‹ Scènes de la vie arabe (volume 3)Chapitre 14 sur 21 · LM PAIX · texte numérisé non relu

LM PAIX

Ne te traite pas d'esclave, ajouta-t-elle d'une voix trop émue, ce que j*aime pardessus tout chez un homme , c'est la sincérité jointe au courage... Tu es brave autant qu'on peut Tétre .. ne serais-tu pas sincère?

— Par le livre qm enseigne tout (4) , je jure de ne pas savoir tromper.

— Eh bien î dès-lors, tu le trompe toi-

(1) Le Koran .

DO SÀNC. 173

inême à ton insu... N'as -tu pas dans la tête une pensée ardente et fixe, dans le cœur un désir?...

— Oui, ma pensée fixe est de venger mon frère, de me payer le prix du sang, de tu3r de ma main l'odieux Khalaf, et de contribuer à abattre la puissance usurpée de l'émir. . . Quana à mon cœur...

— Achève... ton cœur a-t-il une ambition?

47i LE PRIX

—- Ohl oui, UDe ambition, vous dites vrai; une ambition extravagante...

— Ecoute-moi, Mebrouk, in terrompit Meryem : sois ce que tu es, pieux, brave et sincère...

Poursuis tes vengeances, et le prix du sang sera pour toi, dans ton ambition satisfaite, si extravagante qu'elle te paraisse.

— Dieu est grcind ! Dieu est grand.

s'écria Mebroiik, interdit, stupéfait, suffoqué par l'ivresse qui euflammait son cœur et son cerveau : Lelia^ Lella...

dites-vous donc vrai?

~- Moi, la fille de l'Abib-ben-Taleb, que dans le Sud on appelait l'honnête hoaime, je n'ai jamais menti, Sidi-Mebrouk ; sache-ie pour ne pas l'oublier...

Adieu, que le salut soit sur toi !

Sur vous soit le salut! balbutia

Mebrouk en se retirant à reculons.

Arrivé dans le vestibule, il se mit à courir, rencontra Miloud , lui sauta "lu cou sans lui dire un mot et reprit sa course.

Le bon nègre jeta un gros éclat de rire, et, apercevant Yaya, il lui dit :

— Par bonheur c'est lui qui est fou et et non pas moi !

nv 8Ai««* t77

Les troupes légères n'occupèrent Mascara que pendant quelques jours.

Le temps, loin de s'améliorer, devenait plus menaçant.

Le maréchal ordonna l'évacuation d'une ville à demi-ruinée où nous ne trouvions aucunes ressources.

On était sans nouvelle de l'ennemi quoi que nous eussions poussé de fréquentes reconnaissances dans diverses

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serions peu inquiétés dans notre retraite.

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En effet, nos premières marcûâiifftnt à peine suivies par quelques centaines de cavaliers dont la fureur s'exerça sur de pauvres lrainard^"aiSâft?ife "^r la

Le maréchal rallia ses réserves et se

^ porla sur Mp^^ag^^fP x)ù^ ^f^ ^^^ -.. de» .iiéDOser, ses, malades, ses blessés, et .'>a ^edo^ngr, un pf,u ^e repos à ses troupes exténuées.

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dci la plaine, de THabrah^le maréchal

jeçut la soumission d'un cheik des Bord-

lia.

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fioi^^9^i9^WWfiBr^^iqH§J5in-.des ^ chefe les plus influents des gouf[jg^(j^e Témir se tenait dans le pays pour surveiller nos EQOuvements et nous préparer des embuscades.^

6 ciifaioidrçQtiAl,fi^ia,ppd^-fl^fPi}|t et apprendre.

ISO LK PAIX

Mebrouk regarda ce cheik avec cette pénétrante finesse dont il avait déjà donné tant de preuves au maréchal , et il iai dit :

— Ce chef dont tu parles, quel est son nom?

Sidi-Khalaf-ben-Chérif.

Mebrouk ne irahit aucun trouble à cette réponse qui, cependant, le ûl frissonner.

BC SAMC. 181

— Il est dans ce pays, contioua-t il ; mais dans quelle tribu ?

— Chez les Medjer.

— Et toi, ta es de Bordjia?

— Oui.

— Le pays des Medjer est montagneux... on peut aisément y tendre des piéget, je sais cela.

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si bien son émotioïi;4}Mm^'^8y Wfi

la remarqua pas, tandis que Mebrouk

la saisit sans le donner à connaître.

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— Nous pensions que vous passeriez •^ ûi^biofl 9b 89 uî ,ioJ fd — chez les Medjer, répondit le cheik , voilà

pourquoi Sidi-Khalaf s'est retiré dans

cette tribu...

.iuO —

Il vous y attend avec des forces consi-

-Blnoai ige i^ibslf. esb avea sJ — , durables, et mi)i, que Ta guCTrelasse et

«9b .îiibnsj. Y insajàziB tii^na i.<xii^û, ruine, moi,T[ui suis piuioiâiiacuelrJfn»-

tapha-ben-Ismael qu^ 5iai-Â^)rf?âHffti-

ou SARfi. 183

der, je suis venu vous offrir l'occasion de détruu'e un gros parti, en vous coil- < duisant h la rencontre cfô v^ ïiinémfé^ que nous surprendrons.

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choisiras-tu pour cette expédition ?

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— La nuit de demain.

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— Pourquoi pas la nuit prochaine?

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— Parce qu© Sidi-Khalaf qui court le •M 8£iq 911 ah 9100119 iinj>i9} JuoidoM

18i- CB r«ix

pays pour rassembler du monde, ne sera au Medjer que demain soir.

— La parole de cet homme est d'or, dit Mebrouk au maréchal ; il faudra rester ici tout demain et fondre pendant la nuit «ur les Medjer ; vous 'ferez une superbe capture.

Le cheik entendant ces mots que traduisait Tin terprète, laissa flotter un lé- | ger sourire sur ses lèvres.

Mebrouk teignit encore de ne pas re-

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