‹ Scènes de la vie flamandeChapitre 43 sur 44 · IT · texte numérisé non relu

IT

Ml (EUTBM BB BBBBI flOBBetBHGB.

ee in«age..4.« Pourquoi do&d retfaeÉ-Toàs totre mi^t

^ Sur ce mariagel sur quoi mariaget demanda k baron.

^ AlloDSi àUoB8, serrés la liiidii de Vôtfë béàtt-pèiei et dans quinie Jours le premier ban sera ptfl)iié... Pas de timidité^ baroni iknis iie sommes jiltis des enfants : la mainllamain!

Le baron partit d'un Idng éclat dé îSré; la Sàiptisè et ranxiété se peignirent sur le visage de baes Qâtseiy' dmiek.

— Pourqud riés-vdus, monsieur Yaîi Bi*mnkàstéelt demandiHt41 tout btetdû; éstrcë de jôië par hàâidt

-— Ah çal monsieur GansendonclL, s'écria le baron dès qu'il fût maHre de sdn rite, ayez-TOùâ perdu lé sens commun, ou qu'estrce qui Vous pi^nd Y

^ N'ateK-vous pas dit Vôus^néme ^e Wjè alliez vdus mariée?

— - Sans doute, avec une jeune demoiselle dé Pstk- Elle n'est pas aussi jolie qiie votre Usa; mtâs eÛe est dmitesse et porte un nom antique et reiiomUié.

Un {Asstàh fit t^éssaillif le baes des pieds k H tété; 'i dit avec une figure suppliante :

^ Monsieur le baron, mettons toute plaisahtèiié t part^ s'il vous platt. C'est bien ina Lisa que Vous voulez épouser, n'est-ce pas) Je sais que vous aimez à rii^, et je n'ai rien à y redire si cela peut vous faire plaisir; mais songez-y un peu bien, baron : des filles coiimie nôti» Lisa il n'y en a pas par douzaines; belle comme une fleur des champs, instruite, bien élevée, d'une famille respectable, trente mille francs dans la inaih et autant à

BÀES GANSENDONGK. >'5

attendre! Qe n'est pas I^ une affaire pour xv^Bj et je ne §£d3 si uqe comtesse offre toujours aut^qt 4'^yantages. Une bonne occasion s^envole conunp les cigognes sur la mer, et Dipu sait quand elle reyient.

-r-TT Pauvre Gansendonck, dit le baron, je vous plains; yous n'avez yraiment pas vos cinq sensj il y a quelque c)ïOse d^ dét|!aqu^ dans votre cerveau.

— Comment? comment? s'écria le baes avec irritation. Mais je pie contiendrai; c'est peut-être pour rire. I) faut cependant que notre malentendu ait une fin. Jq pose nettement la question, monsieur Yaq Çn^nkasteel : voulez-yous épouser ma fille, oui ou non? Je voMs ei) prie, donnez-moi une réponse claire et nette.

r-Il qi'est aussi possible d'épouser Lis^, baes, qu'à vous d'épouser l'étoile du berger.

— Et pourquoi cela? s'écri^ le bfies en cplère; seriezvpus donc trop fier pour vouloir de nous? Les Gansen-? donck sont des gens honorables, mppsieiir, §t^ Us on^ inainte belle pièce de terre sous le ciel bleu ! Bf ef, épour sez-yous ipa fille, opi pu non?

— Votre demande est ridicule : cependant je veux bien y répondre. Npj?, je n'épouserai pas ^sa, ni aujourd'hui, ni depiain, pi jamais ! Et laisse^mq en paix avec vos folles lubies.

Tremblant de rage et rouge comme ion cpq ,. de hontef et de dépit, le baes frappa violemment du pied sur le tapis; et s'éprit :

— A}i I |[na Fernande est ridicule I je sm m fou ! vouç ne yçivle^ p^ épp^ser Lisa I ^ous venrppç çft 1 ]La loi est là pour tout le monde, aussi bien ppur ipoî q^e peiir ui|

ait (E1ITEB8 DS HKNRI C0H8CIB1VCE.

baron. Dii88é-|e dépenser la moitié de mon bien^ je saurai bien vous y contraindre. Quoi ! vous pénétrerez chei moi grâce à une foule de ruses hypocrites, vous ferez accroire à ma fille un tas de faussetés, vous compromettrez sa bonne renommée, vous vous moquerez de moi... et puis vous oserez dire : Je ne m'en soucie pas, je vais épouser une comtesse 1 Les choses ne vont pas ainsi; baron... On n'y va pas si légèrement avec baes Gansendonck. Après ce qui est arrivé hier, vous ne pouvez plus refuser ; vous devez réparer l'honneur de ma fille^ ou je vous fais paraître devant le tribunal, et je vous poursuivrai jusqu'à Bruxelles. Vous épouserez ! Et si vous ne me donnez pas dès maintenant votre consentement, je vous défends de mettre encore le pied chez moi, entexh dest-vous !

Pendant cette sortie , le baron avait regardé le baes avec un tranquille sourire de pitié et avec un grand sang-froid;* seulement, à la fin de la tirade menaçante, une certaine rougeur parut sur son visage , indice que l'indignation ou la colère cherchaient à le faire sortir de son calme.

— Monsieur Gansendonck, pour me respecter moimême, je devrais tirer ce cordon de sonnette et vous faire condwre hors du château par mes domestiques; mais j'ai vraiment pitié de votre démence. Puisque vous le voulez, je vais une fois pour toutes répondre claire- \ ment et nettement à tout ce que vous avez dit et à tout ce que vous pourriez dire encore. 0 y a en ceci une leçon pour vous et une pour moi. Nous ferions bien de la mettre à profit tous deux.

BÂES GANSENDONCK. 817

— Je veux savoir, s'écria le baes, si vous épousez Lisà, oui ou non?

— N'avez-vous pas d'oreilles, que vous me demandez si souvent la même chose ! Écoutez, monsieur Gansendonck, ce que je vais vous dire, et ne minterrompez pas, sinon mes valets viendront mettre fin à notre ridicule entretien.

— J'écoute, j'écoute, grommela le baes en grinçant des dents; quand je devrais en mourir, je me tairai, pourvu que j'aie mon tour après.

Le baron commença.

— Vous me reprochez de m'être introduit chez vous, et cependant vous savez bien vous-même que c'est vous qui m'avez engagé à y venir, et qui m'avez excité à faire la connaissance de votre fille. Qu'ai-je donc fait chez vous qui ne l'ait été avec votre assentiment? Rien. 4u contraire, vous trouviez toujours que je n'étais pas assez familier avec votre fille. Et maintenant vous venez prétendre que je dois l'épouser ! Ainsi c'était un piège que vous me tendiez, et vous m'attiriez avec des vues cachées. Jugez vous-même si je dois oui ou non condamner de semblables moyens et d'aussi présomptueux projets. Je venais auprès de Lisa parce que sa société m'était agréable, et qu'un loyal sentiment d'amitié m'attirait vers elle. Si cette liaison, par laquelle je pensais vous honorer, a eu pour nous tous un triste résultat, cela vient uniquement de ce que nous n'avons pas pris garde au proverbe : Hante qui te ressemble. Nous avons tous deux agi sans consulter la raison, et tous deux nous en sommes punis. J'ai été, à ma grande honte, presque

Page 1