‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 113 sur 443 · DON JUAN, MONSIEUR DIMANCHE, SGANARELLE, LA VIOLETTE · texte numérisé non relu

DON JUAN, MONSIEUR DIMANCHE, SGANARELLE, LA VIOLETTE

DON JUAN, faisant de grandes civilités. — Ah ! Monsieur Dimanche, approchez. Que je suis ravi de vous voir, et que je veux de mal à mes gens de ne vous pas faire entrer d'abord ' ! J'avais donné ordre qu'on ne me fit parler personne 2; mais cet ordre n'est pas pour vous, et vous êtes en droit de ne trouver jamais de porte fermée chez moi 3.

MONSIEUR DIMANCHE. — Monsicur, je vous suis fort obligé.

DON JUAN, parlant à ses laquais. — Parbleu ! coquins, je vous apprendrai à laisser Monsieur Dimanche dans une antichambre, et je vous ferai connaître les gens.

MONSIEUR DiiMANCHE. — Monsiciir, ccla n'est rien.

DON JUAN, à M. Dimanche. — Comment ! vous dire que je n'y suis pas, à Monsieur Dimanche, au meilleur de mes amis* !

MONSIEUR DIMANCHE. — Mousicur, jc suis votre serviteur. J'étais venu. . .

DON JUAN. — Allons vite, un siège pour Monsieur Dimanche^.

MONSIEUR DIMANCHE. — Monsicur, je suis bien comme cela.

DON JUAN. — Point, point, je veux que vous soyez assis contre moi.

MONSIEUR DIMANCHE. — Cela ii'est point nécessaire.

DON JUAN. — Otez ce pliant, et apportez un fauteuil^.

MONSIEUR DIMANCHE. — Monsieur, vous vous moquez '', et...

DON JUAN. — Non, non, je sais ce que je vous dois*, et je ne veux point qu'on mette de différence entre nous deux.

MONSIEUR DIMANCHE. — Mousicur. . .

DON JUAN. — Allons, asseyez-vous.

MONSIEUR DIMANCHE. — Il n'est pas besoin, Monsieur, et je n'ai qu'un mot à vous dire. J'étais. . . DON JUAN. — Mettez-vous là, vous dis-je.

t. D'abord = tout de suite.

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