I. Varie
BASS GÂNSSNDONGK. 210
— > S'il m'iqppelle encore^ comme hier^ voleur et lourd paysan , je lui jette mon fléau à la tôte> dit un des our vriers avec colère.
— La cruche voulut lutter avec la pierre^ et elle tomba en pièces au premier choc, dit Kobe ironi-
— Quant à moi^ je me moque de ses gros mots, et je le laisse défiler son chapelet de sottises, dit un ^second.
— Vous faites au mieux, dit Kobe; ouvrez vos deux oreilles bien larges^ ce qui entre par Tune sort par Pauire, n faut bien aussi que le baes en ait pour son argent. Donnez-lui raison et faites ce qu'il dit.
— Faire ce qu'il dit? et si on ne le peut past
— Dans ce cas-là, donnez-lui raison tout de même et ne le faites pas; ou plutôt ne dites rien, faites comme si vous ne saviez rien de rien, et songez qu'il n'y a rien de mieux que le silence.
— Tout homme est homme I Je me moque de sa brus* querie. Qu'il commence^ et je saurai bien aussi lui montrer les dents I n n'a pas le droit de me traiter comme une béte, quoique je ne sois qu'un ouvrier.
— Ce que vous dites est bien vrai, Driesken % et poui>* tant vous frappez à faux, fit observer Kobe : chacun doit connaître sa place dans le monde. Que dit le proverbe? Étes-vous enclume, souf&ez les coups comme une enclume; êtés-vous marteau^ frappez comme un marteau» Et puis un bon petit mot brise une grande colère.