‹ Saynètes et monologues (volume 3)Chapitre 16 sur 52 · M. PAUL FERRIER · texte numérisé non relu

M. PAUL FERRIER

PERSONNAGES

%LGIDE DE PONTJARDIN, SOaaa.

HBRLERANT, 50 ans. BROUN DERBT, 45 ans.

UN

hè théâtre F^ppéseale va* dnabro ontiènoMai dlmeuUé*. «- Une BiaBe vide. — Ce ç[qV IStvt po«r éerti)». «• Oauila rnaUsi «a Tiens ^ pistolet te 4iz-»e«ifitee ei%oIe.

SGÈlfE PREMIÈRE

PQRTJÂRDINy seul, relisant «ne lettre qa^Q Tient â*éerire, à ge-

acmx derent n isiSe.

c MonsieTir le connnissaire de poliee, vous Toudrez bian ». excuser le petit dérangement qae}e Tais voua occasion-

> ser. le m'en console cependant par la pensée qoit ça n*est » pas ponr lire votre Jonraal, dans votre bareaa, les pieds

> sur Tos chenets, qne tous receres des appoinlemenis... » dont f ignore le chiAne. Le petit dérangement, d*aiU«irs,

> Tons sera allégé par cette circonstance, agréaUe, que, » qoand yoas me retrouTeres, tous seres tont de suite Axé

> fnr les causes de mon décès, ce qui toos épargnera des » redierches — souvent infriietnenses — > sur la question do » tiroir sH y a en sniciâe ou bmaicide. N'aceasec personne

» de ma mort : c'est moi qui me la donne, n'ayant plus rien » à m'offrir ici-bas. Il est midi moins un quart ; à midi ce > sera fini. Le dernier des Pontjardin sera parti pour un » monde, qui n'aura pas de peine à être meilleur que celui 1 où je suis encore, monsieur le commissaire de police, votre » respectueux administré, vicomte Alcide de Pontjardin. »

(Pliant la lettre, la mettant sons enveloppe, il écrit.) c A monsieur

le commissaire du... de mon arrondissement. » Je n'ai jamais connu son numéro, à mon arrondissement, et ça n'est pa** ça, du reste, qui m'a manqué...

n se lève.

Ce qui m'a manqué, c'est vingt-cinq mille livres de rentes! vingt-cinq! pas plus !... Il y a des gens qui demanderaient davantage... moi, j'en aurais fait assez : je me serais contenté de vingt-cinq mille francs par ani... J'avais même un budget tout fait... qui m'a servi depuis 1876... et encore a-t-il traversé l'Exposition!... Parce que je n'ai pas toujours été pauvre comme aujourd'hui. J'ai eu une toute petite fortune : soixante-quinze mille francs, nets et liquides, qui m'ont suffi pour trois ans! J'ai pu même traîner un mois encore... un mois de supplément... sur le prix de vente de mon mobilier! Et... c'est toujours comme ça quand on dérange ses petites combinaisons, j'ai mal fait mon compte... C'était hier : j'ai eu Paille-de-riz à déjeuner... une écuyère de l'Hippodrome... Elle m'a demandé du raisin... du gibier... du Johannisberg... et toutes sortes de friandises hors de prix. Comme c'était la dernière fois, je n'ai pas pu lui -refuser... et alors, le soir, il me restait huit francs vingt-cinq... Je voulais dîner au Grand-Hôtel... je ne pouvais guère descendre plus bas, n'est-ce pas, comme prix fixe! Alors, le prix du dîner mis à part, il me restait un joli petit franc... pas beaucoup pour ce que je voulais en faire! Je sais bien que j'avais une ressource suprême : ne pas dîner et... m'en aller avant! — mais je n'étais pas pressé de m'en aller... Ah! non! je ne suis pas pressé du tout, à preuve que j'ai dîné, bien dîné — que j'ai passé une bonne nuit, et que

j'attends, seulement, midi — rheore habituelle de mon déjeuner.

