‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 15 sur 174 · ANTOINE GUILLON · texte numérisé non relu

ANTOINE GUILLON

MAÎTRE PEINTRE DE l’aCADÉMIE DE SAINT-LUC.

8 mai 1772.

Antoine Guillon n’était pas seulement membre de l’Académie de Saint-Luc ; l’acte de scellé lui donne de plus la qualité de doyen de sa communauté. Aussi n’est-il pas étonnant que sa succession soit recueillie par des petits-enfants, au nombre de cinq, savoir : Charles-Antoine Baco, marchand épicier à Paris, rue Basfroi, faubourg Saint-Antoine ; Marie-Jeanne Baco, femme de Jean Oudin, bourgeois de Paris, rue de la Madeleine-de-la- Ville- l’Évêque; Françoise Baco, femme de Charles-François Thévenot, maître peintre doreur dans les bâtiments du Roi, à Paris, rue des Deux-Ponts, île Notre-Dame ; Marie-Nicole Baco, femme de Charles Noret, maître peintre de l’Académie de Saint- Luc, rue de la Pelleterie; enfin Marie Baco, femme de Pierre- Vincent Allen, employé dans les Fermes du Roi, héritiers du défunt chacun pour un cinquième, à cause de leur mère, la dame Baco, sa fille.

Le s. Antoine Guillon meurt au premier étage d’une maison de la rue de la Pelleterie, dont le bas est occupé par un vitrier. Le commissaire Jean-Baptiste Dorival appose les scellés. Le mobilier contient peu d’objets à noter. On y voit, comme dans tous les intérieurs d’artistes, des tableaux, des gravures sous verre, des bustes de plâtre, un Christ.

Cependant, le défunt n’était pas dans la gêne, tant s’en faut. On trouve dans ses tiroirs une somme de 6,712 livres en deniers comptants. La presque totalité des oppositions viennent des créanciers de ses héritiers.

M“^ Dupré l’aîné, notaire au Châtelet, est chargé de procéder à l’inventaire. 11 serait sans intérêt pour le lecteur de connaître le

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