‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 286 sur 443 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MADAME JOlRi:)AIN, MONSIEUR JOURDAIN, NICOLE, DEUX LAQUAIS

MADAME JOURDAIN. — Ail ! ail ! A'oici uiic nouvellc histoire ! Qu'est-ce que c'est donc, mon mari, que cet équi2>agelà ? Vous moquez-vous du monde, de vous être fait enharnacher de la sorte ? Et avez-vous envie qu'on se raille partout de vous •' ?

MONSIEUR JOURDAIN. — Il n'y a que des sots et des soties, ma femme, qui se railleront de moi.

MADAAiE JOURDAIN. — Vraiment, on n'a pas attendu jusqu'à celte heure ; et il y a longtemps que vos façons d'agir donnent à rire à tout le monde.

MONSIEUR JOURDAIN. — Qiii cst douc toul cc moiide-là, s'il vous plaît ?

•MADAME JOURDAIN. — Tout CC uionde-là est un monde qui a raison, et qui est plus sage que aous. Pour moi, je suis scandalisée de la vie que vous menez. Je ne sais plus ce que c'est que notre maison. On dirait qu'il est céans carême-prenant^ tous les jours ; et, dès le matin, de peur d'y manquer, on y entend des vacarmes de violons et de chanteurs, dont tout le voisinage se trouve incommodé.

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