MAITRE PEINTRE EN BATIMENTS ET ÉVENTAILLISTE
26 octobre 178t.
Quelque bizarre que paraisse le rapprochement des deux qualités attribuées au Ma\^a ou Male^^^a, car on trouve son nom sous ces deux formes, cette double désignation résulte du procèsverbal de scellé.
Le s. Joseph- Antoine qui paraît originaire d’Espagne
ou de Lisbonne, où habite encore un de ses frères, meurt d’une longue maladie, le vendredi, 26 octobre 1781, sur les cinq heures du soir, dans un appartement au premier étage d’une maison de la rue du Faubourg-Saint-Martin, appelée la Sainte-Famille, laissant une veuve, Marie-Théodore de La Pierre qui appelle, pour apposer les scellés, le commissaire Claude-Étienne Prestat. Le contrat de mariage du défunt avec la demoiselle de La Pierre avait été reçu par M' Boulard, le i5 mai 1774.
Parmi les meubles eu évidence se trouvent une pendule, par Henry, dans sa boîte, avec figures de cuivre doré d’or moulu, un plateau de cabaret de bois de la Chine à fleurs, des figures en plâtre, des tableaux, des estampes sous verre, des couleurs, brosses et pinceaux.
Le défunt possédait deux vieilles montres à boîtes d’or avec un cachet d’or, trois cuillers à ragoût, douze couverts, six cuillers à café et un gobelet à pied d’argent, et les bijoux suivants : une bague d’une pierre rouge, entourée de petits brillants, deux tablettes de bracelets en or de couleur, dont un portrait d homme ; une tabatière d’ivoire, d’écaille fondue, sur le dessus, portrait de femme et dessous un chiffre j une tabatière ronde, d’écaille blonde satinée et galon d’or ; une tabatière de carton gris verni à cercle d’argent ; une bague d’une pierre jaune montée en orj une paire de boucles de souliers, et une autre de jarretières, de pierres fausses montées en argent, une paire de boucles de souliers à usage de femme, à double rang de pierres fausses montées en argent.
La veuve charge de l’inventaire le notaire François-Emmanuel
CHARLES TARLANf.
Arnaud. Pour être procédé à l’inventaire, « description et prisée des marchandises de la profession d’éventailliste dont le défunt s’occupait, a été pris l’avis des sieurs Louis Mezierre, demeurant rue Montmorency, et François Boisset, demeurant rue Jean- Robert, tous deux maîtres et marchands éventaillistes. »
D’une déclaration de la veuve, il résulte que le défunt avait formé une société avec un sieur Naturani pour l’exécution de certains ouvrages; mais quels ouvrages? L’acte n’en dit rien.
Les héritiers sont les frères et sœurs dud. dont l’aîné,
Jean-Marie Mazza, demeure à Lisbonne. Le domicile des autres n’est pas spécifié.
(Arch. nat., Y 10801.)
CCGXXIV.
CHARLES TARLANT
COMPAGNON PEINTRE
I®'' novembre 1781 .
Le s. Charles Tarlant, compagnon peintre, occupait avec sa femme, Marguerite Launay, factrice au port aux fruits, une chambre dans la rue Guillaume, île Notre-Dame, au cinquième étage d’une maison appartenant à la veuve Roger. Attaqué d’une grave maladie, il avait été transporté à l’hôpital Saint-Louis six semaines avant sa mort, arrivée le jeudi, i" novembre 1781.
Sa veuve, munie de son extrait mortuaire, fait apposer le lendemain les scellés par le commissaire Jean-Baptiste Ninnin, pour sûreté de ses droits comme commune en biens et de ceux de sa fille mineure Marie -Anne Tarlant. Le défunt laissait une autre fille, Marguerite Tarlant, mariée à un compagnon maçon.
Rien à noter dans le mobilier, si ce n’est cinq tableaux sur toile et une tête en cire sous un bocal de verre. Le notaire Jean- Baptiste-Pierre Bevrière est chargé de faire l’inventaire.
(Arch. nat., Y i5o85.)