‹ Saynètes et monologuesChapitre 6 sur 50 · A TROIS PERSONNAGES PAR · texte numérisé non relu

A TROIS PERSONNAGES PAR

M. LËON SUPERSAC

PERSONNAGES

MADAME Mile HORTENSE DAM AIN.

MONSIEUR (ptfMBHLfMiaeUliUiiiriUi^

R R U ITS II COI]!U SaB S. . •• • •^. ••• Ua A mms rai.

Li FORTE EST CLOSE

Ca« chambre à coucher tMle taadw im Mi» lilmw ift é» èMltlIa» Vi X enbles Loms XVI. — An fond, nne porte à denz batUnti eaekée par uw portière. — Une tabla an pea à gauche sur le premier plan. •» Sur la table osa lampa allumée. -*

An lever da rideau, madame att aaaiaa prèada Ei XêN» daoa im grand fiuileciL -^ Elle a laissé tomber sur ses genoux «t fine qni Ta eompOttamfanV emformis. — Elle s'éyeille^ regarde un instant da toos les côtés, — puis ses yenr Combanl sur le volume qui loi a gjbsé des mains et qa^Ulansprend.

Mon cher joli roman, hélas! si vous saviez Avec tout votre esprit comme vous m'ennuyez I

rna pefilS'

Ëncor, je ne sais pas s'It m'eanncv » vrai èiorf^, — Petit livre, pardon, î^«8i»yaâs ê» te: fire^ Bt là, sincèremene^ j'ai d'aiiwni conuBflMé L'esprit assez tran^irilTe, et fo» trop agacé^ Le cœur gro», mai» batlai* encorer saas lapagi^ Puis, je ne sais eomraenft, j'ai feuilleté la page^ Sans rien voir. •- 11 ne Caut pos^ te mood^r forfris Si de ce quêtai hi^ je n'ai pot tout tnmfm^ -^

Le roman yéritable, et celai que Ton aime,

Est ayant tout celui qu'on retrouve en soi-même.

Et tu viens me conter des amants merveilleux,

Quand je crois bien que j'ai des larmes dans les yeux. *

Laisse-moi. —

Bile repooiM 1« Utt» fur U table. — Se lerant bmfqoement et ohaDgeeot de

tOD«

Je suis folle, et mon mari m'adore.

Je le crois.

Appnyant.

J'en suis sûre, — et le croirais encore Môme si j'en doutais. — Je n'en doute pas.

Agacée.

Mais Sur ce point-là vraiment est-on sûre jamais? — Depuis deux jours, monsieur mon mari d'un ton leste. . Me dit c adieu, ma chère » et s'en va, moi je reste! — Je reste I — Hier, passe encor. — Quand il est revenu J'ai pris, comme il fallait, l'air grave et contenu. Mais voilà, j'ai cédé, maintenant que j'y pense. Et de ma lâcheté, je tiens la récompense! — Aujourd'hui vous voyez, aujourd hui c'est plus fort, Monsieur, avec un peu d'embarras tout d'abord Mais se remettant vite et faisant sa voix tendre c Pour le dîner, mignonne, il ne faut pas m'attendre. § —

ÀTee diagrin.

Dîner seule, — et pourtant nos couverts étaient mis. En face, gentiment, comme deux bons amis. — Je voyais, à la fois résignée et sévère Nos chiffres enlacés dans le cristal du verre, Et je cherchais encor sur l'ivoire et l'argent Ce doux chiffre qui lui ne sera pas changeant ~ Ce que l'on m'a servi, je ne m'en souviens guèa — Et ce pauvre Louis qui me faisait la guerre Me disant * mais madame, au moins goûtez cecij

— Non, Louis. — Mais, madame. . . — Eh non, Louis, merci. —

Enfin n'y tenant plus, Tâme tout en alarmes.

Devant mes gens au moins, voulant cacher mes larmes.

Bien vite me sauvant ici, — le cœur serré.

De peine et de colère, à pleins yeux j'ai pleuré —

Arec résolution.

Oh mais, rien qu'un instant. — Pleurer j'étais trop bonne! Pleurer pour lui 1..., pleurer parce qu'il m'abandonne! Non, non, les yeux noyés sont trop près du pardon! —

Chaînant de ton absolament, ati public en confidence, gaiement.

Et puis je ne crois pas beaucoup à l'abandon. —

Mais je me vengerai, — la chose est décidée

Et je voudrais trouver quelque effroyable idée II —

Cherchant.

