RODOLPHE PARENT
MAITRE PEINTRE
5 juin 1694.
Apposition de scellés, le samedi 5 juin 1694, sur les biens et effets de Rodolphe Parent., maître peintre, décédé le même jour.
lyO RODOLPHE PARENT.
en une chambre sur la rue d’une maison sise rue Montmartre, paroisse Saint-Eustache, vis-à-vis la chapelle Saint-Joseph ; à la requête d’Anne de la Frenaye, veuve du défunt.
Les meubles, pour la plupart insignifiants, comprennent une tapisserie de Bergame faisant le tour d’une chambre, des tableaux, dessins, peintures et objets servant à l’art du peintre; uneécuelle, une tasse, quatre cuillers, trois fourchettes, une salière et un coquetier, le tout d’argent.
Catherine Parent, fille majeure, demeurant à Reims, en Champagne, sœur du défunt, se présente seule comme héritière. L’inventaire est fait par Mathieu Bailly, notaire au Châtelet, et la prisée par Paul Lebon, huissier priseur.
En procédant, on trouve le testament et codicille du defiunt, passés par devant de Vilaine et Roussel, notaires; le testament porte la date du i8 novembre 1686, le codicille celle du 20 mars i6gi.
(Arch. nat., Y 12541,)
SAUVEUR LE CONTE
PEINTRE ORDINAIRE DU ROI
Février 1695.
Elève de Van der Meulen, Le Conte aida souvent son maître dans l’exécution de ses grands ouvrages. Il fut même chargé, après le décès du peintre des batailles de Louis XIV, de terminer les tableaux que celui-ci laissait inachevés au moment de sa mort, comme on le voit par la pièce suivante. Mais il ne lui survécut que peu d’années et mourut lui-même, à peine âgé de trentecinq ans, le 3i décembre 1694. Il avait épousé, le 26 juin 1689, Susanne-Louise Legeret, fille du sculpteur employé aux décorations de Versailles. Son acte de décès lui donne le titre de « peintre ordinaire des Conquêtes du Roi dans l’hôtel des « manufactures royales des Gobelins. »
Le scellé mis sur les biens meubles de l’artiste après sa mort ne nous est pas parvenu. Nous n’avons, pour le remplacer, qu’un état des peintures revendiquées au nom du Roi dans la succession de Leconte, état conservé dans les archives de la Maison du
SAUVEUR LE CONTE
Roi. La plupart sont de la main de Van der Meulen; elles avaient été remises à son élève, soit pour les terminer, soit pour les copier ou les étudier. Quant aux études de l’artiste lui-même, elles furent abandonnées à la veuve. On n’usa pas en cette circonstance du droit rigoureux dont on s’était prévalu pour refuser à la veuve de Le Brun les tableaux dont son mari s’était cru le droit de disposer en sa faveur.
On rapprochera de l’état suivant le catalogue des tableaux trouvés chez Van der Meulen après sa mort et récemment publié par nous dans les Nouvelles Archives de l’Art français (1879, t. VII, p. i3i-45J.
Etat des tableaux trouve:^ sous le scellé du feu s. Le
Conte, peintre ordinaire du Roy aux Gobelins^
appartenans à Sa Majesté.
Premièrement :
Un tableau représentant la ville de Fribourg, n° 4, contenant 5 p. 1/2 de haut sur 5 de large, destiné pour les dessus de porte du château de Marly; ledit tableau peint par feu M. Vandermeulen, sur lequel il restoit une partie à finir qui a esté achevée par deffunt M. Le Conte.
Un autre représentant la ville d’Aire, n® 3, de mesme hauteur et largeur, destiné pour ledit chasteau, aussi peint par feu M. Vandermeulen ; lequel n’estoit point achevé, donné audit sieur Le Comte pour Fachever. Il y a travaillé et ne Ta pas fini.
Un autre, sans n®, représentant le chasteau de Vincennes, contenant 3 p. de haut sur 4 de large; peint par led. deffunt s. Vandermeulen, et prêté aud. s. Le Comte pour luy servir d’estude.
Un autre représentant une Bataille, n“ 1 19, contenant 6 p. 1/2 de long sur 4 p. 4 pouces de haut, aussy peint
SAUVEUR LE CONTE
par feu M. Vandermeulen et non fini; presté à M. Le Comte pour luy servir d’estude.
Quatre tableaux masques, peints par led. feu s. Vandermeulen, contenant chacun 2 p. de haut sur i p. 7 pouces de large, l’un desquels représente la bataille de Cassel, n° loi, un autre Valenciennes, n® 98.
Un autre, Saint-Omer, n° 99, et l’autre, n° 100, représentant Cambray. Six tableaux d’estude de chevaux de M. de Vandermeulen, contenant chacun 2 p. de large sur I p. 9 pouces de haut; sur l’un desquels est un cheval renversé sans n°; sur un autre, n° 108, il y a deux chevaux couchez; sur un autre, n° 92, il y a trois chevaux renversez et la moitié d’un; sur un autre, n® 92^ il y a deux chevaux renversez; et sur l’autre, n® 98, il y a un cheval et les moitiés de trois renversez.
