XIV PRÉFACE
land? — Voilà ce que nous dit le Saga du roi Olaùs.- 1^ Ou bien, n'est-ce pas assez pour les Chinois de re- r* vendiquer la gloire de Tinvention de la poudre à ca- p non, sans qu'il prétendent, •— témoin rhistorien Vossius, — avoir fe droit à une découverte autrement splendide, celle du continent Américain? — Faut-il croire, avec certains archéologues, que Tile d'Atalantù, si mystérieusement décrite par Platon, n'était autre chose qu'une partie intégrante du monde Occidental? — Devons-nous admettre, avec le père Gharlevoix, que le premier de tous les navigateurs connus, Noé lui-même, oingla avec ses ûls jusqu'aux rivages du Labrador? — Est-il permis de supposer, avec des auteurs Espagnols considérables, que cette flotte qui. Tan 996 avant Jésus-Christ, débarquait en Palestine sa cargaison d'or destiné au temple de Jérusalem, arrivait des parages de Saint-Domingue? En effet, Christophe Colomb se figura, à la première vue des riches mines d'or d'Hispaniola, que c'était là le véritable Ophir de Salomon, et il s'imagina avoir trouvé les restes des creusets qui avaient servi à son affinage. *
Il eût été encore curieux de rechercher si c'est effectivement au continent occidental (tel que nous l'en-
* Ne pourrait-on pas soutenir que l'absence comçlète de ruines, du moins en ce qui concerne l'Amérique du Nord (le Mexique excepté), prouve assez évidemment qu'aucun peuple civilisé n'avait, depuis un temps immémorial, pénétré dans le monde nouveau, avant les Espagnols, à la fin du XV* siècle? Pour mon compte, je n'y ai remarqué nulle part, dans ma longue tournée, les moindres vestiges d'une ruine quelconque.