Laquelle? — C'est le point difficile. —

Entre nous J'ai l'humeur plutôt gaie, avec l'esprit très-doux : Voilà le mal. ^

Arec éclat.

Ah Dieu, que je serais à l'aise De me pouvoir trouver bien franchement mauvaise! —

Se retournant Ters la porte, comme si elle parlait à son mari.

Mais si vous le voulez, monsieur, nous tâcherons. Et sans peine je crois, bientôt nous y viendrons. —

S'animant

RentreZ'donc, maintenant, l'air faux, l'œil hypocrite, Votre perversité, sur votre front écrite, Cherchez avec effort, une excuse tout bas...

Tout d*abord, s'il vous plaît, on ne m'embrasse pas... Ah non I... dans mon dédain, immobile et glacée. C'est mon silence seul qui dira ma pensée -^ Des reprc/ches fi doncl... d'ailleurs il semblerait Que je m'irrite afin de cacher un regret ! —

Réfléefaissant.

Puis les mots indignés sont malaisés à dire — Monstre... c'est bien tragique, et le monstre en peut rire.

SB Ul PdRTS UT CLOBE

Se taire vaut dcnc mmxÊK «-

Que me ye«t-i«af

Bntr'oumat la porte.

Non» iteB, je ne trompais. Penomef Mais si f entenflais bien, lA "cette T(ns on sonne 1

Avee ennat.

C'est la pendule. —

Bfl^ardftat rheore et poosMDt on eri.

TJne liearel — Hélas, c'est bien certain, Une heure! — Croyez-vous — june heure du matin 11 — Ah! qu'il vienne à présent ici frapper s'il l'ose, Cher monsieur mon mari, tant pis la porte est close.

Tournant rapidement la clef et la retirant de la serrure. — La montcant aq publie.

Voilà la clef.

RAfléefaieaaot.

Oui, mais je pourrais m'attendrir.

Après elle, monsieiur, jessayez de conriTj

BUe jette la elaf danoAM la lAfe^ J« «akf iombe daof une potichs mds ga'<eila s'en aper^ive.

Pour moi, l'on peut m'en isroir^ et je suifi très-Amcônv Je ne trouve jamais les objets que je jserre, — Ainsi, me voilà lihceu.. .et âèrel —

Inguiàttt.

— Gependaat C'est étrange -* poiuTii 4pe j!ien... Un accident Peut-être... je riaig, à présent je friss&une...

Un petit silenee. — Elle Ta A la isnlft» dont «dl* éosrte les ridaaqs. -^ jOa entend nn timbre sonner plosieors eonps.

Ahi pour le coup c'est Ueaàla porte >qa'Q9 siMUM. Onduvneu

Ll POKTt B8T CLOftl Si

entant.

Sk Twc, «ai, Ib Toittv «Tôt ton pas.

Respirant.

J'avais penrl — Coft égi^ )e ne f^îWni ftt. —

Observons l'ennemi.

na-nfvde par la aanaNf-pui «a vadiHM^AiaiaMK, «t m plaea davaot aa batUot de bçoa à ne pas élra^aa ^a ■ftiaa. — Oo aotaiid frappar da patita coups I

Je n'entends pas.

On frappa da naoTaaw

encore I Vous pourrez bien frapper ainsi jusqu'à l'aurore, Mon^nBT*

S'approehant*

Il me demande, alil le mot est charmant, Si je dors.

A jdahia Toiz*

Oiû, monsieur, et très-profondément. — Que fait-il?...

HAme jea qaa plai haut à k sarnira.

L*impudence est par trop aftmrraMe — Non, c'est à n'y pas croire... H rit le misérable I — — Vous osez rîre!

écontant.

JLprès?... Après^ xih mon DieuJ rien.

Mais le proverbe est i)an, votus savez.» joira bien...

Se plantaot deyant la joaha. — ^laa lonaa.

Vous n'êtes pas àoBÉevxlL^

Sa retoarnant et haotaant las-épanka.

Ah ! oui, votveciiérie...

Bas an publie.

il l'a dit genthnmt, de fa^oH i^lendrie, C'est égal. —

éeoatant,

Hein?... plaît-il?... si cela sera long?...

Riast.

Vous troavez-Yons donc mal dans ce petit salon?... Vous vous habituerez !

Un petit silenae. — Elle respire, un peu étonnée d'abord. — Pois aree nn eri.

Seigneur!... mais il allume Un cigare I — mons''»urI... Hél monsieur, — on ne fume Pas chez moi! —

Écoutant.

