‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 129 sur 174 · JEAN-LOUIS-JOSEPH MARTUS · texte numérisé non relu

JEAN-LOUIS-JOSEPH MARTUS

MAITRE FLEURISTE EN PEINTURE, DE l’aCADÉMIE DE SAINT-LUC.

22 août 1789.

Jean-Louis-Joseph Martus est-il ce que nous appelons aujourd’hui un peintre de fleurs ? Cela semble assez résulter de plusieurs passages de Tacte que nous avons sous les yeux ; dans tous les cas, la qualité qu’on lui donne est celle de maître fleuriste en peinture.

Il meurt d’un asthme, dans la matinée du samedi, 22 août 1789, rue Saint- Antoine, au troisième étage, laissant deux enfants mineurs, âgés de vingt-un et de vingt ans : Pierre-Marie Martus, garçon limonadier, et sa sœur Angélique-Charlotte. D’un passage du procès-verbal du commissaire Antoine-Nicolas Gueullette, il résulte que le s. Martus avait eu, de son mariage avec Claudine Moulin, un troisième enfant nommé Jean-Barthélemy, mort avant son père.

Dans le mobilier sont compris plus de soixante tableaux représentant des fleurs, évidemment ouvrages du défunt. L’argenterie consiste en six couverts, une cuiller à soupe, une à ragoût, deux gobelets à pied, une timbale.

Un s. Jean-Baptiste Lourdet de Santerre, maître ordinaire en la Chambre des comptes, réclame cinq châssis de bois, de huit pieds de haut sur cinq de large, dont trois sont garnis de toile, qu’il a remis au s. Martus pour les peindre. On voit qu’il s’agit bien d’un peintre de fleurs, probablement d’un décorateur.

M“= Thomas Gayard, notaire, est chargé de faire l’inventaire. Le s. Jacques Langlier, marchand de tableaux, rue Sainte-Croixde-la-Bretonnerie, est appelé pour donner son avis sur les tableaux et ustensiles de l’état du défunt.

(Arch. nat., Y 13454.)

NICOLAS NOLLEAU.

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