‹ Scènes de la vie arabe (volume 2)Chapitre 6 sur 21 · LE 1»I\IX · texte numérisé non relu

LE 1»I\IX

Kalah, son iiiteiiigente est en grande répatation daus sa tribu; s'il nie savoir lire et écrire, c'est que le mensonge ne lui coûte rien.

— Décousez-moi la doublure de ce kaban, du côté gauche, dit le colonel aux soldats qui avaient déshabillé Miloud.

Le pauvre nègre poussa un cri de terleur en voyant de quelle iaçon brutale on traitait le seul habit neuf qu'il eût jamais porté.

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Son visage exprima une douloureuse siupi^faction que le colonel, attentif à rétudier, prit pour un trouble de conscience, pour un involontaire aveu de trahison.

— Hâte-toi de tout révéler, dit-il à Miloud, de plus en plus consterné à mesure que s'avançait l'œuvre de destruction : ta franchifie pourrait te sauver la vie î

— Me sauver la vie! balbutia Miloud.

Ma franchise! Que veux- tu que je révèle^ je ne sais rien... Pourquoi déchirer ainsi

mon kaban? il ne t'a rien fait, pas plus que moi.

— Ainsi tu ne veux pas avouer ?

— Par la face de Dieu ! je ne te comprends pas.

— Ils sont tous ainsi, mon colonel, dit riûlerprète : sous le bâlon,*sous le couteau, on n'en arrache que des men- •^ouges.

"" — Continuez, reprit le colonel, s'adres-

sant à ses hommes qui se remirent à découdre.

-r- Tiens ! s'écria l'un des soldats, il paraît que les tailleurs de chez eux rembourrent les doublures avec du papier. •• v'ia un chiffon J

— Donnez-moi cela, dit le colonel, qui, se tournant vers Miloud, ajouta . pourras-tu nier maintenant ?

— Je ne nie rien, je n'avoue rien.

Qu'est-ce que c'est que ce papier?

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