dans Tair, Quand Faube plus ardente est pleine de murmures Qui montent dans le ciel... Peut-on croire aux parjures, Peut-on croire qu'il est des cœurs qui n'aiment pas Et dont les battements sont tristes comme un glas?... Bettine, vers toi vont toutes mes pensées I... J'en sais qui tous les deux, les mains entrelacées. Courent sous les taillis, chuchotant leurs amours, Qui rêvent de bonheur et, sans compter les jours,