LM PAIX
Ne te traite pas d'esclave, ajouta-t-elle d'une voix trop émue, ce que j*aime pardessus tout chez un homme , c'est la sincérité jointe au courage... Tu es brave autant qu'on peut Tétre .. ne serais-tu pas sincère?
— Par le livre qm enseigne tout (4) , je jure de ne pas savoir tromper.
— Eh bien î dès-lors, tu le trompe toi-
(1) Le Koran .
DO SÀNC. 173
inême à ton insu... N'as -tu pas dans la tête une pensée ardente et fixe, dans le cœur un désir?...
— Oui, ma pensée fixe est de venger mon frère, de me payer le prix du sang, de tu3r de ma main l'odieux Khalaf, et de contribuer à abattre la puissance usurpée de l'émir. . . Quana à mon cœur...
— Achève... ton cœur a-t-il une ambition?
47i LE PRIX
—- Ohl oui, UDe ambition, vous dites vrai; une ambition extravagante...
— Ecoute-moi, Mebrouk, in terrompit Meryem : sois ce que tu es, pieux, brave et sincère...
Poursuis tes vengeances, et le prix du sang sera pour toi, dans ton ambition satisfaite, si extravagante qu'elle te paraisse.
— Dieu est grcind ! Dieu est grand.
s'écria Mebroiik, interdit, stupéfait, suffoqué par l'ivresse qui euflammait son cœur et son cerveau : Lelia^ Lella...
dites-vous donc vrai?
~- Moi, la fille de l'Abib-ben-Taleb, que dans le Sud on appelait l'honnête hoaime, je n'ai jamais menti, Sidi-Mebrouk ; sache-ie pour ne pas l'oublier...
Adieu, que le salut soit sur toi !
Sur vous soit le salut! balbutia
Mebrouk en se retirant à reculons.
Arrivé dans le vestibule, il se mit à courir, rencontra Miloud , lui sauta "lu cou sans lui dire un mot et reprit sa course.
Le bon nègre jeta un gros éclat de rire, et, apercevant Yaya, il lui dit :
— Par bonheur c'est lui qui est fou et et non pas moi !
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Les troupes légères n'occupèrent Mascara que pendant quelques jours.
Le temps, loin de s'améliorer, devenait plus menaçant.
Le maréchal ordonna l'évacuation d'une ville à demi-ruinée où nous ne trouvions aucunes ressources.
On était sans nouvelle de l'ennemi quoi que nous eussions poussé de fréquentes reconnaissances dans diverses
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serions peu inquiétés dans notre retraite.
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En effet, nos premières marcûâiifftnt à peine suivies par quelques centaines de cavaliers dont la fureur s'exerça sur de pauvres lrainard^"aiSâft?ife "^r la
Le maréchal rallia ses réserves et se
^ porla sur Mp^^ag^^fP x)ù^ ^f^ ^^^ -.. de» .iiéDOser, ses, malades, ses blessés, et .'>a ^edo^ngr, un pf,u ^e repos à ses troupes exténuées.
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dci la plaine, de THabrah^le maréchal
jeçut la soumission d'un cheik des Bord-
lia.
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fioi^^9^i9^WWfiBr^^iqH§J5in-.des ^ chefe les plus influents des gouf[jg^(j^e Témir se tenait dans le pays pour surveiller nos EQOuvements et nous préparer des embuscades.^
6 ciifaioidrçQtiAl,fi^ia,ppd^-fl^fPi}|t et apprendre.
ISO LK PAIX
Mebrouk regarda ce cheik avec cette pénétrante finesse dont il avait déjà donné tant de preuves au maréchal , et il iai dit :
— Ce chef dont tu parles, quel est son nom?
Sidi-Khalaf-ben-Chérif.
Mebrouk ne irahit aucun trouble à cette réponse qui, cependant, le ûl frissonner.
BC SAMC. 181
— Il est dans ce pays, contioua-t il ; mais dans quelle tribu ?
— Chez les Medjer.
— Et toi, ta es de Bordjia?
— Oui.
— Le pays des Medjer est montagneux... on peut aisément y tendre des piéget, je sais cela.
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si bien son émotioïi;4}Mm^'^8y Wfi
la remarqua pas, tandis que Mebrouk
la saisit sans le donner à connaître.
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— Nous pensions que vous passeriez •^ ûi^biofl 9b 89 uî ,ioJ fd — chez les Medjer, répondit le cheik , voilà
pourquoi Sidi-Khalaf s'est retiré dans
cette tribu...
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Il vous y attend avec des forces consi-
-Blnoai ige i^ibslf. esb avea sJ — , durables, et mi)i, que Ta guCTrelasse et
«9b .îiibnsj. Y insajàziB tii^na i.<xii^û, ruine, moi,T[ui suis piuioiâiiacuelrJfn»-
tapha-ben-Ismael qu^ 5iai-Â^)rf?âHffti-
ou SARfi. 183
der, je suis venu vous offrir l'occasion de détruu'e un gros parti, en vous coil- < duisant h la rencontre cfô v^ ïiinémfé^ que nous surprendrons.
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«r-; Et quel jour,, ou plutôt quelle nuit Bl îUBijftgq ôiUiioi Jo niiUiiefijjjoJ loi lo)
choisiras-tu pour cette expédition ?
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— La nuit de demain.
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— Pourquoi pas la nuit prochaine?
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— Parce qu© Sidi-Khalaf qui court le •M 8£iq 911 ah 9100119 iinj>i9} JuoidoM
18i- CB r«ix
pays pour rassembler du monde, ne sera au Medjer que demain soir.
— La parole de cet homme est d'or, dit Mebrouk au maréchal ; il faudra rester ici tout demain et fondre pendant la nuit «ur les Medjer ; vous 'ferez une superbe capture.
Le cheik entendant ces mots que traduisait Tin terprète, laissa flotter un lé- | ger sourire sur ses lèvres.
Mebrouk teignit encore de ne pas re-