MAITRE SCULPTEUR-MARBRIER
28 avril 1778.
Pierre-Etienne Dansse, maître sculpteur-marbrier, est tué le mardi, 28 avril 1778, à Montrouge, par des pierres qu’on tirait des carrières. Un de ses principaux créanciers, Antoine Collin, marchand mercier, demeurant rue Saint-Denis, apprenant cette nouvelle, s’empresse de se rendre chez le commissaire François Bourgeois pour le requérir d’apposer les scellés, tant au domicile du défunt, rue de la Mortellerie, à l’ancienne Clef-d’Argent, qu’au village d’Arnouville, à quatre lieues de Paris, où le défunt avait un atelier et possédait plusieurs maisons. Mais le commissaire a été devancé par le frère du défunt, Pierre-Louis Dansse, aussi sculpteur-marbrier, qui, accompagné de sa nièce mineure, est venu enlever divers objets et des papiers.
De sa femme, Elisabeth-Catherine Adam, morte avant lui, Dansse laissait deux enfants : Marie-Élisabeth et Pierre-Étienne, mineurs émancipés, seuls héritiers de leur père, sous la curatelle de leur oncle, Louis-Pierre Dansse, sculpteur-marbrier.
L’inventaire est fait par le notaire Jean-Pierre Dosne.
I. Voyez sur Gaspard Pecquerie le scellé de Noël Pecquerie, son père, en date du 10 mai 1775.
NOUV. ARCH. DE l’aRT FR. l885
JEAN-LOUIS FAESCH.
Le mobilier de l’appartement de la rue de la Mortellerie ne présente aucun intérêt; mais, à Arnouville, on trouve, à la porte de la maison, deux colonnes et plusieurs morceaux de marbre; dans un bâtiment à côté : un buffet à deux volets et dessus de marbre, une table de marbre sur un pied en console, trois morceaux de marbre et un marbre représentant M. Colbert.
Parmi les créanciers se présente le propriétaire de la maison occupée par le défunt, le s. Thomas Lot, facteur d’instruments de musique.
(Arch. nat,, Y 11971.)
JEAN-LOUIS FAESCH