‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 33 sur 443 · Le verbe effrayez est à l'im · texte numérisé non relu

Le verbe effrayez est à l'im

pératif.

7. Guères = pas trop. Les poètes écrivent i;-uèrrs pour les besoins de la i-iinc cl de la mesure.

L's est d'ailleurs, dans la vieille langue, ajouté à un grand nombre d'adverbes {mêmes, etc.).

8. Foi de = par la bonne foi de : c'est une formule de serment. On dit : foi de gentilhomme !

9. Anselme s'est jeté à genoux pour débiter cette sorte de prière : le quatrain a l'air d'une litanie.

. 10. Y = à cela, à cette plaisanterie.

11. C'est l'interrogation double des Latins : iitrum... an. Règle :

MOLIERE

Qui traite ' de défunt une personne en vie ?

ANSELME

Hélas ! vous êtes mort, et je viens de vous voir 2.

TANDOLFE

Quoi ! j'aurais trépassé sans m'en apercevoir ?

ANSELME

Sitôt que Mascarille en a dit la nouvelle, J'en ai senti dans l'âme une douleur mortelle,

PANDOLFE

Mais enlin, dormez-vous ? Êtes-vous éveillé ? Me connaissez '-vous pas^ ?

ANSELME

Vous êtes habillé D'un corps aérien'' qui contrefait le vôtre. Mais qui dans un moment jieut devenir tout autre. Je crains fort de vous voir comme un géant grandir, Et*' tout votre visage affreusement laidir. Pour Dieu ! ne prenez point de vilaine ligure ; J'ai prou' de ma frayeur en cette conjoncture*.

Page 1