‹ Saynètes et monologuesChapitre 33 sur 50 · OUI · texte numérisé non relu

OUI

GASTON, Ti?ement.

Vous avez ralsoii !

Je m'égare, et vous traite un peu trop en garçoû. .•

DIANE, aree curiosité.

Aux avant-postes! Bah! Vous êtes excusable!

Alors ?...

6AST0N| tree ane eonfiuioa feiate*

Eh bienl... Oai !... Mais le plas invraisemblable.

DIANB, riaot

Vous lai fûtes fidèle ?

GASTON, étoordlmeai.

Oh ! nom... quand je dis : nont.^ J*ai tort... et cependant...

DIANB.

Quelle confusion I

OASTONy plusérieuz.

Vous allez me comprendre. Il faut d'abord vous dire» Que si je ne suis pas, devant votre sourire, Devenu fou de vous, c'est qu'il est en mon cœur Un souvenir duquel nul attrait n'est vainqueur...

Diane fait an (esta, Gaston ponraait arec on ton toute fait graTa*

C'est celui d'une femme ardemment adorée Qui, conmie un doux rayon, dans ma vie est entrée, Et qu'ainsi j'aimerai follement jusqu'au jour, Où je mourrai du mal que me fait mon amour I

Diana fait ao geste de surprii ••

Je VOUS étonne, moi dont les gaîtés frivoles S'épanchaient à l'instant en joyeuses paroles I Je ne suis pas de ceux, n'est-ce pas, qu'on dirait Marqués du sceau fatal d'un étemel regret.

Je ris, j'aime le bruit, les chants, et l'on m'admire !... Si l'on savait combien de pleUrs sont sous ce rire, Si l'on pouvait savoir, sous ces bruyants éclats Combien mon âme est triste et mon esprit est las..- On verrait que ma joie est la lutte insensée Entreprise par moi pour dompter ma pensée 1

DIAMB.

Vous n'êtes pas aimé ?

AUX AYANT-POSTES i80

GASTON, -areo an loarire triste.

J'ose à peine avouer La vérité. .. J'ai l'air de vouloir me jouer...

DIANE) arec intérêt»

Dites...

GASTON

Celle que j'aime... elle m'est inconnue I Pendant une heure, hélas trop courte, je l'ai vue... Et quand je dis : j'ai vu... je me vante et j'ai tort, Car elle était masquée 1

DIANB, aree un trenaillement. — A part.

OhlGlell

GASTON

Mais sa voix d'or Qui m'est allée au cœur comme un chant de sirène, Sans cesse en moi résonne, adorable et sereine... Elle me suit, je crois la retrouver partout.

Et tenez! Vous allez me prendre pour un fou.

Mais je vous écoutais me parler tout à l'heure Et vous aviez sa voix 1... Ce n'était qu'un doux leurre, Et pourtant j'oubliais dans cette volupté Les amères douleurs de la réalité.

DIANB.

Mais si vous n'avez pu distinguer son visage, Elle a pu voir le vôtre au moins?...

GASTON

Pas davantage i rétais alors en Flandre avec mon régiment.

J'apprends qu'on donne un bal à travestissement Chez monsieur de Beauval. De voir Armande avide, Sans la permission je pars à toute bride...

Je risquais follement ma vie et mon honneur.

J'étaîSy quittant Tannée, un simple déserteur... Mais à vingt ans! Je mets un masque pour paraître A ce bal sans que nul puisse me reconnaître, Et dans les fleurs, au bruit des danses, je la vois Pour la première, hélas, et la dernière fois I

DIANE, à part, arec nne yiye éinotioo.

Plus de doute! C'est lui ! Dieu! S'il allait apprendre... Exalté comme il Test I...

EeoataDt et allant à la fenèUre.

Enfin ! Je crois entendre Une voiture...

GASTON, étonné.

Vous me faites souvenir...

Quand nous sommes entrés, nous avons vu venir Une berline vide... étroitement fermée...

J'ai même pris en main sa lanterne allumée»

Afin de m'éclairer dans ce logis obscur...

DIANE, avec inquiétude.

Ah mon Dieuf... Mais est-elle encore l&t

GASTON

J'en suis sù|r.

DIANB.

Mais pourquoi ne m'avoir pas dit?...

GASTON

Eh consciéhcA J'ignorais le motif de votre impatience !

La voiture depuis deux heures vous attend...

DIANE

Quel contre-temps fâcheux!

BUe remet Ma ollépl&4

GASTON, aTeo surprise.

Vous partez?

DIANB.

A rinsUtnt !

GASTON

C'est dangereux) La route est pleine d'embuscades D'où l'on peut vous tirer de bonnes mousquetades. Vous risquez de tomber aux mains des ennemis... Restez t

MAMB, aree fenii«té.

Je dois panir, hionsieur» je l'ai pronkiâ 1

GASTON, s'inclinant.

Soit! Mais au moins souffrez que je vous reconduire... Non certes !

k part.

De mes gensje crains quelque sottise...

GASTON, éma lai teadant la maia.

Adieu ! Le souvenir de ces instants trop courts, Est, croyez-le, gravé dans mon cœur pour toujours.

DIANE, i part, a'krrttaot trte^ouit.

Ah 1 Le quitter ainsi, lorsque la mort, peut-être...

GASTON, la To/ant héiitar.

Restez!

DIANB, areo forée, à part.

Mon lâche cœur ne sera pas le maître !...

Haut.

Adieu 1

Elle iort TitdaeÉi

10} AUX AVANT-POSTRS

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