Un autre tableau pareil esquisse, contenant 18 pouces de large sur 14 de haut, n® 61 , sur lequel il y a un cheval renversé.
Un autre tableau aussy d’esquisse, contenant 2 p. I pouce de haut sur i p. 8 pouces de large, sur lequel est une cassolette peinte par deffunt M. Yvart.
Un autre tableau représentant la ville de Strasbourg, contenant 10 p. 2 pouces de long sur 7 p. de large, no 8 ; la ville et le ciel esbauchez et le reste dessiné au pinceau par deffunt M. Vandermeulen.
Plus un bout de païsage peint d’après nature par deffunt M. Vandermeulen, n° 71, contenant 2 p. 10 pouces de large sur 2 p. 2 pouces de haut, et un dessein en papier coloré représentant la ville d’Alost, n® 1 6 ; faits aussy par led. deffunt s. Vandermeulen.
Plus un tableau représentant la ville de Namur, contenant 10 p. 2 pouces de large sur 7 p. de haut, la ville et le ciel fini, hors à les retoucher, et la terrasse et les
SAUVEUR LE CONTE
figures ébauchées de près et commencées à finir; peints pour le Roy par led. deffunt s. Le Comte, par ordre de M. le marquis de Villacerf^ Surintendant des Bastimens de Sa Majesté.
M. Desgodetz retirera les tableaux contenus en l’estât cy-dessus, trouvez sous le scellé du feu s. Le Comte, peintre, dans l’attelier qu’il occupoit aux Gobelins, attendu qu’ils appartiennent au Roy et que le s. Yvart qui en est chargé envers Sa Majesté les lui avoit prettez. Il en deschargera la succession dud. deffunt Le Comte et les remettra à la garde dud. s. Yvart, sans en tirer de nouveau reçu.
A l’égard du tableau représentant la ville de Namur, l’ayant ordonné pour le Roy, led. Desgodetz le retirera après en avoir fait mention sur l’inventaire dud. Le Comte afin que sa succession sache que le prix de l’estât auquel il est lui en est dû, lequel je régleray après l’avoir vu. Led. s. Desgodetz fera remettre ce tableau dans l’attellier du s. Martin pour être fini lorsque je l’ordonnerai.
Fait à Versailles, le 7 février lôqS.
Signé : Colbert de Villacerf.
Un autre état des tableaux de Le Comte mentionne certains articles qui ne figurent pas dans celui qu’on vient de lire. Le titre de cet état fournit des renseignements intéressants; aussi est-il bon de le reproduire. Le voicf :
« Ce jourd’huy, premier février lôqS, M. Desgodetz s’étant trouvé à la levée du scellé du feu s. Le Comte, peintre ordinaire du Roy, accompagné des sieurs de La Voizier, garde de la Prevosté de l’Hôtel, employé dans les Bastimens du Roy, Gastelier, commis au controlle desd. Bâtimens, Yvart, peintre ordinaire du Roy, et garde des tableaux de Sa Majesté à l’hôtel royal des
174 SAUVEUR LE CONTE
Gobelins et du s. Cozette, concierge dud. hôtel, pour voir et réclamer les tableaux appartenans à Sa Majesté qui se sont trouvez dans l’attelier et logement dud. sieur Le Comte aud. hôtel, ayant requis la damoiselle sa veuve de nous monstrer et faire voir lesd. tableaux. »
Voici les articles qui ne figurent pas sur l’inventaire reproduit ci-dessus. En marge se trouve cette note qui explique la cause de leur absence sur l’autre liste : « Il faut laisser tous ces tableaux à la veufve. »
« Deux tableaux représentans des rencontres de bataille, Pun de 2 pieds de large sur i p. 8 pouces de haut, et l’autre de 2 p. 4 pouces de large sur i p. 5 pouces de haut, finy à la réserve du paysage et quelques figures qu’il faut retoucher.
« Dix tableaux d’estudes de chevaux sur des toilles de 1 5 et 18 sols, peints d’après nature; sur l’un desquels il y a deux chevaux nuds; sur quatre autres, chacun un cheval bridé et sellé; et sur chacun des cinq autres, un cheval nud.
« Six autres tableaux d’estude de chevaux d’après nature sur des toilles de 12 s.; sur chacun desquels il y a un cheval tant sellé et bridé que nud.
« Un autre pareil d’une toille de 1 5 s.; sur lequel il y a un cheval ébauché d’après nature.
« Deux autres tableaux sur des toilles de 8 s. et 1 1 sur des toilles de 6 s. sur chacune desquelles est un cheval peint d’après nature.
« Tous lesquels susdits tableaux d’estude sont peints par deffunt M. Le Comte et appartiennent à sa succession, ainsi que les deux de rencontre de batailles.
« A Paris, ce i®"' février 1695.