Alors, me direz-yous, si un ami venait, qui vous invitât a déjeuner, vous remettriez votre... opération?... Eh! bien, •non I non!... On m'offrirait de me prêter... je ne dis pas cent sous, mais une somme... une vraie... je refuserais! parce que... je ne suis pas pressé, non, mais quand on a arrangé ses petites combinaisons, il vaut mieux ne pas revenir dessus 1 C'est arrangé maintenant; j'attends midi — D'abord, qu'est-ce que je ferais d'une vraie somme? Ce serait... mille francs, je suppose?..; il faudrait se livrer à des calculs... combien ça fait-il de jours, mille francs, sur le pied de vingt-cinq mille francs par an?... Il faudrait diviser l'année en jours, diviser trois cent soixante-cinq par vingt-dnq... Ah I non! mercil... —Ça serait plus? deux mille? trois mille? — Non! je me suis arrangé pour partir aujourd'hui, à midi, je partirai t

Ah! si cependant! si! vou^ pourriez me rendre un service... Si quelqu'un de vous avait, sur lui, un bon pistolet... de poche... ou d'arçon... ou de tir, peu importe, qui se chargerait par la culasse... ou autrement, ça m'est indifférent... il aurait six ou sept coups, môme... Je m'engagerais à le rendre !... Il y a des gens — pas délicats — qui empruntent les choses, et qui ne les rendent pas ! je rendrais le pistolet!... j'ajout^ais un post-scriptum à ma lettre... ma lettre à mon commissaire : c Prière de rendre la chose à M. X, qui a eu l'extrême obligeance... > Mais vous n'avez pas de pistolet, sur vous, ni de revolver? non? Je n'insiste

pas... Jfe ferai avec celui-ci I (n tire son pistolet de U maUe.)

Pas très engageant, hein?... Dame, l'enfance de l'art! de l'ar... quebaserie ! Hais vingt sous aussi I Quand on n'a que vingt sous à mettre à l'acquisition d'un pistolet... heureux encore d'avoir rencontré cet ancêtre... à rouet... dans un lot de vieilles ferrailles, chez un Fouchtra, qui opère, quai de la Mégisserie!... Après ça, la batterie joue! (nu fait joaer.) Rassurez-vous, il n'a pas sa mèche! Quand il aura

90 un QUAIIT ^SEUWR AVANT SA MORT^

n flMie, fl iMMSiBumm snpérleiEreHinft^. Ia von, «a mèche! (n u tin da sa poche.) J'ai raclé une bougie deTétoâet -*- EL polB il m en st^rlL. j'ignore ieqmel, me nCCtant janalB «occupé de.«. ipnoplieBl maïs sûpement c'est te par«.. te pur fooi? ^ ^««is «it égal... H à moidone!-* iygn 4|Biiid midi flonnara, je m'^apj^qwrai cette— caaknwise sur rutomac» «fttéte Gonr, jeteral un aorn : AiSalte... Adélaldel... I&il Inen, qnol?... Ca ne tdtb apprendrait qifta nomdie baptène! fit puif je ne toîs pas pourquoi je TOT0 ferais des eadhoneries, au pcnnt où f en sms !... hdus «vons encore cinq flunutes à paner ensemble... cTestlout ee qu'H ftot pour -vous rMomar mcm petit roman I... Quand je iBs un roman, à peine eA-ee ^me nouvelle... et encore pas bien tatéressanle pour d'autres que pour moi, esr je ne •sis pas qui ça ifltéresserait, d^apprendre que j'aime mademoisene AdéUSde Heiierant, fflle unique d'un... colonnier, qui a fait^ dans la bonneterie, une fortune gigantesqueamour partagé, si j'en erm ceitaines œillades dont mademoaelle Adâalde me fit l^nmdne, durant une saison que nous avons passée à Tichy, dans le môme hôtel, au mois de juillet dernier, et loin de son père... dont je ne connais que les prétentions, qui sont telles, que je n'ai jamais pensé nsôme à lui demander la main de «on opulente béritière... Tout cela n'iméresBeraot personne I seulement, quand je firai le nom CAdéUûide, en m^p[i3iquant la chose sur Testemac, ceux qui sont Initiés comprendront... Eh! ffl3is,Toici bjenlftt le moment... le temps ^ajm^ la mèche... (n oom-

nttnee à ajuster la mèéhd. * On frappe A ta porte.) Un indiscret 1

cadiens ces prépanrïsfs fEmèbres 1

eacbe «on pistiAet derr^re aoa floe.

