‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 71 sur 174 · BARTHÉLEMY REDON · texte numérisé non relu

BARTHÉLEMY REDON

MAITRE PEINTRE

i5 décembre 1781.

Barthélemy Redon, maître peintre, dont le nom obscur n’a été recueilli par aucun biographe, meurt le i5 décembre 1781, en son domicile, au premier étage d’une maison de la rue Poissonnière ayant pour locataire principal le s. Obry, maître serrurier. De son mariage avec Marie-Anne-Madeleine Cordoin, morte avant lui, le défunt laissait un fils, Antoine-François-Barthélemy Redon, âgé de huit ans, dont le tuteur Jean Redon, peintre à Paris, demeurant rue des Arcis, requiert, en son nom, l’apposition puis la levée des scellés. Ces opérations sont faites par le commissaire Antoine-Jean-Baptiste Leblond. M' Girardin, notaire, est chargé de l’inventaire; les sieurs Pierre Prassurot, maître peintre, rue Bergère, et Gabriel Sareiron, rue de Cléry, sont appelés pour donner leur avis sur la prisée des marchandises et ustensiles de peinture.

Dans la description du mobilier en évidence figurent des estampes, plusieurs portraits, un tableau à fond doré, un Christ sur fond de velours noir dans sa bordure de bois doré, un établi, deux pierres à broyer les couleurs et l’attirail nécessaire pour la profession de peintre.

Parmi les opposants se présentent : la Communauté des maîtres peintres, sculpteurs et marbriers pour le recouvrement de la capitation du s. Redon; Jean Lavallière, ancien maître de danse et bedeau de la confrérie du Saint-Sacrement à la paroisse de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle ; Jean-Baptiste Voisin, maître peintre; Louise-Françoise Langlois, veuve de Maurice Cordoin, maître peintre et doreur, rue du Faubourg-du-Temple, pour la garantie des arrérages d’une rente viagère de 200 livres constituée au profit de lad. Langlois par le s. Redon et sa femme, par leur contrat de mariage passé devant M' Vivien, le 16 septembre 1767.

(Arch. nat., Y 14230.)

Page 1