‹ Scènes de la vie de provinceChapitre 3 sur 45 · A MADEMOISELLE SOPHIE SURVILLE · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE SOPHIE SURVILLE

C'est un vrai plaùir, ma chère nièce, que de te dédier un livre dont le sujet et les détails ont eu l'approlation, fi difficile à obtenir, d'une jeune fille à qui le monde est encore inconnu, et qui ne transige mec aucun des tioblef principes d'une sainte éducation. Voua autres jeunes filles, vous êtes un public redoutable ; car on ne doit vous laisser lire que des livre'' purs comme voire âme est pure, et l'on vous défend certaines lectures comme on vous empêche de voir la Société telle qu'elle est. K'est-ce pas alors à donner de l'orgueil à un auteur que de vous avoir plu? Dieu veuille que l'affection ne t'ait pas trompée ! Qui tious le dira ? l'avenir que tu verras, je l'espère, et oit je ne serai plus.

Ton oncle, HONORfi \)F. BALZAC.

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