Il me faut porter. Règle
Il se faut entr'aider, p. 3i, n. 1.
- 2. Baladin {danseur, sauteur)
fait jeu de mot avecpaladin. Mais le mot porte juste.
3. Sur l'absence darticle. Rk- GLE : Faire leçon, p. 49, n. 4.
FiG. 29. — Le Mamamouchi et Madame Jourdain.
(Odéon.) Acte V, Scène i.
« Voyez Vinipertinente de parler de la sorte à un iiianiaïuouclii ».
M. Jourdain, le turl)an de travers, est encore en extase, pendant que sa femme le croit devenu fou. Le contraste entre les costumes des deux personnages accroît le comique.
Mariage turc
[Clconte, costumé en fils du Grand-Turc, demande la main de Lucile. Naturellement, Monsieur Jourdain consent à un si noble mariage. Mais que vont dire sa femme et sa fille ?]
SCKXE V
LUCILE, CLÉONTE, MONSIEUR JOURDAIN, DORANTE i, COVIELLE
MONSIEUR JOURDAIN. — Venez, ma lUle, approchez-vous, et venez donner voti*e main à Monsieur qui vous fait l'honneur de vous demander en mariage.
LUCILE. — Gomment ! mon père, comme vous voilà fait ? Est-ce une comédie que vous jouez ?
MONSIEUR JOURDAIN. — Nou, iiou : cc u'cst pas une comédie ; c'est une affaire fort sérieuse, et la plus pleine d'honneur pour vous qui se peut- souhaiter. (Montrant Ctéontc.) Voilà le mari que je vous donne.
LUCILE. — A moi, mon père ?
MONSIEUR JOURDAIN. — Oui, à VOUS. AUoRS, touchcz-lui dans la main, et rendez grâces au ciel de votre bonheur.
LUCILE. — Je ne veux point me marier.
MONSIEUR JOURDAIN. — Je le vcux, moi qui suis votre père.
LUCILE. — Je n'en ferai rien.
MONSIEUR JOURDAIN. — Ali ! quc de bruit ! Allons, vous dis-je. Çà, votre main.
LUCILE. — Non, mon père ; je vous l'ai dit, il n'est point de pouvoir qui me puisse obliger à prendre un autre mari que Cléonte ; et je me résoudrai plutôt à toutes les extrémités, que de. . . (Reconnaissant Cléonte.) Il est vrai que vous êtes mon père : je vous dois entière obéissance, et c'est à vous à disposer de moi selon vos volontés.
MONSIEUR JOURDAIN. — Ah ! jc suis ravï de vous voir si promptement revenue dans voire devoir, et voilà qui me plaît d'avoir une fille obéissante,
1. Dorante est un comte assez | 2. Peut. Nous mettrions ici ie
peu scrupuleux, et qui a volon- subjonctif. L'indicatif énonce un
tiers profité de son titre pour fait positif.
emprunterderarg-enlàM. Jour- CL CiiovzuT..., Grammaire Fran-
dain. • 1 çaise, § 433.