UN QUiiRT D'ïïEUm AVAPn" 6A MORT... H

8GÈIŒ H PON-n ARDINk merlerant.

MERLBRA1TT, entrant diacrètemenU

Pardon, monsieur, je vous dérauge.

POHTJARDIlf.

Un peu, oui.

Je TOUS prie d'agréer mes excuses.

PONTJARDIN.

Je les agrée.

MERLERANT.

Mais je désirerais vous entretenir un instant

POHTJARDIlf.

Un instaiu très bref?

HBRLERANT.

Deux minutes.

PORTJARDIH.

Nous les ayons.

Peut-être est-ce Hieure de votre déjeuner?

P0NT7ARDIN.

Jugement ! midi, midi précis 1

MCRLSIIART.

C'est aussi mon heure.

PONTJÀRDIN.

Alors TOUS serez en retard.

KERLERÀNT,

Oui... quoique je demeure très près dici... Mais il es^ telles circonstances où Ton reste sourd aux sollicitations de la bête! — Vous n'êtes pas collectionneur, monsieur?

PONTJARDIir.

Non, monsieur.

HERLERANT.

Oh ! monsieur I mon compliment 1

PONTJARDIN.

Vous Têtes... Je le devine à ce cri du cœur I

MERLERANT.

le le suisl c'est une manie...

PONTJARDIN.

... Ruineuse*

HERLERANT.

Penh! Ruineuse serait son moindre défaut, pour un collectionneur, qui jouit, comme moi, d'une fortune considérable.

PONTJARDIN, avec élan.

Vingt-cinq mille livres de rentes peut-être?

HERLERANT.

Plusieurs fois, monsieur, plusieurs fois, et qu'est-ce que yest que vingt-cinq mille livres de rentes?

PONTJARDIN.

Mais c'est... c'eût été le maximum de mon ambition! Je u*ouve même que ce n'est pas le comble du tact, que de ve« air faire étalage de votre fortune, devant un concitoyen lussi... succinctement meublé I

HERLERÀNT.

Ohl monsieurl... ma confosion... mes excuses... Je vous ai fâché?

PONTJARDIlf.

Non I Je sais à une heure de Texistence où Ton voit de haut 1

MBRLERÂIIT.

Allons, tant mieux 1

PONTJJLRDIN.

Mais comme cette heure est... comptée, je vous prierai d'abréger.

HERLERÀNT.

Tabrége. — Vous n'êtes pas collectionneur...

PONTJÀRDIN.

Ça recommence ?

MERLERÀNT.

Non! Je continue : et c*est he'ureux pour moi, parée qu'ainsi je crois que nous pourrons nous entendre.

PONTJARDIN, regardant autour de lui.

Est-ce que j'aurais à mon insu quelque chose qui vous fit envie ?

Précisément.

PONTJARDIN.

Vous collectionnez des malles ?

MERLERANT*

Non. J'aurais pu... mais ça ne s'est pas trouvé!

PONTJARDIN.

J'y suis. (Montrant son pistolet.) DeS pistoietsl

94 UN QUAJIT D'HKURE IVANT SA HO&T...

MBALBBART.

PdlITJARDIN

Je me disais aussi, fe n'ai qa'ane malle... vide, et an pistolet... chargél

HERLBRANT.

Il est chargé ?

POiriJARDIll.

Otti

XKRIBRANT, nyo&iiaiit.

Une charge du temps.

POITTJARDIN.

Ah! non 1 pas du temps !... Je n'aurais pas eu confiance.

MERLBRAKTy désappointé.

