SCÈNE XIII
LE DOCTEl^R d la fenêtre, en bonnet de nuit et en camisole ; LE BARBOUILLÉ, YILLEBREQUIN, GORGIBUS, ANGÉLIQUE
LE DOCTEUR. — Hé quoi ! toujours du bruit, du désordre, de la dissension, des querelles, des débats, des différends, des combustions, des altercations éternelles ^ ? Qu'est-ce ? Qu'y a-t-il donc ? On ne saurait avoir du repos.
viLLEBREQUiN. — Ce n'est rien, Monsieur le Docteur, tout le monde est d'accord.
LE DOCTEUR. — A propos d'accord, voulez-vous que je vous lise un chapitre d'Aristote, où il prouve que toutes les parties de l'univers ne subsistent que par l'accord qui est entre elles ?
viLLEBREQUiN. — Cela cst-il bien long?
LE DOCTEUR. — Nou, Cela n'est pas long ; cela contient environ soixante ou quatre-vingts pages.
viLLEBREQUiN. — Adicu, bousoir, nous a'ous remercions.
GORGIBUS. — Il n'en est pas besoin.
LE DOCTEUR. — Vous ne le voulez pas ?
GORGIBUS. — Non.
LE DOCTEUR. — Adicu douc, puisque ainsi est- ; bonsoir : latine, bona nox^.
viLLEBROQuiN. — AUons-iious-en souper ensemble, nous autres.
FIi\ DE LA JALOUSIE DU BARBOUILLÉ
1. C'est le même défilé de mots qu'au début de la scène précédente.