‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 190 sur 443 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MERCUIU;:, SOSIE MERCURE, sous la Jigiirc de Sosie, sort de la maison d'Anipliitiyvii .

SOSIE, sans voir Mercure.

Mon cœur tant soit peu se rassure, 205

Et je pense que ce n'est rieir.

Crainte pourtant de sinistre aventure, Allons chez nous achever l'entretien.

MERCURE, « part.

Tu seras plus fort que Mercure,

Ou je t'en empêcherai bien. 270

SOSIE, sans voir Mercure.

Cette nuit en longueur me semble sans pareille ; Il faut, depuis le temps que je suis eu chemin, Ou que mon maître ait pris le soir pour le matin, Ou que trop tard au lit le blond Phébus- sommeille,

Pour avoir trop jiris de son viii''. 27o

MERCURE, « part.

Comme avec irrévérence

Parle des dieux ce maraut^ !

Mon bras saura bien tantôt

Châtier cette insolence ; Et je vais m'égayer avec •* lui comme il faut, 280

En lui volant son nom avec sa ressemblance.

SOSIE, apercevant Mercure d'un peu loin. Ah ! par ma foi, j'avais raison :

C'est fait de moi, chélive créature !

Je vois devant notre maison Certain homme dont l'encolure '• 285

1. Bienmarquerlechan^ement ] 'k Nous écrivons maraud. Le de Ion. C'est le vi"ai Sosie, le So- I mot a primitivement sigiiitié

sie peureux, qui parle cette fois.

•2. Phébus ou Apollon, est le dieu dont le char ramènele jour.

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