‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 243 sur 443 · SCENE III MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, SBRIGANI · texte numérisé non relu

SCENE III MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, SBRIGANI

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC SB toume du côtè cL'où il est venu, comme parlant à des gens qui le suivent i. — Hé bien ! quoi ? Qu'est-ce? Quy a-t-il? Au diantre- soit la sotte ville, et les sottes gens qui y sont ! Ne pouvoir faire un pas, sans trouver des nigauds qui vous regardent et se mettent à rire ! Eh ! messieurs les badauds, laites vos affaires, et laissez passer les personnes sans leur rire au nez. Je me donne au diable, si je ne baille^ un coup de poing au premier que je verrai rire.

SBRiGANi. parlant aux mêmes personnes. — Qu'est-ce que c'est, Messieurs? Que veut dire cela? A qui en avez-vous ? Fautil se moquer ainsi des honnêtes * étrangers qui arrivent ici ?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC. — Voilà uu liommc raisonnable, celui-là.

sBRiGANi. — Quel procédé est le vôtre? Et qu'avez-vous à rire ?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC. — Fort bien.

SBRiGANi. — Monsieur a-t-il quelque chose de ridicule en soi ^ ?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC. — Oui.

SBRiGANi. — Est-il autrement que les autres ?

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC. — Suis-jc tortu OU boSSU ?

sBRiGANi. — Apprenez à connaître les gens. MONSIEUR DE POURCEAUGNAC. — C'cst bien dit. SBRiGANi. — Monsieur est d'une mine à respecter". MONSIEUR DE POURCEAUGNAC. — Cela cst Vrai '. sBRiGANi. — Personne de condition.

1. Le lieu de la scène est une place où aboutissent plusieurs rues.

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