M. ALFRED DURU
PERSONNAGES
PAUL D'SniTKTILLB.
BBRTHE, M famme.
IBAN, dontltiqw.
Un oabJasC d» tnviJl. — GhoniBée à gmsba. «» Guéridon à droite nve w fnS^ ast f»ja éBEira. «- JUi foMà,mœ ha DralinO» whb nhe à» ctembrc^ oas eilotts groogns et deBlvasfetaiu — Bu le ffoéiidoiiy UM lanape attomée et loa «[rtade f^e.
SCËNB PBEID&RE
PAUL, entrant avec JEAN.
PAUL
Alors, mon onde n^ estpas?
JMÀMp jJlaDt ft la Bhwnhiie et ar r aa y aa nt T&tre.
MaPtmnirtftnr, il ast sorti» mais je sa pense pssqn'il tarde à rsDtnr, car il m'a bien recommandé d'allnmar son fen.
PÂOX.
En ce cas, Je yais Tattendre.
JEAJI.
Gomme monsieur voudra, il y a là des livres, des Journaux...
Mercil (Jean 8ort.)EstK» curioux l'existence I... me voilà
chez mon oncle, nn vieux loup de mer qui arrive de la Chine... je suis accouru hier renouer connaissance avec lui et lui dire que je lui présenterais aujourd'hui ma femme... et voilà qu'aujourd'hui tout est changé, je viens le prévenir que ma femme et moi nous sommes à couteaux tirés et que bientôt peut-être une séparation... Une séparation!... après trois mois de mariage, c'est horrible! (n se lèye.) Et pourtant je l'aime, ma femme... elle est charmante, et elle... elle m'aime aussi, (une pause.) Elle m'aime?... Ah! voilà! m'aime-t-elle?... Mes soupçons sont peut-être absurdes... mais alors pourquoi n'a-t-elle jamais voulu me montrer ce billet... pourquoi l'a-t-elle caché si vivement?... qu'y avait-il dedans?
(jean rentre avec da bois qu*U met dans la cheminée et souffle le feu.)
Mon oncle me le dira, car ma femme va venir... elle m'a prévenu qu'elle viendrait tout lui raconter... tout!.. Eh bien non, mon oncle ne me dira rien, et en supposant que Berthe lui dise la vérité, il me le cachera à moi... le mari!... parce qu'il est de la vieille école des troubadours et des dessus de pendules d'autrefois, et que suivant lui, le secret d'une femme c'est sacré... et alors je ne saurai rien... rient
n arpente la scène»
JEAN, à part.
Qu'est-ce qu'il a?
PAUL, à lai-mème.
Il faut pourtant que je sache ce que contenait cette maudite lettre... il le faut, je le veux... Mais comment?... par
quel moyen?... (ll s^est approché de la robe de chambre.) Tiens!...
la robe de chambre de mon oncle... sa calotte, ses lunettes... Quelle idée!... oui, c'est cela!
JEAN, se relerant.
Le voilà qui flambe. (Remontant.) Monsieur n*a besoin de rien?
PAUL
Si..« attends!... (Tirant sa bourse.) prends d'abord ces deux
loisi9.
JEAN, hésitant.
Mais... je ne sais si je peux...
PAUL
Tu peux parfaitement!... Ecoute 1 il va venir une dame... très gentille... tu la feras entrer ici, sans lui dire que mon oncle est sorti... tu comprends bien?...
JEANy avec réserve.
Je eomprends...mais une femme... très gentille... dans le cabinet de monsieur...
PAUL
Sois sans tramte, pudique serviteur... c'est ma femme.
JEAN, soupçonneux.
Bien vrai?
PAUL
Ma parole!... une petite farce que je veux lui faire... mon oncle ne dira rien... d'ailleurs je prends tout sur moi.
^EAN, mettant l'argent dans sa poche*
C'est différent, du moment que c'est la femme de monsieur, il n'y a rien à dire... monsieur sera obéi.
U sàlae et sort.
PAUL, senl.
Et maintenant... vite!... déguisons-nous. .. (il Me son veston
et met la robe de chambre, puis la calotte grecque et les lunettes.) Jo
crois mon idée excellente... (se regardant dans la glace.) Je suis méconnaissable... mille sabords I... ventre de marsouin !.• Me voilà devenu mon oncle le capitaine au long cours Jo* seph Gorvignac... ma femme ne Ta jamais vu, ça va aller tout seul et c'est à moi qu'elle fera ses petites confidences
(n cache son veston et son chapeau dans un coin.) On ViCUt... UUO
voix de femme... c'est elle)... Mettons la lampe un peu plus loin et prenons une pose naturelle.
. n va placer la lampe sur la chemîaée, revient s'asseoir à contre" "^ iouTy et se met A fumer la pipe de son onde.