‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 242 sur 443 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ÉRASTE, SBRIGAM

sBRtG.vxi. — Monsieur, votre homme arrive. Je l'ai vu à trois lieues d'ici, où a couché le coclie' ; et, dans la cuisine, où il est descendu pour déjeuner, je l'ai étudié une bonne grosse demi-heure, et je le sais déjà par cœur. Pour sa ligure, je ne veux point vous en parler : vous verrez de (juel air la nature l'a dessinée, et si l'ajustement qui l'accompagne y répond comme il faut. Mais, pour son esprit, je vous avertis, par avance, qu'il est des plus épais qui se fassent; que nous trouvons en lui une matière tout à fait disposée pour ce que nous voulons, et qu'il est homme enllu à donner dans tous les panneaux- qu'on lui présentera.

1. Le coche est la grande voi- 1 2. Panneaux, au propre, filets ture commune, antérieure aux pour prendre le gibier. D'où diligences. " 1 pièges au figuré.

ÉRASTE. — Nous dis-tu vrai ?

SBRIGANI. — Oui, si je me connais en gens.

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