PAUL-ANTOINE BRUNETTI
Quentin, bourgeois de Paris, demeurant rue et cul-de-sac des Quatre-Vents, sœur du défunt; 2° Françoise-Suzanne Pajou, également sœur du peintre décédé, femme de Jean-Claude Verneil, toiseur des bâtiments, demeurant cloître Saint-Jacques-de-la- Boucherie; 3° Élizabeth Pajou, femme de Jean-André CaJ^ana, maître graveur, déjà nommé, et Marie-Jacqueline Pajou, femme de François-Charles Lorion, maître peintre à Paris, rue de la Vieille-Place-aux-Veaux; ces deux dernières par représentation de Louis-Joseph Pajou, leur père, décédé, frère du défunt.
Le nombre des tableaux avec ou sans cadre, dispersés dans les différentes pièces de l’appartement et le laboratoire, est considérable; on en compte une cinquantaine dont le procès-verbal ne mentionne pas les sujets, sans parler des gravures. Il indique aussi un cadran de cuivre doré sur un pied de marqueterie, quarante-deux outils de peintre, une canne de jet (jais) avec pomme d’ivoire, une montre à boîte d’or, de Paris, avec le nom de Julien, une tabatière d’or carrée, un gobelet à pied, deux timbales, deux couverts, enfin la somme de g6 livres en deniers comptants.
Pierre- Jacques Trouet, maître peintre doreur à Paris, demeurant rue Michel-Lecomte, est appelé pour donner son avis sur les tableaux et ustensiles de commerce. Notre Pajou ne serait -il qu’un vulgaire brocanteur marchand de tableaux? Cela nous paraît fort possible.
(Arch. nat., Y 12494.)