DU 8A9G
aboiements tumultueux signalèrent le voisinage d'un douar.
— Sommes -nous arrivés? demanda
\--ii-
Kbaiaf avec trouble.
— Oui, les tentes de Sidi-Brahim-ben- Taïeb sont là ; mais le malheur nous y attend. Seigneur... Songez au propbète, et ne nous arrêtons pas.
— Pourquoi cela ?
90 LE pan
— C'est aujourd'hui sainadi (l), jour néfaste 1... Nous n'y avons pas réfléchi.
— Quand ce serait le jour de mon jugement, que t'importe? Les enfants de la tribu ont-ils peur des mensonges des sorciersï Continue ta route et fais selon mon bon plaisir. . —
^ yqo i(>P|. . 'fffqn^fe^ ,ba9lî6 — Cet homme est le démon ! murmu-
(1) Le samedi, jour férié des juifs, est redouté des Arabes, peuple superstitieux à l'exc^.
ra Saîem, dont tout le corps frémit d'une terreur superstitieuse. Qui donc m'a lancé le mauvais œil (1).
Arrivés sur un plateau que couvraient une vingtaine de tentes rangées en cercle, Salem et Khalaf qui le suivait furent enveloppés par une bande de chiens
(1) Aaîriy le mauvais œil, c'est un acte d'envie, secrète qui, dans les superstitions arabes, tient à la sorcellerie et porte malheur. Onm'ajeiéun&ort^ disent encore les bonnes gens de certaines contrées en Europe.