‹ Scenes De Moeurs ArabesChapitre 9 sur 11 · S) WM · texte numérisé non relu

S) WM

f H) Hind OU HinHoustàm. -, \ • 1

LES ACADÉMIES. i4g

parfums ; à l’Egypte (i) pour ses fruits ; à la Chiné (a) pour ses métaux précieux»?

Al-Moncarral s’étant levé, dit à son tour :

« Sans doute, cette peinture de notre Andalousie (3) était propre à toucher le cœur du chef des croyans, comme celle que faisait autrefois de la terre promise, Moïse, le sauvé des eaux, pour arracher les fils de Sion à l’esclavage dès ' filles idolâtres de Memphis ; mais je préfère la description que le vainqueur d’Alexandrie, Amroû-ben-Alâs, envoyait au Khalyfe Amer (4) de la terre ‘conquise par ses armes. La voici , telle que l’a retenue ma mémoire , quand j’ai lu le livre d’Abou’l-F arad j , lé grand historieû «Chef

des croyans, l’Egypte est ube masse de terre noire et déplantés vertes, située entre une montagne pulvérisée et une plaine de sable rougeâtre. La distance de Syène à la mer es^ celle que peut parcourir un homme à cheval en trente

(3) Les Arabe» appelaient l'Espâgue entière,’ .

(4j Appel* Omar par lea TujrcJ., ••

1 5o u>s AcAi>i>uJis.

jours. Du fond de. la longue valide -, côùle une

source abondante, sur laquelle reposent, de

nuit et de jour,, les bénédictions du Très-Haut,

et qui s'élève et s’abaisse périodiquement, comme le pouls de l’homme, selon les révolutions des deux plus grands astres du firmament. Quand là sagesse de la Providence ouvre annuellement les caisses de cristal qui alimentent les canaux du Ntt, Ceux-ci ne suffisent plus à contenir k» .trésors qu’ Allah leûr dispense. Alors le ieave, orgueilleux comnjede vainqueur de cent bataille^, se répand dans les ■ campagnes* submergées. Les habitans des cités et des villages communiquent entre eux dans des barques peintes qui - ressemblent, .en- coupant les ondes, à des bouquets de Heurs printanières apportés parles brises qui rafraîchissent les bosquetsdu parais. En se retirant^ la lymphe bienfaisante

. dépose un épais timon qui recèle les germes de

la richesse de l'année. La multitude des laBou-

reurs qui se répandent alors dans la plaine, peut se comparer aux ^saiins d'abeilles qui niellent dans les trôner, des cèdres du Liban . Le

fouet du fermier el l’espérance d’une abondante

récolte les éveillent de leur indolence naturelle.

Rarement leur espoir est déçu ; mais les richesses qu’ils tirent du blé, de l’orge, du riz , des légumes, des vergers et des troupeaux, se partagent avec une injuste inégalité entre ceux qui

travaillent el ceux qui possèdent, Enfin, suivant les Vicissitudes des saisons, la face du pays se couvre de l’argent des ondes, de l’émeraude des herbes et de l’or des épis. »

« Cet Amroû, fils d’Alàs^ dit, en se levant^ un jeune homme placé près d’Al-Mon'cârral , dont

il était le gendre, passe généralement pour être

. né dans la tribu de Koraisch, la plus noble dés

tribus, puisqu'elle a donné le'jour au Prophète

de Dieu. C’est ung erreur. J’ai trouvé , dans le

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