Àttomeyt procureur
— • Est-*U possible? dit l'Anglais étOBiié.
-^Pourquoi non? répondit Jeremiab, Ces pau^ » vres gens sont fort haureux avec elle : ils mangent, boivent, font l'amour, et trayaillent à leur aise dans la manufacture de poudre qu'elle a fait construire à Oaksburg^ Elle vdlle sur eux, elle les protège contre tous les malheurs qui sont la suite de l'im*^ prévoyance. Chacun d'eux est toujours libre de la quitter. Personne ne courra après le fugitif, ^le &it construire une école pour leurs enfants,...
-^ Oui, dit Deborab, e| le dragon du papisme dévore ces Ames innocentes.
— En d'autres termes, reprit Jeremiab, elle a fait venir un petit abbé italien pour les catéchiser. C'est un jeune et joli prêtre, plein de grâces et de caresses; il OQpipte devenir évèque 'in partibus. Miss Alvarez le reçoit fort bien, le fait dîner avec elle, le gorge de bonbons et de sucreries. On n'en médit pas trop.
— Et votre ami le souffre? dit John Lewis.
— D'abord je ne crois Tien de ce qu'on dit; de plus, il esttrès^dlfflciie de savoir si Paul a les droits d'un amant sur miss Julia, car il s'en détend avec force, et, malgré les apparences, je ne sais qu'en penser. Les services rendus expliquent sufûsam* ment leur intime amitié. Dès qu'elle fut devenue riche , elle voulut partager sa fortune avec lui. Il a refusé. Tout au plus a-t-il consenti à devenir son
associé et à gérer les affaires de la société. Paul est aujourd'hui presque aussi riche qp^'m Californie^ et miss Alvarez a plus de six cent mille dollars,
— Est-ce.rusage des charpentiers de^ feire fortune au Kentuckyî dit l'Anglais.
— C'est une plaisanterie d' Acacia» ajouta Jpremiah. Il a été charpentier en effet, et trés-habile charpentier. Quel métier n'a-t-il pas fait? Aujourd'hui, tous les charpentiers du comté IrayaiUent sous ses ordres. C'est lui qui a tracé le plan et coQstruit la plupart des maisons d'Oaksburgi Avant lui, ipon père possédait une ferme de trois mille après, isolée au milieu de cette immense forêt. Lorsque j'amenai Paul à Oaksbqrg, il fut frappé de l'heureuse situalion de la ferme sur les bords du Kentucfcy, et il décida miss Alvarez h construire une manufacture de poudre qui devait fournir à )a consommation de tout l'État. Les nègres de miss Alvarez la suivirent. Paul construisit plusieurs centaines de maisons qui se vendirent fort bien. Il improvisa un journal, le Semi-We^kly M^senger^ qui paraît deux fois par semaine, et qui donne le prix du beurre, du cochon, du bœuf, du sucre d'érable, des nègres du Sud, qui anuQUce les représentations théâtrales, les sermons, les ccmp meetings^ kp cuisinières h vendre ou à louer, les nouvelles d'Europe, d'Asie et d'Afrique, la santé du président de la république et celle du rédacteur du journal, A peine trouvenez-vous
des informations plus intéressantes et plus sûres dans le Netv-Tork Herald ou dans le Times de Londres.
— Dans le TViww/ dit FAnglais en souriant avec orgueil.
— Oui, dans le Times. Paul n'a pas son pareil pour amuser l'abonné. Il bouche les trous du journal avec les intrigues secrètes de la cour de Chine ou les-bonnes fortunes du czar Nicolas. Usait ce qui se passe dans le boudoir de la reine Victoria et dans le harem du sultan.
— Est-ce qu'il écrit purement l'anglais?
