‹ Scellés et inventaires d'artistes (volume 2)Chapitre 89 sur 174 · PEINTRE ET MARCHAND DE TABLEAUX · texte numérisé non relu

PEINTRE ET MARCHAND DE TABLEAUX

2 3 janvier 1784.

Claude-Florentin Sollier, peintre de l’Académie de Saint-Luc et négociant en tableaux, ou, comme on le qualifie un peu plus loin, peintre académicien, meurt le vendredi, z3 janvier 1784, sur les six heures du matin, dans l’appartement qu’il occupait au troisième étage d’une maison de la rue de la Monnaye, appartenant au s. Lebrun, notaire, qui, par la suite, est chargé de l’inventaire. Le défunt laissait de son mariage avec Blanche-Renée Boudin, morte le 4 juin 1775, trois filles mineures, Blanche- Perrette, Marie-Adelaïde et Marie-Françoise, qui sont émancipées à la suite de la mort de leur père.

Le commissaire Pierre Chenon, appelé par le frère du défunt, Pierre-Marie Sollier, commis au trésor royal pour apposer les scellés, signale parmi les objets en évidence : trois pendules dans leurs boîtes de marqueterie avec ornements de cuivre doré ; deux vases de marbre; deux pistolets d’arçon, un fusil, deux épées; un buste de femme en terre cuite, deux figures de terre cuite ; deux petits vases de porcelaine bleue. Enfin l’argenterie consiste

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