‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 130 sur 174 · CCCLXXXII · texte numérisé non relu

CCCLXXXII

NICOLAS NOLLEAU

MAITRE PEINTRE DE l’aCADÉMIE DE SAINT-LUC.

21 octobre 1789.

Nicolas Nolleau, peintre à Paris, demeurant au troisième étage d'une maison de la rue de la Tixeranderie, près de celle du Mouton, meurt sur les trois heures de l’après-midi, le mercredi, 21 octobre 1789, après s’être subitement trouvé indisposé le matin sur les dix heures. Sa veuve, Marguerite-Thérèse Oudry, fait immédiatement apposer les scellés par le commissaire Bernard-Louis-Philippe Fontaine. On lui remet pour ses dépenses une somme de 782 livres trouvée dans le tiroir d’un secrétaire du défunt.

Dans le mobilier, on signale une trentaine de tableaux et quelques estampes, deux chevalets, une pendule à répétition dans sa boîte de marqueterie, une canne de jet à pomme d’or, six couverts d’argent et une cuiller à ragoût.

Le défunt avait déposé un testament daté du 25 juillet 1785, chez le notaire Lemoine, instituant pour exécuteur testamentaire Jean Danis, marchand orfèvre à Paris, rue Phélypeaux.

M® Lemoine est chargé de dresser l’inventaire.

Les héritiers sont les cinq enfants du défunt ; Jean-Baptiste- Nicolas Nolleau, orfèvre à Paris, rue Thibautodé; Guillaume- Louis Nolleau, visiteur des fermes du roi, à Saint-Servan, près de Saint-Malo ; Marie- Jeanne Nolleau, veuve de Denis-Thomas de Guerville, capitaine d’artillerie; Marie-Marguerite Nolleau, épouse de Charles-François Gasse, marchand limonadier; enfin Marie- Thérèze Nolleau, femme de Mathurin Porté, marchand épicier à Paris. Ces derniers, bien que dûment convoqués, se refusent obstinément à comparaître, et on doit passer outre, en les faisant représenter par le substitut du procureur du roi au Châtelet.

Pas d’autre incident digne de remarque.

Pierre-François Basan, marchand de tableaux à Paris, demeurant rue et hôtel Serpente, est chargé de l’examen et prisée des tableaux se trouvant en évidence et sous les scellés.

(Arch. nat., Y 13142.)

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