‹ Scènes américaines; dix-huit mois dans le Nouveau mondeChapitre 49 sur 91 · OISEAUX AMÉRICAINS · texte numérisé non relu

OISEAUX AMÉRICAINS

(bien malgré lui, sans doute) un logement dans une magnifique cage dorée. La Caroline du Sud possède un autre petit volatile fort singulier, le pe-wiit; il est tellement friand de riz qu'il paie presque toujours de sa vie sa gourmandise : Tembonpoint finit par Tétouffer. Vous avez, en outre, dans la Pensylvanie, la Virginie, et ailleurs, le whip-poor-wUt, nom imitant assez bien le cri de cet oiseau. Enfin, le touriste rencontre dans une multitude d'endroits le tree-toad (crapaud d'arbre, mais qui n'en est pas moins un véritable oiseau); celui-ci ne fait guère entendre son cri sinistre qu'au moment où des nuages électriques s'amoncellent au haut des cîeux, et que le grondement lointain du tonnerre annonce l'approche d'un violent orage.

Nous signalerons ici au lecteur la différence surprenante que l'on remarque entre la population de r Union à l'époque de la déclaration de l'indépendance, et celle qu'elle nous offre aujourd'hui. Eu 1776, l'année mémorable dont il s'agit, les treize États qui, seuls, constituaient la nouvelle confédération, ne renfermaient que S millions d'habitants. Au moment actuel, l'on compte près de 26 millions d'âmes dans les trente et un États (compris le Texas et la Californie) qui sont incorporés dans l'Union fédérale.

Enfin, nous adresserons, en passant, cette question à ceux qui, parmi les Américains, se vantent

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SCËNEïi AUËHICA

sans cesse de leur grandeur et de leur supériori sur tous tes autres peuples : « — Ne conviendre vous pas que vous êtes les descendants de c Espagnols, de ces Français, de ces Hollandais de ces Anglais, qui allèrent occuper votre lerritoi à une époque qui n'est pas encore bien loin dai les siècles passés? Ce sont donc eux qui vous o transmis, dans le sang, les éléments de vot grandeur, m

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