— Il se fait entendre. Nous prenez-vous pour des membres de l'université d'Oxford? Il s'agit bien vraiment d'imiter le style d'Addîson, de Swift ou de Macaulay ! Nous avons, Dieu merci ! bien d'autres chats à fouetter. Aiguiser un mot, arrondir une période, c'est bon pour des gens d'Europe, qui ont tout le temps d'écrire des balivernes, et de les relire après les avoir écrites. En littérature. Acacia: n'a qu'un principe, le voici : l'anglais n'est que du français mal prononcé.
— Oh! s'écria John Lewis avec indignation.
— Cela nous amuse; nous rions des pédants de la vieille Angleterre. Au reste, le Semi-Weekly Mes^ senger est fort bien rédigé. Toutes les femmes du pays déposent leurs vers dans un coin du journal , au bas des annonces. Cette innocente manie lui vaut plus de douze cents abonnés , car il n'y a pas dans
tout le Kentucky moins de douze ou quinze cents demoiselles sans emploi qui font des élégies au lieu de coudre leurs robes.
— Mon frère, dit doucement Lucy, vous passez les bornes de la plaisanterie.
— Croyez- vous, chère Lucy? Eh bien! j'ai tort, et je prie Deborah de me le pardonner. »
Celle-ci se leva sans répondre et sortit de la salle,
« Jeremiah, dit Lucy, épargne un peu Deborah. Tu sais qu'elle n'entend pas raillerie. Tout poète est irritable. »
Au même moment, on annonça M. Isaac Craig; tous les assistants parurent surpris.
C'était un jeune homme de haute taille, trèsmaigre, trèfe-roide et très-vigoureux, un vrai Yankee, On sait que ce nom s'applique surtout aux habitants de la Nouvelle-Angleterre. Sa physionomie froide et dure tenait le milieu entre le chat et l'usurier. Il entra hardiment, le chapeau sur la tête, suivant l'usage, secoua les mains de Jeremiah et de Lucy, regarda John Lewis fixement, et dit à Jeremiah : « Monsieur, je veux vous parler d'une affaire importante. Sommes-nous seuls? »
L'Anglais alla se coucher.
« Parlez, dit Anderson.
— Monsieur, reprit le Yankee, j'ai trois cent mille dollars et j'aime passionnément miss Lucy, votre scéur. Voulez-vous me la donner en mariage? »
Lycy fit un signe négatif.
c Vous voyez sa réponse, dit le frère,
— Je sais, dit Craig, qu'on y met d'ordinaire plus de façons. Excusez-moi i miss Lucy, je suis homme d'affaires. Je ne connais pas 1q p^yg de Tendre, mais je vous aime pjus que tout J'ai de l'argent pour \os fantaisies : vous irez à New-York, à Saratoga, en Europe même, autant qu'il vous plaira. Je ne vous refuserai rien, je ne vous contraindrai en rien. •
— Monsieur, dit la jeune fille, je vous remercie; je ne puis pas accepter ces offres généreuses* »
Le Yankee ne se déconcerta pas, « J'espère, dit4l en se tournant vers Jeremiab, que ce refus n'altérera pas nos relations d'arailiôî
— Non sans doute, répondit celui-ci, ~ Ce n'est qu'une affaire manquée,
— Je le regrette, dit Anderson avec froideur; mais Lucy est maîtresse de ses actions.
^ Et nous serons toiyours bons voisins?
-^ Comme à présent.
— Eh bien! donnez-m'en une preuye,
— Laquelle ?
— On va bientôt élire un maire h, Oaksburg :
donnez-moi votre voix et toutes celles dont vous
A ces mots, Jeremiab éclata de rire.
« Voilà donc l'objet de votre visite, cher monsieur
Graig? Pourquoi faire tant de détours et demander la main de ma sœur?
— Monsieur, dit le Yankee, je demande l'une et l'autre, et j'espère, en demandant beaucoup, obtenir quelque chose.
— Nous verrons, dit le Kentuckien ; rien ne presse. Les élections ne seront pas faites ayant un mois. »
Isaac sortit plein de fureur, Sn rentrant chez lui, il rencontra Appleton, le contre-maître rçnvoyé pai' Acacia.
