‹ Saynètes et monologuesChapitre 7 sur 50 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

LÉLIA

LÂLIAq entrant) alla aatanTalQ{^a dans nne lortia da bal; parlant à la oantonada.

Tu m'as bien compris» Beppo. — Va à Thôtely fais atteler, et reviens me prendrey le plus tôt possible. (Refermant u porte et «itrant.) Qk\ B01I9 bien Certainement, je ne resterai pas plus longtemps à ce bal maudit 1 Pourquoi, aussi, Yalentine faitelle danser un vendredi ! un jour d'abstinence 1 et un treize! Oh! ces Parisiennes! elles ne respectent rien ! pas même les supeistliions t -* J'aurais dû écouter mes pressentiments : ils ne me trompât jamais, et ils m'avaient prévenue. Il y a huit jours, à Rome, dans mon palais du Corso, je suis réveillée par Zerline qui m'apporte mon chocolat d'Espagne et mon courrier de France : je reconnais l'écriture de ma chèreduchessel Vite, Zerlinette, habille-moi, etZerline, dans son empressement chausse mon pied droit dans ma muli gauche; je lui fais remarquer ce présage d'un malheur pro-

Chain, elle me soutient qu'elle ne s'est pas trompée; j'ouvre le billet de ma carissima Yalentina.

€ Accours, ma mignonne, j'ai enfin trouvé l'oiseau bleu de tes rêves; le comte Roger de Sartènes, vingt-cinq ans, beau, riche, spirituel, des dents adorables et qui a conservé ses illusions et ses cheveux. — Un véritable comte des Mille et une Nuits : il ne désire que deux choses au monde : être attaché à l'ambassade de Rome, et épouser une veuve incomparable. Mon oncle, le ministre m'a promis la nomination, mais toi seule... ou moi, pouvons réaliser le second désir de Roger. —Je t'aime tant, que je me sacrifie; — mais prends garde d'arriver trop tard, car mon dévouement est tellement sublime qu'il ne pourra durer longtemps; si tu hésites un seul instant, je garde l'oiseau bleu pour moi; sa cage est déjà prête. »

Je pars, j'arrive à Paris. Yalentine m'embrasse en me disant : Roger est ravi; tu le verras ce soir, on danse chez moi... mais c'est une trahison! non, j'ai prévenu ton couturier; je cours essayer ma robe... une merveille... A dix heures j'entre au bal : — Présente-le moi ? — Il n'est pas encore arrivé 1 J'attends jusqu'à minuit... tout Paris vient, excepté lui. Un pareil affront I à moi ! la comtessina Lélia! j'en aurais pleuré de dépit, si mes larmes n'eussent pas fait trop de plaisir à mes amies. Je quitte Yalentine, malgré ses instances pour me retenir, et, au moment où Beppo me donne ma sortie de bal, je m'aperçois qu'elle est affreuse, impossible! un modèle qui date de l'année dernière, au moins. Il me faut cependant attendre ma voiture que je n'avais commandée que pour deux heures; je me cache dans ce vestiaire et dès demain je reprends la route d'Italie. Ah I Zerlina mia ! pourquoi as-tu chaussé mon pied droit dans m^

mule gauche! (Vojant entrer Maurice.) Quelqu'UU !..

BUe •'encapuchonné et t« s'asseoir dans le fond*

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