‹ Scènes américaines; dix-huit mois dans le Nouveau mondeChapitre 27 sur 91 · I.A TimClIlilB · texte numérisé non relu

I.A TimClIlilB

' Pont phénoménal.-- Eaux minérales.— Farine de Richmond.- La « VaUée da Sang. » — Unajeune bérolôe çojEale. — MasBaere effraj^ant. — ^.e ^^réciyçe I^i^wbcfi^ — ^.éigendp. — \^ ^y^^ de-feb. — Le serpent bronzé.

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ïi^% candida eem iv i ni ^Mi ve^ie, M'KPpartre con dao conH d'oro, ' Uf& iSoÊàit^ d*Mi aOockt

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L'État de la Caroline da Nord, qoe je traversai en entier en m' acheminant vera la Virginie, pré* sente mille fois moins d'intérêt aux yeux du voyageur (pie sa aœur^ la Garotine du Sud. — Dans cette province, vous retrouvez, pour la première fois, des souvenirs de l'illustre sir Walier Raleigh, qui en a tant laissés sur d'autrea pffiçt^ çlç la côte orientale de l'Amérique septentrionale. — Nous voulons p;aM:ler de la capitale ou cl;te£-Ueu de la

^A VIAQ^NIE. \%7

CâroUoe du Nord, qi4 a reçu, en effet, le nom de RaleigÂ; c'est une petite ville très-commerçante, qui coatieuit, indépepdaïUiment d'autres objets dignes de fixer l'attentim, un magnifique hôtel-deviUç, bâti en granit, d'après le modèle du Parthéuon d'Athènes.

Mais c'est surtout dans le pays où nous entrons actuellement (la Virginie), que nous apercevons de profondes traces de l'homme d'État distingué dont nous veuoj^s de prononcer le nom. Ce philo^ sopbe voyageur, le même Raleigb qui figure dani^ les admirables pages de Kenilwortk, (ut le premier ^i fonda une colonie anglaise ep. Amérique, à laquelle il donna le nom de la Virginie, ea l'bonneus de sa souverain ç-viçrge Elisabeth. A cette glor rieuse époque de sa vie, personne ne prévoyait, certes, que, plus tai:d, il périrait cruellement sur }f^ échafau,d I Tout le monde sait que ce (ut aussi §[ir Walter Raleigb qv^i pL^ta, pour la première, fois, le tabac da,ns cette même province) et qui réussit, après s^voijc surmonté bien des ot>^cles, h, en introduire l'usage en Angleterre.

aujourd'hui, plus que jamais, cette pelante nar>ooUque cojpa^titue la source principale de la r^T chesse de ^ Virginie, Il est vrai que les cig^ves^ que l'on y fabriqi^e sont d'une qualité bien inférieure à ceujç de b Havane ; mais le t^bac virgl-. nien est excellent pour priser, et pour fumer dans lea pipes. On le transforme quelquefois encore ex)

tabac à chiquer; néanmoins, la qualité préférée de ce dernier article, qui, malheureusement, est devenu si indispensable aux trois quarts de la population mâle de l'Amérique, se fabrique aux environs de Saint-Louis, dans l'État de Missouri, d'où il est exporté en forme de gâteaux, durs comme le chocolat. Pour lui donner cette consistance, on fait une pâte épaisse, en mélangeant, avec des feuilles de tabac broyées, de la mélasse d'érable, ainsi qu'une petite portion d'huile fine; puis, on dessèche le tout, après l'avoir soumis à une forte pression.

Les jambons , dont la réputation a dépassé en Europe , celle des jambons de Bayonne et de Westphalie, se préparent aux environs de la petite ville de Pétersbourg, dans la Virginie.

Cet État, si fécond en attraits de toutes sortes, a de plus l'avantage de surpasser en étendue la plus grande des trente-et-une autres provinces qui composent l'Union. Nul voyageur ne se dispensera, à coup sûr, d'aller admirer son Natur ai-Bridge ( pont fait par la nature ) , que les Américains considèrent comme le premier grand phénomène naturel de leur pays , après le Niagara. Suivant eux , il est dans son genre, plus curieux même que la Caverne-Mammoth du Kentucky, que nous avons mentionnée dans un chapitre précédent. Ce Natur ai-Bridge est une immense arche , formée par un rocher calcaire que la nature a jeté par-

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