THÉ, CAFÉ
éitituts dés villes de TEsl es^rent pouvoir im** pmtBr» par la voie de Sai>-Ff ancisco , non^seiilement )e tbé et led autres marchandises Gbi-» Aoii^s, mais etiôore les riches soieries de Dacca et d'Aglia dans Topulente province du Bengale. Peu de temps avant mon retour ett Europe, le président Fillmore reçut comme présent â*un ami résidant à Macaô une caisse de thé, qui n'avait mis qvt^ soixante jours pour lui parvenir, à Washington {via Hon^-hong ef San-Francigco) i depuis le jour où il fut embarqué à Canton. €eite pietite expérience est assez concluante en ce qui ^xHiceTne le^ effbrts, sur une grande échelle, que Ton tentera phistardfdanslemêmebut.Le sucre se vend, thet le» grandscitoyens de r Union, proportionïiellement , boa marehéi Pour 9 sous (et souvent pour 8) la . livre^ vom y achetez du sucre blanô qui coûtek'ait I M France 18 sôus au moin».
1 Le café liquide est, en général, détestable aux I États-Unis. Ce ne sont assurément pas les qualités r k» plus fines de la fève arabe qui y manquent ; ' nais Yxm s'obstine d'ordinaire à la faire bouillir, après la torréfaction, au lieu de recourir au filtre de France, condition indispensable pour empêcher Farème de se perdre en se dégageant. Quant au chocolat, il est fort bon, pourvu qu'on l'achète chez un fabricant consciencieux, qui n'y mélange pas de fécule ; et son prix est peu élevé.
Les huîtres constituent Yuh des alnaietits fevorîs
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de nos alliés d'outre-mer. Ils les apprêtent, soit en les faisant bouillir, ou plutôt coaguler dans un mélange d'eau, de lait et de beurre, qu'ils assaisonnent ensuite avec du piment ; c'est là ce qu'ils nomment ayster-soups soit en les faisant frire à l'instar de nos « œufs sur le plat, » soit enfin en les marinant. Les gens du peuple les mangent presque toujours crues. Tous ceux qui ont parcouru l'Amérique du Nord doivent se rappeler combien sont répandues, le soir plus encore que le jour, les échoppes en plein air de ceux qui débitent ce genre de comestible. L'huître américaine étant aussi grosse que celle dont se régalent les marins du Pollet^ à Dieppe, l'emploi d'un couteau pour la partager devient nécessaire pour un palais délicat. Aussi, chaque modeste débitant de ces testacées qui s'installe dans les rues américaines, place-t-il un couteau et une fourchette à côté de chacune des nombreuses petites assiette» qu'il a étalées sur ses longues planches. Afin de mieux tenter l'appétit des amateurs, les huîtres les attendent tout écaillées ; sur une assiette se trouve une douzaine, six sur une autre, suivant le goût Et, en grande évidence, s'élève au centre de la table tout un cabaret de fioles contenant des éléments d'assaisonnements variés. A chaque instant, on remarque, parmi les nombreux chalands, un rowdy (badaud) athlétique, qui s'arrête, s'empare d'une fourchette, et, après avoir répandu quelques