SCÈNE II
Le théâtre représente l'appartement de don Juan. DON JUAN, SGANARELLE, LA VIOLETTE i
LA VIOLETTE. — Monsieui", voilà votre marchand, Monsieur Dimanche, qui demande à vous parler.
SGANARELLE. — Bon. Voilà ce qu'il nous faut, qu'- un compliment de créancier. De quoi s'avise-t-il de nous venir demander de l'argent ; et que ne lui disais-tu que Monsieur n'y est pas^ ?
LA VIOLETTE. — H y » trois quarls d'heure que je le lui dis ; mais il ne veut pas le croire, et s'est assis là-dedans pour attendre.
SGANARELLE. — Qu'il attende tant ([u'il voudra.
DON JUAN. — Non, au contraire, faites-le entrer. C'est une fort mauvaise politique ^ que de se faire celer» aux créanciers. Il est bon de les payer de quelque chose ; et j'ai le secret de les renvoyer satisfaits sans leur donner un double^.