PEINTRE DU ROI ET DU PRINCE DE CONDÉ
4 février 1789.
Voici encore un peintre de miniatures inconnu de la plupart des biographes et des compilateurs de dictionnaires, Zani ne le nomme même pas. Seul, Bellier de la Chavignerie donne la date de son inhumation (5 février) ; mais il n’en sait pas davantage. Nagler lui-même reste muet sur son compte.
Le commissaire Jean-François Michel est requis d’apposer les scellés par la demoiselle Ève-Elisabeth Petprson, nièce du défunt et habitant avec lui une maison située au n” i5 de la rue des Fossoyeurs, appartenant aux s'* Robert, maison dont le défunt était principal locataire à raison de 840 livres par an. Jean- Daniel Welper, auquel sa nièce donne les qualités de peintre du roi et de S. A. S. le prince de Condé, meurt de maladie, à l’âge de soixante ans environ, sur les deux heures du matin, le mercredi, 4 février 1789.
Point de veuve, ni d’enfants; les héritiers sont un frère avec des neveux et nièces, habitant, le premier près de Bâle, en Suisse, d’où notre artiste semble originaire, les autres aux environs de Strasbourg et en Allemagne.
Le notaire Chaudot est chargé de la confection de l’inventaire. L’estimation des tableaux, peintures et miniatures est confiée à Alexandre-Joseph Paillet, maître peintre, rue Plâtrière.
Un s. Guerrier, receveur de rentes, demeurant rue Beaubourg, dépose une somme de i,65g livres provenant de rentes que le s. Welper possédait sur l’Hôtel de ville de Paris.
Dans le mobilier figurent une petite pendule de cuivre doré dans sa cage de verre blanc, une autre dans sa boîte de marqueterie, ornée de cuivres en couleur; deux tableaux dessus de porte; six aunes de cours de tapisserie de Beauvais; deux paysages; un portrait; trois autres dessus de porte; un thermomètre et un baromètre,
(Arch. nat., Y 14699.)
JEAN-BAPTISTE-MARIE PIERRE
JEAN-BAPTISTE-MARIE PIERRE