‹ Scènes de la vie arabeChapitre 5 sur 18 · DO 8 AN G · texte numérisé non relu

DO 8 AN G

« L'usage de la dïa (prix du sang) re- > monte au temps de l'aïeul du prophète » Abd-el-Mettaleb (1). >

€ Abd-el-Mettaleb n'avait qu'un seul » enfant, et. dans sa douleur, il fit cette » prière :

> Seigneur, si vous me donnez dix en- » fants, je jure de vous en immoler un » en action de grâces. »

(1) Le Grand Désert, par le général Daumas, auquel ce fragment d'un récit arabe est emprunié.

e Dieu l'entendit, et le fît père neuf fois encore. Abd-el-Mettaleb , fidèle à sa promesse, remit au sort de décider quelle serait la victime, et le sort choisit Abd- Âilah. Mais la tribu s*élevant contre le sacrifice, il fut décidé qu'Abd- Allah serait mis d'un côté et dix chameaux de l'autre ; que le sort serait de nouveau consulté, jusqu'à ce qu'il se prononçât pour l'enfant, et qu'autant de fois qu'il se prononcerait contre lui , dix chameaux seraient ajoutés aux premiers.

« Abd- Allah ne fut racheté qu'à la onzième épreuve, et cent chameaux furent immolés à sa place.

c Quelque temps après, Dieu manifesta qu'il avait favorablement accueilli cet échange, car il fit naître d'Abd-Allah, notre seigneur Mohammed {Mahomet); et depuis, le prix du sang (la dïa d'un Arabe), est fixée partout à cent chameaux (1). ï

(1) Pour les habitants des sables dont les chameaux font la principale richesse. La Dïa de cent chameaux n'a donc, ici, qu'une valeur représentative du prix généralement fixé dans les autres contrées.

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