Tant pis ! Mais yous .êtes pressé... Je le suis aussi, c^t une affaire qui peut se bâcler : tenez-vous beaucoup à ce pistolet?

PONTJARDIir.

Si j'y tiens ?... plus]qu'à ma vie; ça ne veut pas dire autant que vous croyez^{mais.«.

HBRLBRANT.

Hais YOUS le donneriez pour cent francs

POKTJARDIN.

MBRIBRANr.

Ça, oui!... le chiffre vous surprend... il n'y a qu'un collectionneur pour offirir cinq louis d'oa pistol^

PONTJARDIIf

... Aussi dégradé.

UN QUART D*HEURB AVAIIT SA KORT... 95

nnuRAifT.

••« Plus dégradé que je ne croytis.

n va pour le prendre.

PONTJAROIN.

Touchez pas, il est chargé !

HBRLBRAITT.

Oui, mais il n'y a pas la miche.

POlTTJARDtir.

Je rai là, la mèche.

UBRLBRÀirTy ragronnant.

Une mèche du temps ?

POSTIAIDIN.

Ah 1 non, pas du temps, j'ai raclé une bougie de l'étoile.

MUUULAM.

Taotpisl... (n examina le pistolet.) Mais, mou Cher monsieur, Toilà un pistolet qui ne partira pas.

PONUARDIU.

Vous dites ?

HERLERAlfT.

Les dents de la roue sont usées par le frottement, et la percussion manquera de vigueur... Essayez plutôt 1

n vise en Pair.

FONiriARDIll.

Doucement, pas de prodigalité I... N'usez pas ma poudre aux moineaux 1

M£R££BJLHT.'

Puisqu'il ne partirait pas.

poaiJARniB.

Y(mB me le jureriez?

XERLERANT.

Sur la tête de ma femme.

PONTJARDIN.

J'aimerais mieux autre chose...

MERLERANT.

... De plus sacré?... sur la tête de ma fille!

PONTJARDIN, s'afTabsant sur sa malle.

Ehl bien, me voilà bien! je suis bien!

MERLERANT.

Qu'est-ce qui tous prend?

PONTJARDIN.

Volé!... Je suis volé!... Le Fouchtram'a refait.

MERLERANT.

Combien donc est-ce qu'il vous l'a vendu, ce Marcailbou de malheur?

PONTJARDIN.

Vingt sous !

MERLERANT.

Vingt SOUS?

PONTJARDIN.

Ça n'est pas exorbitant si vous voulez... mais que feraije aussi d'un pistolet qui ne part pas?

MERLERANT*

Vous avez besoin d'un pistolet?

PONTJARDIN.

•.. Quiparte, oui! —Mais j'y songe... vous qui les collectionnez... si vous en aviez un, par hasard, dans votre poche?.»

MERLBBÀNT»

De quel siècle ?

PORTJARDIN.

Ohl da dix-neavième siècle 1 J'aimerais mieux. La fa« brication a fait des progrès 1

HERLEBÀNT,

J'aime mieux aussi.

POIITJARDIN.

Vous auriez l'objet ?

HERLERANT.

Pas sur moi... mais chez moi... à quatre pas d'ici... dans ma collection l J'ai un double !

PONTJARDIN.

Qui part?

MERLERANT.

à double détente!... un joli petit pistolet d'amateui*.

PONTJARDirf.

Obi II ne serait pas joli, joli, pourvu qu'il parte l

KERLERAUT.

Il partirai... Le temps d'aller chez moi... de le charger... le l'amorcer. •• vous ne perdrez pas au change!... (a part, A sortant.) Ni moi non plus!

^ 0N QUÀAT D'g^U&S iViUT U MOaT..

SCÈNB III

PONTIÂRDIN, pvif BaOtINDERBY.

POHTJARDIir, Mal.