(Arch. nat., O* 1964.)
Desgodet^.
LOUIS HINART.
LOUIS HINART
TAPISSIER DU ROr.
i®"" juin 1697.
On ne s’étonnera pas sans doute de voir mettre le directeur d’une manufacture royale de tapisserie au rang des artistes. On est revenu aujourd’hui de l’antique préjugé qui a fait trop longtemps reléguer les arts décoratifs parmi les métiers; on rend enfin à des maîtres d’un incontestable talent le rang qu’ils méritent.
Louis Hinart fut le fondateur et le premier directeur de la manufacture royale de Beauvais établie par lettres-patentes du mois d’août 1664. Ce n’est pas ici le lieu de rechercher quelles causes empêchèrent l’entreprise de réussir et quelles qualités manquaient à Louis Hinart pour assurer son succès. Peut-être n’avait-il pas l’expérience que son successeur, Philippe Behagle, mettait au service de la manufacture royale, en 1684, et qui lui valut une période de prospérité au moment même où l’existence des Gobelins courait de sérieux dangers.
On devait s’attendre à trouver dans le mobilier du fondateur de la manufacture de Beauvais des échantillons de son art. En effet, plusieurs salles sont garnies entièrement de tapisseries : deux de verdures en six pièces; une troisième est décorée de cinq panneaux à petits personnages représentant une Noce de village; enfin dans une autre chambre sont entassées vingt-quatre pièces de verdures ou à personnages. Soit en tout quarante-une tapisseries. Le surplus du mobilier indique d’ailleurs que l’ancien directeur des ateliers de Beauvais avait conservé jusqu’à sa mort une certaine aisance.
La seconde femme de L. Hinart, Marie de Villers, était fort probablement fille de l’orfèvre de ce nom.
De son premier mariage, notre tapissier/ laissait plusieurs fils; l’un d’eux, nommé Pierre, était architecte des bâtiments du Roi.
Est-ce aussi de la première alliance de notre tapissier qu’était née cette Edme-Jeanne, épouse de Jean-Baptiste Pinard, marchand tapissier, demeurant rue de Richelieu, laquelle décéda avant son
LOUIS HINART.
père ? Nous serions assez porté à l’admettre. En effet, outre les mineurs représentés par leur père qui viennent réclamer leur part dans la succession de leur aïeul, Edme-Jeanne laissait un fils, nommé Pierre Pinard, qui, en 1697, avait atteint sa majorité et était né par conséquent avant 1672. Cette fille de Louis Hinart aurait donc eu, en 1697, l’âge de quarante-cinq ans environ.
L’ancien directeur de Beauvais avait encore trois autres fils, un seul de son second mariage : Claude-Louis, commis au bureau des vivres, qui paraît comme seul héritier de Marie de Vil- 1ers au jour de sa mort en 1712, comme on le verra ci-après. Les autres fils de Louis Hinart nommés dans l’acte suivant sont donc issus de son premier mariage. C’est : 1° Louis, bourgeois de Paris; 2° Jean-Baptiste, ancien commissaire des guerres, entrepreneur des manufactures royales de tapisserie de haute et de basse lisse. Ce dernier avait-il encore quelque part à la direction de la manufacture dont Behagle était chargé depuis 1684? Cela nous paraît douteux. Toutefois, les billets accompagnés d’une contre-lettre, que Pierre Hinart présente à la fin des opérations de l’inventaire, semblent indiquer qu’en quittant Beauvais, Louis Hinart avait emporté un certain nombre de tentures exécutées sous sa direction et à ses frais et qu’il en avait confié la vente à son fils Jean-Baptiste. Les dires de plusieurs des parties viennent confirmer cette conjecture; mais il résulte aussi de l’ensemble des faits que l’entreprise de Jean-Baptiste n’avait pas donné de meilleurs résultats que celle de son père.
Marie de Villers, la veuve de Louis Hinart, mourut le jeudi 3 mars 1712, dans la maison de la rue de Richelieu qu’elle habitait à la mort dé son mari, maison appartenant au s. de Marsy. L’acte d’apposition des scellés nous est parvenu. Cette formalité fut remplie par les soins du commissaire Louis-Jérôme Daminois, à la requête de Jean-Baptiste Hinart, conseiller du Roi, ancien commissaire des guerres, demeurant rue des Poulies, et de Pierre Hinart, marchand, bourgeois de Paris, demeurant rue de Richelieu; en leur nom et au nom de leurs frères et sœurs, le premier beau-fils, le second beau-petit-fils de la défunte qui ne leur a jamais rendu compte de la succession de son mari, leur père et grand-père.
Les comparants déclarent avoir convoqué le s. Claude Hinart, leur frère et oncle germain, seul présomptif héritier de la défunte.
LOUIS HINART.
qui a refusé de venir à leur appel, quoique averti du décès de sa mère.