S'il vous plaît?...

RépéUnt.

c Je ne suis pas chez vous — > — C'est juste. —

▲▼eo résolatioii.

Écoutez donc, — tenez, asseyons-nous.

Elle roule nn fauteuil auprès de la porte et s'y étend.

Là. — C'est un entretien assez nouveau, — n*importe, On peut causer très-bien au travers d'une porte.

Elle se reeaeilie. — O'itne Toiz très-grare et lentement

Votre visage, après vos exploits de ce soir,

Serait pour moi d'ailleurs trop douloureux à voir, »

Et vous-même devez me savoir gré sans doute

De ce trait délicat, qui fait qu'on vous écoute.

Sans qu'un regard sévère, attristé, soucieux,

Vous mette au front le rouge, en plongeant dans vos yeux ; «-

Parlez comme je fais, de façon recueillie.

Et la défense ainsi peut se voir accueillie.

Le tout entre nous deux, demeurera secî'et. —

J'écoute. —

Il ne dit mot.

Indignée.

£st-ce qu'il dormirait? —

Elle frappe de pedti eoops à la port%. — Son mari répond de la même Crqoo.

Ah t non.

ÉeoaUnt «t répétant.

c Tu prêches bien! »

Se leTsnt fiirieuM .

La belle repartiel Tout au moins, ce n'est pas une âme convertie Que je prêche! — Et m'oser dire tu... — Je vous dis Vous! moi! — Dites-moi vous! — Voyez ces tons hardis, Et ces airs cavaliers voulant masquer la faute, Mais ici, cher monsieur, vous comptez sans votre hôte. — Je ne tiens pas si vite à nous accommoder, Et si vous me croyez disposée à céder Devant vos droits d'époux et leurs règles prescrites, Vous vous fiez un peu trop à mes petits mérites. —

Arec une grande coa?iction. ■

Sans doute je suis bonne» aimable, douce, — j'ai

Le cœur compatissant et tendre à l'affligé.

L'émotion facile, et la charité vraie.

Le grand zèle du bien, qui de rien ne s'effraie; —

J'ai l'esprit indulgent, gai sans malignité,

Un gentil naturel plein de sincérité, —

Au point que : — j'y pensais moi-même tout à l'heure, —

On ne saurait trouver une femme meilleure,

Plus aimante à la fois, plus forte et plus fidèle,

Plus dévouée... enfin...

Elle s'arrête nn instant, pois répéUot le mot qu'elle vient d'entendre en se levant avec eolère.

Oui, monsieur, — « un modèle ! • — Ah Dieu! — si je faisais votre portrait complet, J'égrènerais sur vous, un autre chapelet ! ! —

A?ec impatience.

Voyons, — répondez-vous? Je me dresse et j'accuse! —

Trèt-TÎte.

Quel mot?... quel repentir?... vos raisons?... votre excuse?—

EUe éconte, puis se met à rire.

68 LA PaRT« £ST CM>Sfl

Se ntotirnant vers le public.

Ahl VOUS me répondrez ici! — C'esl«ntenda»

Mais insister vraiment fait bien du temps perdu)—

Je me souviens, monsieur!... Tenez ce qui me fàclie,

C'est, hier, voyez-vous, hier, d'avoir été si lâche. —

Oui, certe, il vous serait très-commode, c'est clair,

De m'endormir encore avec des mots en l'air.

Et puis le lendemain, c'est la même romance,

On pardonne à monsieur, et monsieur recomnienci^ ^-

Sur ce point sH vous plaît, méditez à loisir, —

— De plus, j'ajouterai pour vous faire plaisir.

Je le dis franchement, sans rancune et sans peine.

D'un ton railleur.

Vous êtes séduisant, rœil est doux, la voix pleine De caresses...

Changeant de ton.

Menteur, allez! —

Reprenant.

Ouf, TOUS savez Avec des mots appris et des airs achevés.

Sous un masque joli prenant toutes les formes, Cacher tin monde entier de faussetés énormes! — Aussi, moi, je l'avoue, et c'est là mon défaut. Comme je ne suis pas plus brave qu'il ne faut Et que je redoutais quelque attaque sournoise.

Répétant le geste qu'elle a fait en jetant la clef.

Entre nous j'ai dressé la muraille chinoise! —

Une petite pause.

Vous devez, cher ami, me comprendre à présent, N'est-ce pas?...

An pnblits.

C'est égal, il est bien complaisant!

