CHAPITRE ONZIÈME
Le récit de Miloud.
Mebrouk passa une partie de sa soirée ea prières pour remercier Dieu et le prophète de sa victoire.
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II se reudit à huit heures (4) eur les bords du Sig, où Tarmée avait assis ses bivouacs et se livra, avec ferveur, aux pratiques de Voudou-el-seghir ou la petite ablution (2).
Il versa un peu d'eau dans sa main droite et la lava ; ii en versa ensuite daos
(1^ C'est l'heure du Salat-el-Euchay la dernière des cinq prières imposées, durant les vini^:-quatre heures, par le Koran.
('2) n y a deux espèces d'ablutions, la petite et iagrandequel'on appelle OurfoM-e/-Jïc6tr. La grande
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sa main gauche et la lava de même en prononçani par trois fois ces paroles :
c Au nom du Dieu clément et miséri- 9 cordieux (1), mon intention est de faire > la prière du soir, et de louer le souve-
ablution ne diffère de la petite que par Taspersion des flancs; la loi ne l'impose que pour la purification de certaines souillures, Pour être valables, toutes les pratiques de la grande et de la petite ablution doivent être répétées trois fois.
(1) Cette invocation se lit en tète de tous les chapitres du Koran, le chapitre IX excepté.
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• rain de l'univers qui m'a secouru, afin » qu'il me protège encore dans l'accomx> plissement de mes desseins.
Il se gargarisa ensuite avec une gorgée d'eau, et aspira deTean par les narines, en disant toujours par trois fois :
«O mon Dieu! faites-moi sentir l'odeur du paradis \ »
Puis se servant de sa main droite comme d'un vaso, ii.i^,r^mpm,4'ei^WF.8^
lava la figure du front au meuton, d'une oreille à l'autre, et ensuite les deux bras jusqu'aux coudes, en commençant par le bras droit.
Il trempa dans l'eau ses deux mains, réunies par l'extrémité des doigts, les porta au front où il les sépara pour les faire glisser jusqu'au menton.
Alors il frotta de noureau ses oreilles ' et son cou.
Enfin, ayant lavé avec grand soin ses
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deux pieds, le pied droit le premier, il jBt à demi voix sa prière (1).
€ 0 mon Dieu ! sans votre protection, j'aurais certainement succombé dans ma lutte avec Brahim-ben-Taïeb.
» C'était un homme vaillant, fort, habile, et si j'ai le cœur d'un guerrier, je n'en
(1) Lorsque les Musulmans manquent d'eau pour leurs ablutions, ils se conforment à un usage prescrit par les commentateurs, usage que nous décrirone à l'occasion.