SCÈNE II
MERCUIU;:, SOSIE MERCURE, sous la Jigiirc de Sosie, sort de la maison d'Anipliitiyvii .
SOSIE, sans voir Mercure.
Mon cœur tant soit peu se rassure, 205
Et je pense que ce n'est rieir.
Crainte pourtant de sinistre aventure, Allons chez nous achever l'entretien.
MERCURE, « part.
Tu seras plus fort que Mercure,
Ou je t'en empêcherai bien. 270
SOSIE, sans voir Mercure.
Cette nuit en longueur me semble sans pareille ; Il faut, depuis le temps que je suis eu chemin, Ou que mon maître ait pris le soir pour le matin, Ou que trop tard au lit le blond Phébus- sommeille,
Pour avoir trop jiris de son viii''. 27o
MERCURE, « part.
Comme avec irrévérence
Parle des dieux ce maraut^ !
Mon bras saura bien tantôt
Châtier cette insolence ; Et je vais m'égayer avec •* lui comme il faut, 280
En lui volant son nom avec sa ressemblance.
SOSIE, apercevant Mercure d'un peu loin. Ah ! par ma foi, j'avais raison :
C'est fait de moi, chélive créature !
Je vois devant notre maison Certain homme dont l'encolure '• 285
1. Bienmarquerlechan^ement ] 'k Nous écrivons maraud. Le de Ion. C'est le vi"ai Sosie, le So- I mot a primitivement sigiiitié
sie peureux, qui parle cette fois.
•2. Phébus ou Apollon, est le dieu dont le char ramènele jour.