Cherchant des yeux. *- A elle^oénn.

Je ne sais pas du tout où la clef est allée.

Elle se rapproche de la porte. •» D'um roix trèS'doiieeb

Mon Dieu, je vous chagrine, et j'en suis désolée ^

Ik r#RTI B8T CLOU ^

Un peu agacée.

11 m*appelle c hmm tan^ » il Beflani faMMriB

Sérieux. —

Repraoaaty M»«iiMk

Cééto-mof, éTabsrd. — > Je vous promets Ensuite, s'il tous faut un seul grain d'indulgence. De causer avec vous, en bonne intetligenee. — Dites-moi fout, «non Bien, ries ée plus, j'y eomea» £t c'est parler, je pense, en femme de kmi seas^ — - Approcfaei*inHUy TOfOM» m% Toià l«il oPiiUe»

Et je vous entendrai, je vous jure, à merv^UlB. --» Aux petits jeux„ cato m passe ain^i souvent»

Et s'appelle je eroû le fortier du couvât — •

Elle éeonte un inalBiity pva ■■ nlàva fimana», idpilHit •» ^faUft tImU dTwmnira

a II ne sait pa& Jwar ce jm là. »

Ella ta' lilNar taaAar asr aH^fciKiii. — I» aaU^ éi draaa.

lHaYrelainiBat!...

Ahl vous êtes, monsieur, tout simplement infâme! Non... je... je... je...

SlWiit» saigré aliau *«> Kuayant da Badavaiôr «jôanaa.

Ceci me dicte maa devoir.

Dès ce momeni» monaieur, je ne veux plm voir. —

Elle tourne brusquement son fantenil, le dos absolument deraot la porte^ et se rapproche uo pea dn publie.

Au reste, taisez-vous, à quoi bon me répondre? Il me suffit d'un mot, d'un seul pour vous confondre. Ce que vous avez fait, je le sais mieux que vous, — Et quand vous devriez vous mettre à deux genoux. Venant de vous rouler dans le jeu, dans forgie. Le cynisme à la lèvre, ef la face rougie...

An publie.

J'ai lu ça quelque part, — ce n'est pas de moi, — ^ non <•

Reprenant, à sou mari, violemment.

Tenez, tenez, tenez, — cela n'a pas de nûmtl —

DevenaDt très-lyrique.

Et moi pendant ce temps, la pauvre âme flpoissée,

Image disparae, épouse délaissée,

Tremblante, et soas la dent du soupçon ennemi...

Sans trêve... sans repos...

Bm aa pnUiA.

J'ai bien un peu dormi.

Chut! —

Reprenant son lyrisme.

J'évoquais au loin mes sombres destinées,

TW on* grande conTÎetion.

Et j'ai vieilli ce soir, d'au moins dix-sept années 1 1 1 —

Se redressant. — Avec menace.

Et je continuerai! — J'y compte, je prétends Grâce à vous, de la sorte, avoir bientôt cent ans! ^ Oui, oui, — vous le verrez, je suivrai mon idée, Le chagrin me fera, vieille... vieille... et ridée. Osseuse, dure, sèche, affreuse! — - tout à fait Épouvantable à voir! — Et ce sera bien fait! —

Mélancolique.

Demain, je quitterai toute étoffe joyeuse.

Je mettrai du cassis et des fleurs de scabieuse. Du gris, du marron sombre avec du violet.

Tout ce que je pourrai rencontrer de plus laid. —

S'animant.

Oui, je veux me donner comme un terrible exemple. —

Je veux, avec effroi que chacun me contemple

Et se répète alors en frissonnant tout bas:

c Ne vous mariez pas! I... ne vous mariez pas! ! I > —

Elle s'arrête no instant. — Pois reprend d'ane Toix de plus en plos tristoi ei marchant lentement rers sa table*

Le sommeil de longtemps ne clora ma paupière. -■- Adieu I

S*as8«]rant.

Là, j'attendrai le jour et sa lumière En méditations — lisant à mon bureau Quelque grave traité. »

Elle prend êm haMtrd la premièro brochure qui ICS vient •oos la main. ^ C'est nn jonmal qaï n'a pas été déplié. — Regardant, et d'an tout antre ton <?• vois.

Tiens, c'est le Figaro. —

La porte eet poussée riolemment. — Elle y eonrt rapide |sent. — Trèi surprise.

Quoi? — c Ne lis pas celât • — pourquoi donc ne pas lire

Prise d'inspiration.