Ehl bien, voilà ce que j'appellerai un henrenx hasard; sans ce collectionneur iaatlenda, Je me demande commen* j'aurais fait pour me détruire?... Il me restait la ressource des ponts; mais c'est bizarre» j'ai de la répugnance pour ce? sortes de décès. D'abord les quais sont couverts, le jour» d'une muitituda d'indiscrets» qui se font un malin i^aisir de vous déranger. Il y a toujours des oisifs pour plonger après voof et vous ramener sur la berge... où un agent de l'autorité, mû d'ailleurs par les meilleures intentions, abuse de votre état de faiblesse pour vous arracher le serment que vous ne recommencerez plus! Ça fait des histoires.... des complications... des rassemblements! l'aiflie mieux le douMe du monsieur, le joli petit pistolet d'amateur.— Tiens 1 j'aurais dû lui demander d'où il savait que celui-ci fût en ma possession ? C'est vrai qu'un quart d'heure avant notre mort, nous de^ venons indifférents à toutes ces petites curiosités mesquines !..« L'iulérôt pour moi c'est que mon pistolet avaU une valeur pour les collectionneur^..* ce gui prouve qua les eol^ lectionneurs ont du bon quelquefois...

n considère son pistolet sans voir entrer Broanderby* BROUNDERBT, accent anglais, flegme britannique.

Combien?

Quoi?

Le pistolet.

PONTJARDIN.

BROUNDERBT.

UN QUART B'HËOIIK âTâMT Sa VORT... 99

Un second amateur (... Yoflà des coittCidetM6f ({tf)»! n» rencontre que dans la riê rMWI

BROUNDERBT.

Combien?

VOIITJARDIN.

n est vendu.

BtOVRt^tKBT.

Ça m'est égal : je rachèterai.

PONTlAlfilH, M public.

A la bonne heiirew ddai-^d ne s'égare pas dins des réflexions aussi inutiles que... déplacées 1 Parlez-moi des Anglais pour faire les affaires t

BROUNDERBT.

Combien?

PONTJàRDIN, élevant la voix.

Il est vendu.

Ça m'est égal : je racbèteraié

PONTlAROIff.

Encore! Soyons plus explieile : je l'ai céoé a un amateur dont j'attends le retour.

BROUNDERBT,

Combien?

^OfrtiAiimii*

Combien je l'ai cédé?

SROUfTDERBT.

Yès.

iOO UN OUART D'HEURE AVANT SA MORT...

PONTJARDIN.

Vous voudriez m'ofTrîr un bénéfice*

BROUKDEHBT.

Yès. '

PONTJARDIN.

Oh I bien, je n'y tiens pas, je ne suis pas brocanteur, jV vais besoin d'un pistolet...

BROUNDERBT.

Gomment? i

PONTJARDIN,

N'importe comment, pourvu qu'il partît.

Je dis : de quel siècle?

PONTJARDIN.

Du dix-neuvième siècle!*.. La fabrication a fait des progrès.

BROUNDERBT.

C'est facile.

PONTJARDIN.

Vous en auriez un sur vous?

BROUNDERBT.

Non, je le regrette.

PONTJARDIN.

Moi aussi, parce que je vous aurais donné la préférence; mon acheteur ne revient pas et je vous aurais donné la pré** férence.

BROUNDERBT.

Voulez-vous un revolver ?

Ua revolver m'irait assez. Il y a plasiears coups!

BROUNDERBY.

Septl... Je vais prendre un cab, et vous le /chercher.

PONTJARDIN.

Chez VOUS?

BROUNDERBY.

Au Grand-Hôtel. C'est dix minutes.

PONTJARDIir.

Dans dix minutes, l'autre sera de retour avec son pistolet.

BROUNDERBY.

Pas un revolver.

PONTJARDIN.

Non! mais un pistolet joli, joli...

BROUIIDSRBY.

Je vous offre mieux.

POIITIARDIN.

Sept coups.

BROUNDERBY.

£t une arme de prix... montée en vermeil.

PONTJARDIN.

En vermeily ça me tenterait, mais dix minutes...

BROUNDERBY.

Vous êtes donc bien pressé?

PONTJARDIN.

Mon Dieu, oui. Je peux vous dire çà à vous; vous êtes anglais, et vous pratiquez le respect... illimité de la liberté individuelle...

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