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m (ECYRES BS )IÉirBI t^HSClENGE.
Je ne ToufaKerai jamais^ jainais ! et tous les ans f%ai pieds nus en votre honneur à Montmgè ^
Après cette fervente aspiration éé gralifade^ ^s forces parurent Tabandonner. Elle appuya le bras sur Tépaide de Jeah^ cac^ son visage sur le sein du sotdat> et se mit à pleurer silencieusement. Le jeune homme n'était pas moins éttni qu'elle; à hii ausâ les paroles manquaient pour exprimer tous tes sentiments qtd tléboi*daient de son cœttr. TatA im av^^ de reconnaisstocè^ d^amotr et ^e féUdté s'était ^mvert devant lui et le ravissait dans la contèÉ^ytaâôn de la \ie Me^etn^sRs qui lui était promise.
Enfin Tr&ie se leva et rénfôna^ àVec mÂlIe elcclamations joyeuses^ la visière verte deVàM les yeux de son attiiç elle mit te sac sot son dos> prit !e jeune hotome par la main , et tous. deux se remirent en route d'un pas léger, tandis que la jeune fille expr&naît Wh bonheur par ces paroles :
— 'O cher Jean, je ne sais (5e '^ue î*ài> iùA% Je voudrais danser et sauter de joie : maMenànt je miitrdherais vingt heures encoi^e sans ressentir ^de fkfi^e.
— Moi aussi, Trine, répondit le soldat ; îl me sertfHè que jje pourrafe voler î 0 mon âWie , si mon œil gauche pouvait être guéri! que* bonheui», ^èl boïihdur! Udh ooèm bat quand j'y pensé.
— Guérir? tu guériras! la sainte Vierge y vèilte% dans le ciel... Ne vois4upœ que lamadù de Dieu s'en mêle? et mon rêve de cette nuit !
— Ghèrè Trine , chère Trine l s'écria le jérinefconraie
V Lien de pèlerinage très-fiéquentê dans la proyince d'An?en«
LE CONSCRIT. f70
en pressant sa main d'uoç frémissante étrçii^te^ sa c'était vrai^ vois un peu quelle heureuse vie nous aurions sur la terre ! Kous ferions ce que' tu m'as si généreusement promis 5 nous nous marierions. Je travaillerais comme ^n esclave;^ al£^s ftvec courage^ avec bonheur; toi, ma feipmç bien-^^méej t^ n'aurais plus riea i faire que te reposer...
TTïNon pasy ^e^^i^ dit Triqe ea sourian^ji ti]\ penses sans doute que mes bras pourraient s'habituer à la paresse ; c'e^t ce qv^e ^u verras 1
— C'est égal, reprit le jeune homme, tu ne ferais que ce que tu voudrais, et rien de plus. Et nos parents, Tr^ie, comme ils seraient heureux jusqu'au dernier jour de leur vieillesse, au milieu de notre amov^r et de nos soins l J'a^ttrais le mur qui sépare nos deux chaumières et n'en ferais qu'une seule maisou, pour que nous pus^ns demeurer tous ei^semble. Ce serait un p^adis de j|oiç et de bonheur !
— Oh ce que tu dis est beau, dit la jeune f^lle d'uq^ voix émue... Le mur tombera dès notre arrivée, et alor^ Iç grand-père, nos deux mères, Paul, toi et moi, et jusqu'à nos bêtes, nous pourrons^ toujours nous voir, toujours être ensemble. Quelle vie l quelle vie !
Trine battit des mains de joie comme un enfant.
— Et puis, poursuivit Jean, nous avoîis trop peu de terres pour y pouvoir toujours travailler et pour mettre de côté. Je serai marchand de déchets de sapins, et peu à peu de bois et de fagots. Alors il faudra songer à avok quelque chose sous la main pour le temps à venir; car...
La voix du jeune homme s'affaiblit^ et il dit presque inintelligiblement :
— Car^ s'il plaît à Dieu^ notre ménage s'agrandira peu à peu...
Il s'arrêta^ car au même instant la jeune fille porta les mains à ses yeux, et Jean l'entendit pleurer et sangloter :
— Pourquoi mes paroles t'attristent-elles? demandat-il.
La jeune fille reprit sa main, la pressa doucement, et répondit en soupirant :
— Pour Tamour de Dieu, tais-toi ! ne parle plus de ces belles choses. Mon cœur se brise à t'entendre... mais c'est de joie seulement... Jean, je suis si heureuse que j'en perdrai la tête si tu continues à parler du paradis qui nous attend... '
— Et moi donc, Trine! je ne puis me taire : mon cœur déborde. Laisse-moi continuer et dis aussi quelque chose. Ainsi nous arriverons pleins de joie, et sans le savoir, à Moll pour nous reposer.
Le soldat se reprit à dérouler de nouveau les heureuses perspectives entrevues, et fit apparaître aux yeux de la jeune fille vivement touchée le magique avenir d'une existence passée à deux tout entière, et dont ils savouraient par avance les ineffables félicités.
Enfin ils approchèrent d'une grande commune. Trine donna le sac à Jean, et la main dans la main ils entrèrent dans Iq village.