On comprend la manœuvre
Après la mort d'Argan, les créanciers, amis de Béline, vont ré-
tion qui les lie d'avance à elle.
5. Un billet au porteur est payable à la personne , quelle qu'elle soit, qui est détentrice du billet.
6. S'il vient faute de vous, c.-àd. si vous venez à disparaître.
7. Elle ne s'attendrissait pas tout à l'heure, pendant la consultation de M. de Boonefoi.
Photo Walérj'.
FiG. 36. — Monsieur Diafoirus.
(Odéon, M. Jeun d'Yd).
Doctoral et solennel, même en visite, M. Diafoirus père est vêtu de noir, comme il convient à un homme grave. Il a peu d'élégance, mais de l'autorité, et semble encore porter la robe.
Photo Waléry.
FiG. 37. — Thomas Diafoirus.
(Otléon, M. Desfontaines.)
Maigre, long, l'air niais , la figure vieille, le geste gauche, mal vêtu de serge noire, les cheveux plats et pauvres, Thomas Diafoirus a toujours l'air de réciter une leçon.
BÉLiXE. — Ah ! Monsieur, vous ne savez pas ce que c'est qu'un mari qu'on aime tendrement
ARGAX. — Il me faut faire mon testament, mamour, de la façon que Monsieur dit; mais, par précaution, je veux vous mettre entre les mains vingt mille francs en or, que j'ai dans le lambris 1 de mon alcôve, et deux billets payables au porteur-, qui me sont dus, l'un par Monsieur Damon, et l'autre par Monsieur Gérante.
BÉLiNE. — Non, non, je ne veux point de tout cela. Ah !... Combien dites-vous qu'il y a dans votre alcôve ^7
ARGAX, — Vingt mille francs, mamour.
BÉLINE. — Ne me parlez point de bien, je vous prie. Ah !... De combien sont les deux billets !
ARGAN. — Ils sont, mamie, l'un de quatre mille francs, et l'autre de six.
BÉLINE. — Tous les biens du monde, mon ami, ne me sont rien au prix de ^ vous.
MONSIEUR DE BONNEFoi, « Argan. — Youlcz-vous que nous procédions au testament?
ARGAN. — Oui, Monsieur ; mais nous serions mieux dans mon petit cabinet. Mamour, conduisez-moi, je vous prie.
BÉLINE. — Allons, mon pauvre petit lils.
La présentation de Thomas Diafoirus
[Monsieur Diatbirus père présente Thomas Diafoirus (îls à Argan et à sa tainille.]