« Eh bienl quelles nouveUes? demanda Appleton.
— n me refuse sa sœur et sa voix. .
— Est-ce que vous aimez sa sœur?
— Môil Suis-je un enfant ? Quand je veux de l'amour, je l'achète tout fait. Une fille de couleur me plaît autant que ces filles de bonne maison et de grandes p^anièresi. »
Appleton fit claquer sa lapgue. ' « Je me contenterais bien, dit-il, de certaine fille de couleur que je connai^^
— Cette Julia Alvarez? Il t'en a cuit d'y porter les doigtSr Acacia veille,
— Oh! dit Appleton avec rage, quand donc le rencontrerai-je au coin d'un bois î
— Patience ! Il est sur ses gardes , et trop fort pour que nous puissions l'attaquer ; mais je sais le côté faible. Avant deux moi», il sera forcé de quitter Oaksburg.
» II m'a chassé de sa maison , dit Appleton , et moi je lui brûlerai la cervelle.
— Ce n'est rien. Que dirais-tu s'il t'avait dépouillé d'un héritage ? Tai quitté toutes mes affaires pour m*attacher à ses pas, je l'ai suivi à Oaksburg, je lui fais concurrence en tout; mais ce damné Français ne paraît pas s'en apercevoir. II est heureux dans toutes ses entreprises. Aujourd'hui même je soupçonne qu'il n'est pas étranger au refus de Lucy Anderson.
— Si je le croyais, dit Appleton, quel plaisir j'aurais à troubler son bonheur!
— Gomment ?
— Mon Dieu! dit Appleton, le moyen n'est pas nouveau, mais il est bon : quelques lettres anonymes bien placées....
— C'est le pont aux ânes, dit Craig. Adieu, je te Jaisse à tes idées; elles ne peuvent être qu'excellentes.
— Au moins vous me payerez bien ? demanda le contre-maître.
— Cinq mille dollars pour toi le jour où tu l'auras tué.
— Bien.... Au revoir. »
Amour et polémique.
A demi couchée sur un canapé, dans sa chambre, miss Alvarez attendait Acacia. Elle était, contre sa coutume, rêveuse et mélancolique. Le lingot^ si honnête homme et si délicat d'ailleurs , avait gardé en amour quelque chose de la licence soldatesque. Depuis l'âge de dix-huit ans, il n'avait connu en Algérie que des Moresques , des Espagnoles ou des Bédouines, femmes faciles que toute armée traîne à sa suite. Sans être beau, il avait sur le visage ce mélange de douceur et d'énergie qui plaît aux femmes. Julia, déjà façonnée à l'amour par M. Sherman, son premier maître , aima passionnément son Ubérateur et devint sa maîtresse. Si le souvenir d'un premier amant ne l'avait retenu, Paul l'aurait tout d'abord épousée et conduite en France; mais le fantôme de Sherman, sans troubler son bonheur présent, l'empêchait de croire qu'il pût être éternel. Disons tout, car notre héros n'était point
Le lendemain, Acacia sorlit pour aller à ses affaires. Julia restée seule , reçut la lettre suivante:
« Un ami de miss Alvarez se fait un devoir de la prévenir du prochain mariage de miss Lucy Anderson avec M, Acacia. Le voyage de Louisville n'avait pas d'autre but que Tachât des présents de noces. Miss Alvarez pourra s'en convaincre en voyant au cou de miss Anderson un collier de perles de deux mille dollars qu'elle a reçu hier de son fiancé. »
La première pensée de Julia fut de poignarder son amant ; la seconde fut de pleurer. Le signor Carlino Bodini se fit annoncer, etfut très-mal reçu. Le pauvre abbé, qui venait prendre tranquillement son chocolat, fut effrayé de la colère et des larmes de sa belle protectrice.
