XI
Le Kald des Smélas. {Suite,)
Le kaïd avait calculé ce qu'il faudrait de temps à son messager pour revenir de chez les Garabas, et il s'était présenté au colonel commandant le camp du Fi-
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guier une demi-heure avant le moment fixé pour ce^retour.
— Les lettres pour Témir et pour Ben- Taïeb ont été remises, dit-il ; mon messager a fait le voyage sans accident.
— Ah ! ah I et les renseignements que je t'ai demandés.
— Tu ne tarderas pas à les avoir, j'ai ordonné qu'on envoyât devant ta tente le cavalier chargé de cette mission, aussitôt qu'il serait de retour.
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Le kaïd. on le voit, prenait aussi ses précautions.
U ne voulait pas qu'on pût le soupçons ner d'altérer la vérité, et, pour le cas où sa fraude serait découverte, il la laissait ainsi à la charge du messager dont la boucke seule aurait menti.
Le colonel et le kaïd se promenèrent devant la tente avec leur interprète.
Ils passèrent et repassèrent plusieurs fois devant Mebrouk.
Le colonel afTectait ae j h ter souvent les yeux sur Messaoudu, et il étudiait le kaïd. qui, de son côté, feignait une grande indifférence à l'endroit de la belle jument, qu'il avait tant vantée quelques heures auparavant.
Dès le matin , îlicbrouk s'était occupé avec ïèlé de fta compagne.
Il l'avaic bouchonnée pour enlever la poussière qui avait souillé sa robe brillante ; et, au soleil levant, il s'était fait donner de Torge qu'il avait étalée dans son burnous et sur ses genoux.