‹ Scènes de la vie arabe (volume 3)Chapitre 20 sur 21 · UE pftn · texte numérisé non relu

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Le coup parti.

Messaouda, enlevée par la main de son maître, se cabra et retomba, non sur ses pieds, mais sur ses genoux...

La balle de BeR-CliA.rif l'avait frappée au cœur.

La noble bête exbaia un soupir douloureux , le sang jaillit de ses naseaux ...

Elle roula dans la boue, tressaillit et expira !

Khalaf lança Chitann en avant pour saisir MeLrouk ,., au moment de sa chute.

Mais, gêné par ses entraves, Chitann trébucha dans les cordes d'une (ente et s'abattit avec tant de violence, que son cavalier alla rouler aux pieds de Mebrouk.

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— Tu ne te reièvt ras pas, s écria Me- Liouk.

Et il enfonça, jusqu'au manche, son couteau dans la goqje de B^n-Chérif, qui poussa un gémissement rauque, étoulTé dans des flots de sang.

Mebrouk s'assit sur la poitrine de son ennemi , et d'une voix calme , ii lui dit:

— CrciïoS-tu en Dieu, mainte-

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nant sorcier de TOucd- Noun?....

Courberas-tu enfin ton orgueil insolent et sacrilège devant la toute-puissance de celui qui venge, sur ton corps, et son frère dont tu a causé la perle, et sa majesté que tu as si souvent outragée?

Oui,jet*ai enlevé Lella-Meryom dont je suis épris.

Oui, elle na'a jure qu'elle m'épouse-

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tait quand ta n'existerais pias, car elle le hait et te méprise... !;

Oh ! combien tu souffres , n*est-ce pas, de ce que je dis à ton oreille ?

Ta gorge n'est pas brûlée par le sang qui en jaillit, autant que ton cœur que j'outrage à plaisir!..

Khalaf, hâte- toi de mourir pour que je coupe ta lôte, et que ce trophée, mau-

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dit roule, lancé par mes mains, aux pieds de ma maîtresse, comme a roulé la tête de m^n frère Salem, sous les yeux en larmes de la'veuve Amina »...

Hàie-toi de mourir...

Sinon, je te frapperai encore, car je suis pressé d*en finir, moi Ion maître, ton sultan, ton vainqueur...

Khulaf tressaillit violemment.

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Il sembla vouloir se dresser comme un cadavre galvanisé.

Mais sa tête, à peine relevée, retomba dans la boue, et son âme s*cnvola avec un soupir qui fut un cri de fureur étranglé par la mort.

■ Alors, Mcbrouk S2 pencha sur sa victime, et, lorsqu'il se releva, le corps de Bcn-Chérif était décapité.

Mcbrouk s'approcha de Mcssaouiu,

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s'agenciiilla près d'elle, la bais.i tendrement, coupa une poijnée de sa crinière et dit :

— Adica Fille du vent,,.

Je te pleure , mais je ne te plains pas ..

Tu es morte comme je mourrai, s*il plaît à Dieu !

Quatre heures après la razia, les spa-

his et les goums rentrèrent au bivouac cm n:aréciiai, qui fit de grandes caresses à lilebrouk et lui ^donna de beaux cadeaux.

Le cbeik fut épargné, grâce au succès de notre entreprise, mais on le cbassa du bivouac sans vouloir accepter sa soumission.

Mebrouk ;se présenta devant Meryem.

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Etjetantàses pieds la tête de Ben- Ghérif, il lui dit :

— Lella, jesuis vainqueur... vous n'ayez plus d'ennen^i (

— Mais j'ai un ami, répondit Aleryem en détournant les yeux du sanglant et pâle visage de Ben-Chérif sur lequel Yaya jeta un voile.

Puis elle ajouta, en offrant sa main à Mebrouk.

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— La fille (le l'Ahib-ben-Taleb n'a qu'une parole... c'est elle qui te paiera le prix du sang ,

Mebroak tomba aux genoux de sa fiancée, pendant que ia nourrice emportait la tête de Ben-Chérif qu'elle donna au boiteux Miloud.

— Qu*ilsoit fait de toi ce. que tu aurais fait de moisi volontiers, dit Miloud.

Et il emi /{'ta !a sanglimle dépouille

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hors (lu bivouac pour la lancer dans les broussailles, où elle devint la proie des hyènes et des chacals.

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