#» Lisez, dit-elle sans répondre à ses compliments, et voyez sa perfidie. »
Il fit deux pas en arrière. C'était un bon petit abbé, parfumé, ambré de la plante des pieds à la racine des cheveux. Certes il n'approuvait pas )a liaison illégitime de Paul et de Julia, mais il approuvait encore moins qu'on le prît pour juge entre eux : il craignait par-dessus tout de se faire des querelles. « On m'envoie, disait-il, dans ce pays de sauvages pour faire des conversions , et non pour choquer inutilement des gens irritables.
Miss Alvarez était la plus généreuse et la plus riche calbolique de tout le Kentucky; Acacia, malgré son indifférence religieuse , était toujours prêt à souscrire en faveur de TÉglise catholique , la plus mal rentée de toutes les Églises d'Oaksburg : fallait-il, par un zèle inconsidéré , se fermer la porte d'une maison si hospitalière ? Tôt ou tard un bon mariage couvrirait ce désordre momentané. Telles étaient les réflexions du bon abbé.
« Lisez donc, » dit l'impatiente Julia.
L'abbé lut la lettre.
« Eh bien ! reprit-elle, qu'en dites-vous ? »
Il leva les yeux au ciel, soupira et se tut.
« Peut-on trahir plus cruellement une femme ? dit Julia.
— Hélas! les hommes sont si méchants !... Je ne vois pas la signature.
— C'est une lettre anonyme, je le sais; mais le coup n'en est que plus cruel. Ma honte est déjà publique ; tout Oaksburg sait qu'il m'abandonne. Est-ce le prix d'un amour si fidèle ? car je n'ai aimé et n'aimerai jamais que lui. L'ingrat ! »
Carlino pensa à M. Sherman.
« Mon enfant, dit-il d'un ton doux et insinuant, voilà le châtiment sévère, mais équitable, que Dieu réserve à nos désordres. Si vous aviez épousé M. Acacia, vous ne craindriez pas une rivale.
— Taisez-vous , Carlino , répondit-elle, vos ser-
inons sont insupporlablcs. Prenez votre chapeau et vos ganU, et courez chez miss Andei'son.
— Ob ! dit-il un peu étonné,
— El voyez si elle a reçu le collier dont parle la lettre.
— Vous i^'y pensez pas, chère miss Alvarez ; moi ! un prêtre ! Sous quel prétexte...!
— Avez-vous peur du contact des hérétiques ?
— Non, miss Alvarez. Décidément je ne le puis pas.
— Eh bien ! n'en parlons plus dit-elle avec indifférence. Au moins, cher abbé, vous ne me refuserez pas de déjeuner avec moi. »
Lltalien fut ravi de se tirer h si peu de frais d'un pas si difficile. Le déjeuner était exquis et fort différent de celui que la plupart des Américams, toujours préoccupés de leurs affaires , avalent sans y penser,
« Mon cher abbé, dit Julia, qu'avez-vous fait ce (natin ?
— J'ai dit mon bréviaire.
— Avez-vous visité quelques coreligionnaires, ce malheureux Irlandais, Mac-rKibbens, par exemple , qui s'est fendu le crâne hier en tombant du haut d'un toit! Il faut songer à cette malheureuse famille^ Tenez , donnez-leur ces cinquante dollars.
— Oh l vous êtes un ange*
ACACIA. bi
— Je sais, je §^js.... Il serait convenable, je crois, de pprter upe liste de souscriptiop chez les plus riches prpprjélaires 4'Q2».lçsburgî Voiis n'onbljprp? P4S la famille Ajidersop. »
C^rlino soufit.
fi PpurquoI riez-vous î dit-elle. Ne faut-i| pas secourir les fp^l^?le§ î N'est-ce p^s upe des sep^ œuvreg de pénitence ?,.. A\\\ yoyez donc en même temps si iTiiss hWY a un collier- Allez et revenez sur4c-champ. Je nç sai§ qij^ feire gfans VQi|s, f
Carlîîjo ^'inclipa ,et ^prtft,
« Singulière compiissjpn pour un prêtre! î»p^n§^-
Deborpih le rçç^t foj-t jn^l. Elle haïssait et méprisait Ie§ pa^pistes. ^l\^ ^y^\\gs^Tàé tous les préjugés de Knox et de Gahiii cpntre l2[ prostituée jies sept çQlliqeSj la npi|velle Babylonp, le pape qui est VAntechrist , et )ps cardinaux qui sont l^s dr^gpns dévorapts dppt par)e l'Apocalypse, L'orgvjeU et 1^ haine sont deux plissions anglo-saxonne^,.
