Mot anglais qui signine ouragan, IcmpClc
route , et les circonstances , il faut bien le reconnaître , justifiaient assez ces craintes.
De retour d’un exil employé à parcourir l’Europe et à chercher dans de studieux loisirs l’oubli des malheurs de son pays , le général don Ânastasio Bustamante occupait alors la présidence. Si le désintéressement et la probité , unis à un ardent patriotisme, suffisaient pour gouverner un grand État, Bustamante eût été l’homme qu’il fallait au Mexique. Comme presque tous les généraux qui se sont partagé le pouvoir dans la république mexicaine , c’est dans la guerre de l’indépendance qu’il avait fait ses premières armes. Ami et partisan dévoué de l’empereur Iturbide, il avait hautement blâmé l’ingratitude de Santa- Anna , qui avait commencé sa carrière militaire en se révoltant contre celui qui l’avait tiré de l’obscurité. Ce fut le commencement de cette inimitié personnelle qui subsiste encore entre les deux généraux. A l’époque où je me trouvais à Mexico , Santa-Anna ne pouvait pardonner au général Bustamante de l’avoir emporté sur lui pour la présidence. Depuis trois ans , ce dernier avait eu à traverser de dangereuses épreuves. Deux années s’étaient à peine écoulées depuis la prise de Vera-Cruz par les Français, et déjà le dénûment du trésor public avait contraint le congrès de frapper l’importation d’un droit additionnel de quinze pour cent. Le commerce souffrait avant ^adoption de cette mesure ; la décision du congrès ne fit qu’augmenter sa souffrance. Le malaise.général amena des mesures qui , au dire de tous les hommes familiarisés avec la marche des mouvements politiques au Mexique, pouvaient être dangereusement exploitées par les adversaires du gouvernement. Les événements ne tardèrent pas à confirmer la justesse de ces fâcheuses prévisions.
On se souvient peut-être d’un certain lieutenant don Blas que j’avais rencontré à la venta d’Arroyo-Zarco , et que j’avais laissé attablé avec le bravo don TomasVerduzco*. Quel-