‹ Scènes de la vie flamandeChapitre 24 sur 44 · Le mois de féTrier · texte numérisé non relu

Le mois de féTrier

^ Non^ pas un mot.

— Écoute donc. J'ai gagné à fendre du bois pour les cercles une assez jolie sonune , tu le sais. Cette année; pour la première foi8> nous pourrons mettre de côté quelque petite chose ^ le fermage et les contribua tions payés... Voilà que j'ai encore toute une voiture de bois fendu et^ ce que la mère ne sait pas^ je reçois pour chaque botte quelques cents * de plus qu'autre* fois. Demain matin je vais en ville, je livre mon bois, on me paie, et je gaixle un peu d'argent sans que la mère puisse en rien savoir...

— Fi! Barthélémy, dit la jeune fille d'une voit indicée ; sois sûr que je vais le dire tout de suite à la mère !

— Ne prends pas si vite la mouche, Jeannette! Laisse4noi achever, -^ et si toi-même tu ne danses pas de joie, dis que je suis un menteur. N'as-tu pas vu, Jeannette, comme le mouchoir de cou de la mère est vilainement usé, et quel air misérable il a?... Je suis presque honteux quand je la vois aller à Téglise aved cette guenille...

►— C'est poitftant bien vrai, Barthélémy; j'ai déjà eu la même idée.

Ces paroles parurent réjouir le jeune homme, et ce fut avec animation qu'il i^épondit :

— Eh bien. Jeannette, sais-tu ? Non? Je vais acheter pour la mère un beau grand mouchoir, mais si beau que madame Meulemaiis, la fermière du château, n'en a pas de plus beau l II sera tout rempli de fleurs rouges,

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