Pendant les opérations se présente Claude-Louis Hinard, fils de la dame Hinart, demeurant rue du Petit-Lyon, « lequel a dit « qu’ayant vu hier, sur les dix heures du soir, que la dame sa « mère estoit à l’extrémité, il a jugé à propos de se faire donner « les clefs de ses armoire et bureau qui estoient sous le chevet « de son lit par les domestiques, lesquelles clefs il a emportées « chez lui... >) et il ajoute qu’ayant à payer plusieurs sommes dues à des ouvriers pour la construction à neuf d’une maison appartenant à la défunte, rue Saint-Honoré, vis-à-vis les Pères de l’Oratoire, il demande de l’argent pour cet usage. On lui remet trois sacs trouvés dans un petit bureau de bois de violet de la chambre, contenant chacun mille livres en écus, faisant le tout 3,000 livres.
Dans le mobilier, il n’y a à signaler, à part plusieurs tableaux sans désignation de sujet, que seize ou dix-sept pièces de tapisserie verdure de Flandre; deux cuillères, deux fourchettes et une écuelle d’argent; une pendule, ouvrage de Goret.
L’exécuteur nommé par testament est Jean Jessé, greffier du chapitre de l’hôpital royal des Quinze-Vingts, conjointement avec Claude-Louis Hinart.
Plusieurs oppositions sont faites par les entrepreneurs de la maison de la rue Saint-Honoré pour sommes à eux dues.
Procès-verbal d' apposition descellés après le décès de Louis Hinart, tapissier du Roi.
L’an 1697, le i®” juin, huit heures du matin, nous Jean Régnault, commissaire, etc., sommes transporté rue de Richelieu, en la maison où est déceddé s. Louis Hinart., marchand tapissier, bourgeois de Paris, où estant monté au preniier appartement, dans une des chambres d’icelluy, y avons trouvé JVIarie de Villers, épouse dud, s. Hinart., laquelle nous a dit que led. s. son époux est déceddé ce Jourd’huy, heure présente, pourquoy elle a requis notre transport pour, à sa
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LOUIS HINART.
requeste, apposer nos cachets et scellés sur les biens et effects qui sont es lieux où il est déceddé, et a signé.
(Signé :) Marie de Villers.
Sur quoy, nous commissaire susd., après qu’il nous est apparu du cadavre dud. deffunct exposé sur le lit où il est déceddé, en la présence de lad. dame veufve, du s. Pierre Hinart, architecte du Roy, fils du premier lit dud. deffunct, demeurant rue Neuve-Saint-Honoré, parroisse Saint- Roch, et de Pierre Pinard, petit-fils dud. deffunct, demeurant au logis du s. son père, susd. rue de Richelieu, parroisse Saint-Eustache, a esté par nous proceddé à l’apposition de nos cachets et scellez ainsy qu’il ensuit :
Premièrement, dans la chambre dud. deffunct avons apposé nos cachets et scellez... sur la porte d’un cabinet enclavé dans le mur entre la cheminée et le mur de la chambre où est le lit de lad. dame veufve Hinart
Objets trouvés en évidence...
Item, deux petites couches à bas pilliers sur une desquelles est exposé le cadavre dud. deffunt. . . le tour du lit d’étoffe verte, à petites fleurs soye et or; deux rideaux d’alcôve de serge rouge ; une pendule; un grand miroir; une table d’écaille avec son tiroir sans serrure ; sept chaises et deux fauteuils de différentes façons ; un petit coffre couvert de tapisserie; six petittes pièces de tapisserie verdure, manufacture de Beauvais, faisant le tour de lad. chambre; une Vierge sur toilie et un portrait de femme avec leur bordure de bois doré.
Dans la chambre où est le lit de lad, veuve Hinart, donnant sur le jardin du Palais Royal ^ avons apposé nos cachets et scellez... sur un bureau de bois violet...
I. A cette époque les maisons qui entourent le jardin du Palais-
LOUIS HINART.
Une petitte table et un pied de cassette de noyer, chacun garnie d’un tiroir... qui n’ont esté scellez, non plus qu’un prie-Dieu de noyer trouvé ouvert, dans lequel ne s^est trouvé que trente cinq livres de prières en veau et parchemin...; six pièces de tapisserie verdure, manufacture de Beauvais, faisant le tour de lad. chambre; une courtepointe de taffetas vert garnie de dentelle d’or fausse, etc.
Dans une grande chambre deplain pied à celle susd. donnant sur la rue :
Cinq pièces de tapisserie à petits personnages représentant une Nopce de village, manufacture de Beauvais, faisant le tour de lad. chambre; six chaises vernye façon de la Chine, garnies de leurs quarreaux de damas vert; deux fauteuils de noyer couverts de pareil damas ; un lit de repos, façon de la Chine, garni de trois mattelas.
Dans une petite chambre attenant : vingt-quatre pièces de tapisserie, manufacture de Beauvais, de verdure et personnages.
