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nirs de pénitence ne reviennent point. Au bout de l’année, le solitaire croit être à la fin du beau jour où la nymphe lui est apparue , il va faire, dit-il , le sacrifice du soiret veut que tous ses devoirs ne cessent point.d’être accomplis. Ici la scène présente un caraët®re encore plus original, un dialogue piquant s'établit entre l’anachorète et sa compagne qui rit de sa bonne foi et de son assurance. — « Eh bien, homme consommé dans la sagesse, que vous importe donc ce jour de préférence à cent autres ? Allez, quand celui-ci se passerait encore sans être fêté comme tous ceux qui, durant de grands mois , viennent de sécouler pour vous, qui, dites-le-moi, pourrait y faire quelqu'attention. et s’en scandaliser ?
— «Mais, répliqua l’anachorète, lorsque c’est ce matin même, à femme charmante , que je t'ai aperçue sur le bord du fleuve » Que Je t'ai reçue dans mon ermitage et que voici le premier soir témoin de ta présence en ces lieux, dis-moi, que signifie ce langage et ce rire moqueur que j'aperçois sup tes levres ?
—« Et comment, lui répondit-elle, ne pas sourire de votre erreur, quand depuis ce matin dont vous. parlez, voici qu’une révolution de l’année est en grande partie écoulée.
— «Quoi! serait-ce donc la vérité qui sortirait de ta bouche , à nymphe trop séduisante , ou
> 380 = plutôt ne serait-ce pas un pur badinage , car il me semble que je m'ai encore passé qu'un seul
jour avec toi ?
—«Oh pourriez-vous me soupçonner d'user de
Pao PAS
mensonge envers un aussi vénérable brahmane , un saint ermite qui a fait vœu de ne jamais s é-
carter un seul instant du chemin suivi par les.
sages ? » »
On conçoit aisément la fureur de Kandou, en voyant qu'un moment à suffi pour dissiper son orgueilleux espoir; que le sourire d'une jeune beauté a détruit ses vains projets. Son assurance et sa bonne foi, les coquetteries de la nymphe et la gravité fragile du solitaire , tout cela forme une scène vraiment piquante et qui ne pouvait naître que dans une semblable mythologie. |
il y a une foule d'autres morceaux où Von trouve des scènes d'un genre différent et qui ont peut-être encore plus d'intérêt, parce qu'elles sont remplies d'une véritable sensibilité. Quoi de plus touchant que l'épisode de Yadjenma-data- Bada, où l'amour filial et la tendresse paternelle présentent tout ce qu'ils ont de sublime? Quoi de plus touchant encore que le Meghàdoutà (le nuage messager), où Von voit un infortuné qui associe toute ja nature à ses souvenirs.
et dont la douleur est si éloquente ?