Cl::Xl!;.S Dii LA VIE CKUELLE
FAUST. — Non ?
MÉPHiSTOPHÉLÈs. — J'ai trouvé ici le bonheur... icietà Bullier. Je me suis arrangé une existence aux oignons ; j'ai mon restaurant, mon café-concert, mes amis avec lesquels je joue au rems et au bezigue. Je serais Lien sot d'abandonner tout cela.
FAUST. — Est-ce toi que j'entends, Méphistophélès, et serait-il possible que tu fusses abruti à ce point?
NINA, à Méphistophélès. — Ne te laissB donc pas bêcher comme cela, mon vieux chien.
FAUST. — Secoue cette torpeur immonde...
Ne sens-tu pas battre ton cœur à l'idée de revoir la grande patrie allemande?
MÉPHISTOPHÉLÈS. Zut !
FAUST. — Oh! tu m'impatientes à la fin!
Bon gré, mal gré, tu me suivras, je le veux !
(il cherche à l'enlrainer. )
NINA. — Attends, je vais appeler le fruitier par la fenêtre !
FAUST. — Obéis, tîls de l'enfer !
MÉPHISTOPHÉLÈS, se débattant. — Lâclie-moi. . .
etje te rends ton pacte.
FAUST. — Vrai .' MÉPHISTOPHÉLÈS. — J'aime mieux cela !
(il allume ua parchemin.) TienS !
FAUST, confondu. Olî !
MÉPHISTOPHÉLÈS. — Es-tu conteut, crampon?
FAUST, avec un soupir. — Les diables s'eu vont!
(il regarde Méphislophélès et hausse les épaules.) AuiCU, gâteux! (il sort.)
NINA. — • Bon voyage I
29i SCÈNES DE LA VIE CRUELLE