Dans la cuisine : un grand bassin rond, quatre flambeaux à pied quarré, deux grands, deux petits, une éguierre, une écuelle, une sallière, huit cuillières, huit fourchettes, le tout d’argent; six douzaines d’assiettes, douze plats, un flaccon et autres menus ustensiles, le tout d’étain (suivent les fontaines, cuvettes, casserolles, etc.).
Le 2 juin, aud. an 1697, opposition de Louis Inard, bourgeois de Paris, fils dud. deffunt, demeurant rue Jean Robert en la maison où est demeurante le s. Prévost, prestre habitué en l’église du Temple, pour estre
Royal n’existaient pas; elles datent seulement de la fin du xvrri' siècle. Les maisons de la rue de Richelieu avaient donc des ouvertures donnant directement sur ce jardin.
LOUIS HINART.
conservé en tous ses droits et actions, et encore pour estre conservé en tous ses droits et actions qu’il a à l’encontre de Jean-Baptiste Hinard, son frère, et pour autres causes et raisons qu’il déduira en temps et lieu.
8 juin ; opposition de Claude Petit, marchand, bourgeois de Paris, demeurant rue Neuve etparroisse Saint- Roch, réclamant le payement de 1 90 livres pour marchandises de vin livrées aud. deffunt sieur Hinart et à la damoiselle à présent sa veufve, et de 1 26 livres 10 sols, à luy deus par le s. Hinart fils, marchand tapissier, rue des Bons-Enfans,
Opposition de m® Etienne Meignen, procureur aud. Chastelet, et de Jean-Baptiste Hinart, bourgeois de Paris, fils et présomptif héritier dud. deffunt s. Hinart, son père, pour inventaire fait en sa présence en lad. qualité, et sans préjudice de ses autres droits et actions.
Et le 12 juin aud. an 1697, la veuve Hinart réclame la levée des scellés, sauf à renoncer à la communauté si bon lui semble.
Elle désigne pour faire l’inventaire m® Charles Sainfray et son compagnon, notaires au Chastelet, , et la prisée, Pierre Malton, huissier priseur aud. Châtelet.
Le i5® juin, la levée des scellés est consentie ; 1° par Pierre Hinard, architèque des Bastimens du Roy, habille à se dire et porter héritier dud. feu s. Hinard, son père, demeurant rue Saint-Honoré, paroisse Saint- Roch.
2° Par Jean-Baptiste Pinard, marchand tapissier, bourgeois de Paris, y demeurant rue de Richelieu, paroisse Saint-Eustache, tuteur des enffans mineurs de defîunte Edme-Jeanne Hinard, sa femme, et de luy; lesd. mineurs habilles à se dire et porter héritiers dud. feu s. Hinard, leur ayeul maternel.
LOUIS HINART.
30 Pj^j. Pierre Pinart, marchand tapissier, bourgeois de Paris, demeurant en la maison de sond. père, seize, rue de Richelieu..., habille à se dire et porter héritier dud. feu sieur Hinard^ son ayeul maternel.
4° Par Claude-Louis Hinard, commis au bureau des vivres, demeurant rue Neuve et paroisse Saint-Eustache, habille à se dire et porter héritier dud. feu s. Hinard^ son père.
5“ Par Louis Hinard, bourgeois de Paris, habille à se dire et porter héritier dud. feu s. son père (son opposition est mentionnée plus haut au procès-verbal).
6° Par M® Estienne Meignen, procureur au Châtelet, et de Jean-Baptiste Hinard, ancien commissaire des guerres, entrepreneur des manufactures royalles de tapisserie haute et basse lice, habille à se dire et porter héritier dud. feu s. Hinard, son père.
7® Par Jacques de Vin, substitut de M. le procureur du Roy, appellé pour l’absence des présomptifs héritiers du feu s. Hinard, et autres prétendans droits en la succession; lequel, à la conservation des droits des présomptifs héritiers et autres prétendans droits, a consenty la reconnoissance et levée de nosd. scellés.
Sur quoy, nous commissaire susd. avons proceddé à la reconnoissance et levée de nosd. scellés à nous représentés par lad. dame veuve Hinard, gardien d’iceux.
Le 17 juin, aud. an 1697.
En proceddant, lesd. partyes ont dit que les tapisseries trouvées soubs nod. scellés sont de valleur considérable, pourquoy ils ont nommé la personne de Joseph Paravet (?), marchand tapissier, pour donner son advis sur la prisée d’icelles tapisseries qui sera faite par led. Molton.
Dans un petit coffre de cuir noir... s’est trouvé un
LOUIS HINART.
petit reliquaire qui n’a esté inventorié du consentement desd. partyes.
Le i8 juin, aud. an 1697.