Ah! j'entends maintenant ce que parler veut dire. Un scandale!... on tous met tout vif dans les journauxl Nous en recauserons devant les tribunaux! — Ne pas lire...

Elle £ait rapidement sauter la bande du journal qu'elle déploie et retourne fiéTrensement.

Voyons... mais où donc? — Ah! le Masque De fer, — il en sait long celui-là sous son casque —

Lisant.

Politique... Orient... Eh, vraiment c'est bien là Ce dont il s'agit. —

Trouyant.

Ah! j'en suis sûre, voilà! — J'en jurerais...

Elle parcourt l'article des yeux, puis Ut, un peu émue dès les premiers mots.

a Ceci pourrait s'appeler le duel aux flambeaux. — . Nous » n'avons fait qu'indiquer hier avec une réserve que chacun » appréciera, et quoique ayant été les premiers informés, une » rencontre probable entre deux hommes du meilleur monde » parisien, La querelle a pris naissance mardi, à la sortie des » Italiens, — Une jeune femme qui descendait au bras de son » mari ne put s'empêcher de sourire.., »

S' arrêtant. .— Parlé.

Mais... mais c'est moi...

Continuant à lire.

« .„ De sourire en remarquant les allures assez singulières » d'une dame excessivement conny£,„ Ce sourire, paraît-^il^

» blessa le cavalier servont de la dame en question ^ et eelui-ct

9 eut le tort grave pour un homme bien élevé de répliquer par

» un mot que la jeune femme n'entendit pas, mais qui tomba

» tout juste dans V oreille du mari. — Vun des deux adversaires

» étant obligé de quitter Paris, demain^ — la rencontre doit

» avoir lieu aujourd'hui, ce soir même dans le jardin d'un

» hôtel,,. »

LaiaMnt tomber le jonnud. — Tout épiorée.

Bonté divine!

Se battre 1... il se battait... Et moi qui ne derine Rien. — La sotte!... Henri... réponds-moi donc... Henri!! . Mon ange, mon trésor, mon amour, mon chéri...

Perdant la tôte.

Tu n'es pas mort?... — Riez, oui, je vous le conseille...

Tombant anéantie sur une chaise, et pleurant k sanglota.

Si Ton a jamais vu méchanceté pareille...

Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, c'est à cause de moi

Pourtant ! — Ah c'est joli! — S'aller battre, et pourquoi?...

Parce que l'on rencontre un soir un imbécile —

On se battrait alors tous les jours, c'est facile. —

Et puis l'on ne dit rien, — on craint de rencontrer

Un regard, on s'en va...

Fritfonnant.

Quitte à ne pfts rentrer. -— Mais on a surmonté toute^pauvi e faiblesse, n s'agit bien vraiment de la femme qu'on laisse!... Ah oui, consolez-moi, demandez-moi pardon. — Je ne vous aime plus, plus du tout.

Se relevant TÛreaMst M «ivae mn srand élan.

— Mais viens donc! —

Elle s'élance poor ouTrir la porte et s'arrête tout embarrassée ne trouvant plus la clef.

Ah! pardon, ce n'est rien — un peu de patienio^^

Au public

il en a jolimeaty en bonne conscience *-

& son mari.

C'est la clef...

Elle la cherche partoat.

Tu sauras,... je te raconterai Gomiûent je Tai jetée. — Oh! je la trouverai...

Cherchant toujours.

Demain assurément, j'aurai perdu la tête...

J*ai beau chercher. Mon Dieul comme cette clef est bôteî ..

Je ne peux cependant pas l'avoir mise loin. —

Qu'on est donc malheureux de n'avoir pas de soin...

Elle remue neryeasement toiis les objets sur les meubles, et fait tomber la potiche qui se brisa.

Bon, je casse à présent, c'est bien une autre histoire. Ce tapage... et la nuit encor I... Que va-t-on croire?...

A bout d'agacement et prenant son parti. — A son ma.'i.

Aht tant pis brise aussi la porte...

Ses yenz tombent sur les débris de la potiche, très-rivement.

Non, je crois...

Attends... ne brise rien, c'est elle, je la vois —

Elle se baisse et ramasse la clef; à son mari tout doucement.

La voilà. — Maintenant, monsieur, plus de querelle... Vous ne vous battrez plus? — Jurez-le moi sur elle ! —

An publie.

Après un tel serment il faut bien succomber, '^t je lui puis ouvrir. — Le rideau va tomber.

FIN DE Là PORTE EST CLOSE

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