Bodlni se présept^ d'un air humble, gr^ve et doux , qui ne put pas désc^rmer T^ustère méthodiste. Il s'excusa d'^hûrd d'entrer dans, une famille protestapte sans y être ipvité, Il y était cpptraint par la nécessité de vepir ^u secpurs fl'un pfiuvre ouvrier blessé. Au reste, la différence des religipns ne l'ejppêchait pai? de rendre justice h l'^ente cl^ri^É des membres des auJrps çouimunipns chré-
Ucnncs, el en particulier de miss Deborah et de miss Lucy. Quel que fût le chemin, le ciel était le but commun de tous les chrétiens^ et il osait espérer quemiss Deborah et miss Lucy lui sauraient gré de leur donner occasion de montrer ces vertus aimables qui sont le plus bel attribut des femmes. Il termina par quelques flatteries italiennes qui ne firent pas grand effet sur la jeune sœur, mais qui adoucirent visiblement le regard sévère de Deborah. La pauvre fille n'était pas habituée à entendre réloge de sa beauté , et l'hyperbole de Carlino lui parut la vérité même, déplacée sans doute dans la bouche d'un prêtre , mais ce prêtre était catholique, c'est-à-dire peu scrupuleux, suivant les idées de Deborah. Il est si doux d'être admiré , même quand on méprise l'admirateur !
«Monsieur, dit- elle avec une condescendance mêlée de roideur, la bourse d'un chrétien est à tous ceux qui souffrent. Ces sentiments sont ceux de tous nos frères méthodistes aussi bien que les nôtres. Je vous remercie d'être venu à nous. »
Elle donna dix dollars, et Lucy autant. Carlino les remercia avec une politesse exquise.
« Vous avez là, dit-il, une bien belle Bible.
— C'est un présent que M. Acacia m'a fait hier , dit Deborah.
— Est-ce que miss Lucy serait moins zélée méthodiste que vous ? demanda Tllalien. Je ne vois
pas la sienne. Combien je serais heureux qu'elle voulut reconnaître l'erreur où vous vivez et embrasser la religion catholique ! Vous seriez l'ornement de ma petite Église.
— Ne prenez pas feu si vite , dit Deborah. Lucy n'a pas moins de zèle que moi pour la vraie foi mais notre ami Acacia lui a fait présent d'une parure mieux assortie à son âge et à ses goûts un peu profanes. Il lui a donné un très-beau collier de perles.
— Excusez mon indiscrète curiosité, » dit l'Italien en se levant. Et il courut chez miss Alvarez pour lui rendre compte de sa mission.
« Hélas ! . dit Julia , tout est perdu , mon cher abbé. Paul ne m'aime plus. Il est entiché de cette horrible blonde aux yeux bleus qui chante des psaumes le dimanche. Comment peut-on regarder une blonde ? Et quelle blonde ! Avec un peu d'effort, on la trouverait rousse. Elle chante faux, elle s'habille mal, elle n'a pas le sens commun, elle est ennuyeuse comme la vertu. Carlino, mon cher Carlino, ne pourriez-vous pas imaginer un moyen de le dégoûter des blondes et de§ hérétiques ?
— J'essayerai, dit l'abbé; mais, croyez-moi, miss Alvarez, le plus sûr est d'épouser. Dieu maudit les unions illégitimes.
— Il est trop tard, » dit-elle avec désespoir.
Le soir, Acacia revint tout joyeux. Son journal