En proceddant, est comparu m® Jean-François Fourée, procureur de M® Adrien Vannier, advocat en Parlement, chargé de l’exécution de l’édict du mois de novembre dernier, concernant la police des armoiries, lequel a déclaré que les causes de son opposition sont affin d’estre payé de la somme de xxrii 1. pour le droit des armoiries deub par led. deffunt à cause des vaisselle, meubles, tapisseryes qui se trouveront armoriés, et pour la confisquation d’iceux faute d’avoir payé lad. somme dans le temps porté par l’édict et nottament par le dernier arrest du Conseil du 26 mars dernier, portant prolongation du délay porté par led. édict, et pour l’amande de 3oo livres qui doibt estre déclarée encouru faute d’avoir satisfait aud. édit; comme aussy pour la confisquation des vaisselle, meubles et hardes qui se trouveront avoir esté armoriés et dont les armes se trouveront avoir esté effassée, enlevé et osté...
Et par lad. dame veuve Hinard, a esté dit qu’elle est surprise de la comparution faite par led. m® Fouré comme procureur dud. s. Vannier, attendu qu’avant, icelle elle luy a déclaré avoir payé 23 1. 10 s. au s. Mayet, en son bureau, rue Saint-Marc, faubourg de Richelieu, pour les armes du feu sieur Hinard; pourquoy proteste que l’opposition dud. s. Vannier, ensemble ce qui a esté dit par led. m« Fouré, ne luy poura nuire ny préjudicier.
19 juin et 20 juin ;
Inventaire des papiers.
Oppositions de Gaspard Jollivetde Rondemale, ayant droit, par transport de m® François Baudin, abbé de
LOUIS HINART.
Langley, pour 120 livres, et de Robert Guerbois, m® rôtisseur à Paris, pour la somme de 5 9 livres.
21 juin :
En procédant, est comparu Anne-Marie Depiere, femme de Michel Bouteloup, demeurant fauxbourg de Richelieu, parroisse Saint-Eustache, laquelle nous a dit qu’elle avoit louée une chambre deppendante de la maison où nous sommes, qu’elle n’a peu occupper; avoit néanmoins fait apporter trois pièces de tapisserie de Bergame qui sont restées entre les mains de lad. dame veuve Hinard, qui ont esté inventoriées, quoyque lad. veufve ait déclarée avant led. inventaire, qu’elles appartenoient à elle déclarante ; requiert quelesd. trois pièces de tapisserie luy soient rendues ; et, pour éviter à contestations, attendu la modicité, du consentement des parties, lesd. trois pièces de tapisserie ont esté rendues et mises entre les mains de lad. femme Bouteloup.
22 juin (suite de l’inventaire).
En procédant, est comparu Marie Gentil, veuve de Claude de Villers, bourgeois de Paris, demeurant rue Saint-Honoré,... laquelle s’est opposée à nos scellez pour estre payée de la somme de 1 ,800 livres restante à payer du contenu en l’escrit du ig may 1674, signé dud. feu s. Hinard et de lad. dame à présent sa veufve, arrérages de lad. somme escheus et qui eschoira, conformément aüd. escrit; d’une part, 270 livres de rente, au principal de 5,400 livres à elle constituée par led. defîunt et sad. veufve par contract du 3 mars 1690... arrérages de lad. rente escheue et qui eschoira d’autre^ et pour estre encorre payée de la somme de 1 20 livres à elle deub, pour les causes portées en la promesse dud. deffunt, du 10 avril 1691.
(Signé :) Marie Gentil.
LOUIS HINART.
Et nous a esté dit par led. s. Pierre Hinard^ architecque, que led. feu s. son père luy a mis entre les mains, il y a quinze ou dix-huit mois, un pacquet dont l’enveloppe de papier blanc sans aucune souscription, cachepté en trois endroits de sire d’Espagne rouge du cachet dud. deffunct, dont l’empreinte est un ancre, deux mains l’une dans l’autre, un cœur; avec ordre à luy de décachepter led. pacquet après son déceds, ainsy qu’il a fait le lendemain du déceds dud. feu s. son père ; dans laquelle enveloppe de papier blanc s’est trouvé un paquet, l’enveloppe de papier cachepté d’un costé en sept endroits de sire d’Espagne jaunastre mellée, dont l’empreinte est du mesme cachet que celui cy-devant dit, de l’autre côté de laquelle enveloppe s’est trouvé escrit : Despot que Louis Hinard a mis en mains de Pierre Hinard^ son fils ^ qui est pour luy estre rendue toutefois qu'il le demandera et après sa mort P ouvrira. Dans laquelle enveloppe s’est trouvé onze pièces, la première du
10 octobre i685, signé : Hinard et Guillaumont, reçeu par Aulmont et Clément, notaires, est un acte par lequel led. s. Hinard confesse debvoir aud. s. Guillaumont la somme de 1,000 livres pour les causes y portées; la deuxiesme est pareille obligation de pareille somme de mil livres deue par led. s. Hinard aMÙ. s. Guillaumont pour les causes y portées, dud. jour ii octobre i685, reçeu par les Aulmont et Clément, notaires ; la troisiesme est pareile obligation de mil livres deue par led. s. H inart Oiud. s. Guillaumont du u octobre iC85...; la quatrième est pareille obligation de mil livres deues par led. s. Hinard au s. Guillaumont dud. jour..., lesd. quatre obligations en brevet; les cinquième, sixième, septième et huitième pièces, aussy en brevet, dud. jour
11 octobre i685..., déclarations faittes par led, Guillau-
LOUIS HINART.
mont comme quoy il ne prétend rien ezqueles obligations sus déclarées, qu’elles sont et appartiennent au s. Louis HinartptxQ, tapissier ordinaire de Sa Majesté; la neuvième pièce, dud. jour, 1 1 octobre 1 68 5, reçeue par lesd. Aulmont et Clément, no-taires, est une déclaration du sieur Guillaumont, comme il ne prétend rien en la somme de 4,000 livres contenues en quatre obligations cy-devant déclarées et que lad. somme appartient aud. s. Louis' Hinart père; la dixième est un écrit sous signature privée, signée Hinart, contenant ce qu’il entend estre fait desd. obligations et pièces ; la onzième et dernière est un autre écrit sous signature privée, signé Hinart, datté au commencement du mois de décembre 1 685, contenant aussy quelques dispositions faites par led. deffuntau sujet desd. obligations. Touttes lesd. pièces ainsy représentées par led. s. Hinart avec les deux enveloppes ont esté paraphées tant par led. s. Hinart que par nous...
Opposition de m® Jean Fontaine, procureur aud. Chastelet, et de m® Michel Ferrand, premier président en la première chambre des Requestes du Palais et de m® Pierre Monnerot, conseiller du Roy en son Châtelet de Paris, pour estre lesd. s. Ferrand et Monnerot payez des sommes à eux dues par led. deffunt s. Hinart et la dame son espouse.
Et par led. Meignen, aud. nom de procureur de Jean- Baptiste Hinart, a esté protesté contre les oppositions formées par lesd. dame veuve de Villers et m® Fontaine, aud. nom, contre les pièces représentées par led. s. Pierre Hinart qu’il prétend estre celles qui estoient dans le paquet cacheté à luy donné par led. deffunt s. son père, qu’il demeure d’accord d’avoir ouvert de son mouvement sans la présence des parties qui pouvoient y estre
LOUIS HINART.
intéressées, dont jusqu’à présent il n’a point parlé depuis le déceds dud. s. Hinart père, quoyque depuis huit jours on travaille à la reconnoissance et levée de nosd. scellez et à l’inventaire des papiers; se réserve ses deffenses contre les prétentions desd. opposans et contre celles que l’on voudroit avoir en conséquence desd. pièces représentées par led. s. Pierre Hinart^ et se réserve aussi ses actions pour raison de l’ouverture dud. pacquet et autres prétentions.
Et par led. s. Louis Hinart... a esté dit et protesté que toutes les oppositions... ne puissent nuire ny préjudicier à ses droits; est surpris de ce que led. s. Pierre Hinart a de son mouvement fait l’ouverture du pacquet qu’il prétend luy avoir été déposé par led. deffunt s. Hinart^ son père, et duquel pacquetled. Louis Hinart et son procureur n’ont point entendu parler ny connoissance qu’à l’heure présente, pourquoy il proteste de se pourvoir ainsy qu’il avisera...; requiert que les quatre brevets d’obligations de chacune mil livres faits par Jean-Baptiste Hinart au proffit dud. s. Guillaumont, ensemble les cinq déclarations dud. s. Guillaumont du contenu ezd. obligations au proffit dud. deffunt s. Hinart, soient compris dans l’inventaire. Et, à l’égard des deux écrits contenant les dispositions et ordonnances de dernière volonté dud. deffunt, il requiert qu’ils soient présentement déposez es mains de M®de Sainfray, notaire...; requiert pareillement que lad. dame veufve Hinart soit tenue de faire présentement sa déclaration de la quantité de marchandises de tapisseries qui peuvent avoir esté prestées, soit à loyer, soit autrement, tant aud. Jean-Baptiste Hinart fils, qu’à autres, ce qui est deubà la succession dud. deffunt son mary par led. J. -B. Hinart ou autres personnes ; comme aussy s’il y a des debtes
LOUIS HINART.
passives; requiert pareillement les sieurs H inart présens et Pinart de faire pareilles déclarations et encore en particulier led. s. Pierre Hinart et Pinart de déclarer s’il n’y a point des tapisseries appartenantes à la succession chez le s. La Folie.
Et par led. s. Pierre Hinart a esté dit qu’il n’a aucune connoissance que led. feu s. Hinart^ son père, ayt mis aucunes tapisseries en autres lieux qu’en la maison où nous sommes et où il est déceddé ; demeure d’accord comme il a cy-devant fait que led. feu s. son père luy a mis entre les mains un pacquet cachetté avec ordre à luy de l’ouvrir après son déceds, ainsy qu’il l’a fait, les deux enveloppes duquel pacquet et pièces y estant, au nombre d’unze, il a représenté, qui ont esté de luy et de nous paraphées.
Et par led. s. Hinart... a requis encore lad. dame veuve Hinart de présentement faire sa déclaration de ce qui est deub de loyers par les locataires de la maison où nous sommes; déclare qu’il empesche formellement qu’il soit proceddé à la vente des marchandises de tapisserie, tant à cause de ce qu’elles ont esté prisées à vil prix que pour les autres causes et raisons qu’elle déduira en temps et lieu ; empesche pareillement qu’il soit proceddé à la vente des meubles meublans et autres ustensiles que de son consentement. . . ; comme aussy empesche que sous quelque prétexte que ce puisse estre lad. dame veuve Hinart se desaississe d’aucunes desd. marchandises et desd. meubles ; et, attendu le reffus fait par touttes les parties de convenir de l’inventaire des obligations et déclarations mentionnées par les precedens dires et du depost desd. deux écrits, requiert renvoy devant M. le lieutenant civil pour estre reiglé sur ses réquisitoires et autres contestations.
LOUIS HINART.
Et par lad. dame veuve Hinart a esté dit que les registres inventoriez font foy des marchandises qui appartenoient aud. defîunt, et n’en scay point d’autres ; à l’égard des loyers qui sont deubs, n’en peut faire aucune déclaration, n’ayant aucune connoissance de ce que led, deffunt son époux peut en avoir reçeu.
Sur quoy, nous, commissaire susd., avons aux parties donné acte de leurs dires; et pourestre fait droit sur les contestations des parties, avons icelles renvoyées en l’hôtel et par devant M. le lieutenant civil, mardy prochain, deux heures de rellevée.
Et, le 25® juin, les treize pièces déposées par Pierre Hinart ont été présentées au lieutenant civil qui a ordonné que le présent procès-verbal seroit communiqué au procureur du Roi et que lesd. pièces en attendant seroient déposées chez Louis Clement, notaire. Il ordonne de plus la vente des meubles et marchandises trouvés chez le s. Hinart pour payer les frais de scellé, frais funéraires et autres dépenses privilégiées.
(Les treize pièces mentionnées plus haut sont jointes au scellé, savoir : deux enveloppes, deux dispositions testamentaires de Hinart père, d’une orthographe des plus fantaisistes, huit billets de mille livres chacun et la déclaration suivante qui explique cette affaire assez compliquée.)
Aujourd’huy est comparu par devant les conseillers, notaires garde notes du Roy nostre sire en son Châtelet de Paris soubzsignez, le sieur Jean-Baptiste Guillaumont, marchand tapissier, bourgeois de Paris, demeurant rue Neuve-Nostre-Dame, paroisse Sainte- Geneviefve-des-Ardens, lequel a déclaré qu’il ne prétend aucune chose en la somme de quatre mil livres contenue en quatre obligations faites et passées à son proffit par le sieur Jean-Baptiste Hinart, tapissier ordinaire du
LOUIS HINART.
Roy et aussy marchand tapissier, bourgeois de Paris, de la somme de mil livres chacune, payables comme il est porté par lesd. obligations reçeues par les notaires soubzsignez, desquelles n’est point resté de minute, Pacceptation que led. s. Guillaumont en a faite n’ayant esté que pour faire plaisir et prester son nom au sieur Louis Hinart^ père dud. s. Jean-Baptiste Hinart, aussy tapissier ordinaire du Roy et marchand tapissier, bourgeois de Paris, demeurant rue de Richelieu, qui a fait le prest desd. sommes aud. s. son fils soubz le nom dud. s. Guillaumont, auquel s. Hinart père, le contenu desd. obligations appartiennent. Et partant led. s. Guillaumont comparant consent et accorde que led. s. Hinart père reçoive le contenu esd. obligations ou autrement fasse et dispose d’icelles à sa volonté, luy en faisant toute cession et délaissement nécessaires sans garantye quelconque, ce qui a esté accepté par led. s. Hinart père à ce présent, qui a reconnu avoir par devers luy lesd. quatre obligations, dont il se contente. Fait et passé à Paris, en l’estude de Clément, notaire, l’an J 685, le ii® jour d’octobre avant midy, et ont signé.
Et à la prière dud. s. Hinart père, led. s. Guillaumont luy a ce mesme jour et par devant lesd. notaires passé une déclaration particulière de chacune desd. quatre obligations qu’il luy a mises es mains, sans en estre resté de minute. Et promet led. s. Hinart père, acquiter led. s. Guillaumont de tout événement.
Signé ; J -B. Guillaumont, — Hinart.
Voici, comme échantillon d'orthographe, les premières lignes de l’écrit de Louis Hinart qui accompagnait les obligations : « Mon fis aprais mamor jevous remet lais quatre hobligasion des quatre mil livre que vous meus deus a condision que six votre
LOUIS HINART.
frere Louis Hinart n’et poin bien paier des quatre cen livre de pension que je lis fet, etc... » Souvent les dispositions du défunt sont presque inintelligibles vu la fantaisie extraordinaire de cette orthographe.
(Arch. nat., Y i555g.)
LIBÉRAL BRUANT